Musique et danse coréennes

La première vague d'immigrants coréens commence à arriver au Canada vers 1970. À cette époque, les églises et les temples bouddhistes coréens, les cours de langue et les associations communautaires sont au cœur des activités culturelles.

Musique et danse coréennes

La première vague d'immigrants coréens commence à arriver au Canada vers 1970. À cette époque, les églises et les temples bouddhistes coréens, les cours de langue et les associations communautaires sont au cœur des activités culturelles. En plus d'enseigner la langue, l'histoire et la culture de la Corée, certaines de ses organisations complètent leurs activités de base avec des cours de danse coréenne et des leçons de percussion. Aujourd'hui, beaucoup d'organisations offrent des cours de musique et de danse. La récente prolifération des festivals et événements soulignant la culture coréenne dans les grands centres urbains contribue à la variété des spectacles proposés par divers groupes communautaires.

À la fin du 20e siècle, en Corée, les arts traditionnels sont éclipsés par la musique et les autres formes d'art de la société occidentale. Cependant, le soutien croissant du gouvernement et l'intérêt du public entraînent une résurgence des activités culturelles traditionnelles au cours des années 1990. Depuis les années 1980, parmi les immigrants coréens arrivant au Canada, on compte des musiciens formés au conservatoire et des danseurs, dont certains faisaient carrière en Corée.

Les défis qui se posent à quiconque veut commencer une nouvelle vie au Canada, en plus des possibilités artistiques limitées et du manque de connaissance de l'industrie artistique canadienne, font qu'il est difficile pour nombre de ces artistes de créer et de poursuivre une carrière artistique au Canada. Toutefois, les occasions se multiplient au même rythme que grandit la communauté. Des artistes solos et des ensembles façonnent la scène artistique torontoise et canadienne. Parmi les séries de spectacles et les festivals coréens figurent le CanAsian International Dance Festival, le Centre Harbourfront, le Musée royal de l'Ontario, la Music Gallery, le Festival de musique d'été de Stratford, le Festival d'automne d'Algoma, le Sunfest et la Toronto Art Expo.

L'enseignement de la musique et de la danse coréennes se dispense au-delà des frontières de la diaspora coréenne. L'Université York, en 2003, et l'Université de Toronto, en 2006, commencent à offrir des cours de percussions coréennes. À l'automne 2010, la faculté de musique de l'Université de Toronto nomme Dong-Won Kim, musicien coréen et professeur, artiste en résidence.

Le Korean-Canadian Symphony Orchestra, basé à Toronto, effectue une série de concerts en 2001 et 2010 avec des instrumentistes traditionnels coréens. Sous le titre East Meets West, les spectacles présentent des œuvres arrangées pour des instruments traditionnels coréens et un orchestre symphonique. Le directeur musical du Korean-Canadian Symphony Orchestra, Richard Lee, est également chef d'orchestre en résidence de l'Orchestre symphonique de Winnipeg en plus d'enseigner et d'être chef d'orchestre à l'Université du Manitoba.

Le Centre national des arts traditionnels coréen offre un programme en musique et danse coréennes au Winter Garden Theatre à Toronto en 1998. Des ensembles coréens prestigieux se produisent au Canada. Kim Duk Soo et son ensemble, SamulNori, viennent à Toronto et donnent un spectacle au Centre Harbourfront en 1991, dans le cadre du World of Music, Arts and Dance (WOMAD), et au Sony Centre for the Performing Arts en 2004.

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