Niagara-on-the-Lake

Niagara-on-the-Lake (Ontario), ville constituée en 1792, puis reconstituée en 1970, population de 17 511 habitants (recensement de 2016), de 15 400 habitants (recensement de 2011). Niagara-on-the-Lake est située à l’embouchure de la rivière Niagara dans le lac Ontario. En 1970, l’ancienne ville de Niagara-on-the-Lake fusionne avec le canton de Niagara. Le canton comprend les villages de Virgil, Queenston, St-Davids, Homer et McNab. Ensemble, ils forment la ville régionale de Niagara-on-the-Lake.

Niagara-on-the-Lake (Ontario), ville constituée en 1792, puis reconstituée en 1970, population de 17 511 habitants (recensement de 2016), de 15 400 habitants (recensement de 2011). Niagara-on-the-Lake est située à l’embouchure de la rivière Niagara dans le lac Ontario. En 1970, l’ancienne ville de Niagara-on-the-Lake fusionne avec le canton de Niagara. Le canton comprend les villages de Virgil, Queenston, St-Davids, Homer et McNab. Ensemble, ils forment la ville régionale de Niagara-on-the-Lake.


Peuples autochtones

Les Neutres, de langue iroquoise, vivaient dans toute la péninsule du Niagara, entre les rivières Grand et Niagara. Ils étaient appelés Neutres par les Français, qui observaient que la tribu restait neutre dans la plupart des conflits entre les Hurons-Wendats et les Haudenosaunee. En plus de la chasse et de la pêche, les Neutres cultivaient des courges, des haricots et du maïs, et leurs villages comprenaient des maisons longues.

Le saviez-vous?
Niagara est dérivé d’un mot autochtone, probablement de la famille linguistique iroquoise. (Voir Langues autochtones au Canada.) Cependant, ses origines et sa signification exactes sont inconnues. Il existe deux interprétations communes. Premièrement, il signifie « eaux tonitruantes », en référence aux chutes Niagara. Deuxièmement, elle signifie « embouchure », en référence à la façon dont la rivière Niagara relie les lacs Érié et Ontario.

En 1647, plusieurs villages neutres sont conquis par les Sénécas sur la rive est du Niagara. Plus tard, au début des années 1650, d’autres villages sont détruits par les Haudenosaunee. Ces attaques, combinées aux épidémies de variole de 1638-1640, font que la population des Neutres a largement cessé d’exister. Elles ont été mentionnées pour la dernière fois dans les écrits des explorateurs français en 1671. Les Haudenosaunee, cependant, continuent à vivre dans la région alors que les Français, les Britanniques et les Américains se battent pour le contrôle du territoire. Au début des années 1700, ils sont rejoints par les Anichinabés, en particulier les Mississauga, qui migrent vers l’ouest depuis la côte nord-est du continent. Aujourd’hui, de nombreux Haudenosaunee et Mississauga vivent toujours dans la région de la péninsule du Niagara, à la fois dans la réserve des Six Nations de la rivière Grand et dans d’autres communautés.

Peuplement

Les premiers colons européens qui s’installent à Niagara-on-the-Lake sont des réfugiés fuyant les affres de la Révolution américaine en 1778. À la fin de la Révolution américaine, les loyalistes ayant choisi de ne pas vivre dans la nouvelle république des États-Unis reçoivent des terres dans cette nature sauvage et y construisent leurs nouvelles maisons dans la nature sauvage. Sous le commandement de John Butler, qui avait dirigé un régiment de Rangers pendant la révolution, la ville de Niagara est construite sur la rive ouest de la rivière Niagara.

En 1792, John Graves Simcoe, premier lieutenant-gouverneur de la nouvelle province du Haut-Canada, choisit de faire de Niagara la capitale temporaire de la province. Son gouvernement y installe le parlement jusqu’en 1796, date à laquelle la capitale déménage à York (maintenant appelé Toronto). Simcoe nomme la localité Newark, mais après son départ pour l’Angleterre, en 1796, les habitants organisent une pétition dans la province pour rendre à la ville son ancien nom de Niagara, qui entre à nouveau en vigueur en 1798. Près d’un siècle plus tard, le bureau de poste fait suivre le nom de la localité du terme « on-the-Lake » pour éviter toute confusion avec la commune de Niagara Falls, qui se situe à 19 km au sud.

Loyalistes noirs


Plusieurs centaines de loyalistes noirs arrivent avant et après la Révolution américaine dans ce qui devient éventuellement le Haut-Canada. Ils arrivent soit en tant que personnes libres, soit en tant que personnes réduites en esclavage avec leurs maîtres loyalistes blancs. Beaucoup s’installent dans la péninsule du Niagara. (Voir aussi Richard Pierpoint.) Dans les années qui suivent la révolution, l’asservissement est socialement et légalement protégé dans le Haut-Canada, mais le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe est un abolitionniste avant l’heure. En 1793, son gouvernement fait voter la loi visant à restreindre l’asservissement dans le Haut-Canada. En vertu de cette loi, toute personne réduite en esclavage rejoignant le Haut-Canada recouvre automatiquement la liberté. Niagara et le reste de la province deviennent ainsi un refuge pour les personnes fuyant l’asservissement. Pendant la guerre de 1812 et les rébellions de 1837-1838, les personnes noires de Niagara forment leur propre milice, surnommée le « Coloured Corps ».

La présence militaire


Fort George, qui fait partie de la ville, sert de quartier général à la division centrale de l’armée britannique du Haut-Canada. Le général Isaac Brock, commandant et administrateur de la province en 1812, vit dans la résidence du Gouverneur général où se situe actuellement le palais de justice sur la rue Queen. Le 27 mai 1813, l’armée américaine prend le fort et la ville après une bataille acharnée dans les rues de la ville. Les Américains occupent le fort et la ville jusqu’au 10 décembre 1813. Ce jour-là, ils sont repoussés de l’autre côté de la rivière Niagara par les forces armées régulières britanniques, les combattants autochtones et la milice canadienne. Avant de battre en retraite, l’armée américaine incendie toute la ville. (Voir aussi Guerre de 1812.) En 1814, les Britanniques reconstruisent le Fort George et commencent la construction de deux nouveaux postes. Fort Mississauga est construit à l’embouchure de la rivière, tandis que les Casernes de Butler sont placées à l’intérieur des terres. Jusqu’en 1965, les Casernes de Butler servent de base d’entraînement à la milice canadienne.

Développement

Des années 1830 jusqu’au début des années 1850, la ville reconstruite de Niagara est très active dans la construction navale. La dépression économique des années 1850 et la construction du canal Welland entraînent le déclin industriel de Niagara. Cela signifie aussi que son port et son point de transbordement perdent de l’importance. De 1860 à 1890, la ville se dynamise à nouveau grâce au chemin de fer et devient le paradis des touristes. À la fin du siècle émergent de somptueux hôtels et restaurants et quatre bateaux à vapeur assurent alors la liaison Niagara-Toronto deux fois par jour. Des trains assurent aussi de nombreuses liaisons entre la ville et Niagara Falls, Buffalo et New York, et des trains électriques font la navette jusqu’à St. Catharines toutes les heures. Tous ces moyens de transport amènent les touristes et permettent de transporter sur les marchés des produits agricoles, notamment les fruits à chair tendre qui foisonnent grâce à la douceur du climat.

Le commerce est ébranlé crise pendant la Première Guerre mondiale. Après la guerre, la voiture, maintenant abordable, remplace les bateaux à vapeur et les services de chemin de fer de la ville. La crise des années 1930, puis la Deuxième Guerre mondiale mettent un frein au tourisme. Dans les années 1940, Niagara-on-the-Lake est en triste posture, avec peu d’argent et d’emplois. La situation a néanmoins l’avantage de préserver le patrimoine historique. En effet, les habitants de la ville ne peuvent pas remplacer leurs vieilles maisons par de confortables bungalows modernes, comme cela se fait en Ontario à cette époque.

Au début des années 1960, un petit groupe de personnes commence à acheter et à restaurer les anciennes demeures. On fonde également le Festival Shaw pour relancer le tourisme. Les touristes commencent à apprécier l’histoire et les maisons restaurées et viennent de plus en plus nombreux assister au Shaw Festival.

Économie

Paysage de rue  à Niagara-on-the-Lake

Aujourd’hui, les principaux secteurs d’activité de Niagara-on-the-Lake sont l’agriculture et le tourisme. Le climat de la région permet la culture de fruits à chair tendre et du raisin. De nouvelles caves vinicoles sont maintenant reconnues dans le monde entier et l’agrotourisme est devenu une activité florissante. Le Shaw Festival s’est enrichi de trois théâtres et attire de nombreux visiteurs chaque année, du début du printemps à la fin de l’automne. Encore plus de visiteurs viennent à Niagara-on-the-Lake pour profiter du patrimoine historique de la vieille ville, des boutiques, des restaurants et des hôtels.

District historique national

En 2004, la vieille ville de Niagara-on-the-Lake est nommée district historique national. Elle reçoit cette distinction en raison de ses bâtiments témoignant de l’architecture de la période de 1815 à 1859, toutes ordonnées dans le quadrillage régulier des rues. La ville s’enorgueillit de posséder la plus grande et la plus belle collection de styles architecturaux du pays de cette période. On compte notamment la boutique de l’apothicaire de Niagara, la maison de MacDougal-Harrison (toutes deux datant de 1820), la maison Kirby (1832), celle où vécut William Kirby ainsi que l’Église St-André (1831), un des plus beaux exemples de style néo-grec du Canada. L’importance historique de la vieille ville est reconnue en 1986 lorsqu’elle est proclamée district de conservation du patrimoine provincial.

La ville possède de nombreux sites historiques nationaux dont Fort George, le Monument de Brock (1856), Willowbank (1835), Fort Mississauga et les Casernes de Butler (apr. 1815). Les demeures historiques de la Niagara Parks Commission comprennent la McFarland House (1800), l’imprimerie Mackenzie (de William Lyon Mackenzie) et la chapelle Queenston (1862). Le musée d’Histoire de Niagara est le premier bâtiment d’Ontario spécifiquement construit pour devenir un musée. Il présente une collection d’objets anciens liés à l’histoire de la ville.


Lecture supplémentaire

  • Ronald J. Dale, Niagara-on-the Lake: Its Heritage and Its Festival (1999); Margaret Dunn, Historic Niagara-on-the-Lake: A Pictorial Discovery (1995); John L. Field, ed, Bicentennial Stories of Niagara-on-the-Lake (1981); Niagara-on-the-Lake Guidebook (1984); Nick and Helma Mika, Niagara-on-the-Lake: The Old Historical Town (1990); Richard Meritt, Nancy Butler and Michael Power, eds, The Capital Years: Niagara-on-the-Lake, 1792-1796 (1991); Michael Power and Nancy Butler, Slavery and Freedom in Niagara (1993); Peter J. Stokes, Old Niagara-on-the-Lake (1971).