Mississauga

Mississauga, ville de l’Ontario constituée en 1974, population de 721 599 habitants (recensement de 2016), de 713 443 habitants (recensement de 2011). La ville de Mississauga a été créé par la fusion de la municipalité de Mississauga et des villes de Port Credit et Streetsville. Située à l’ouest de Toronto, Mississauga fait partie de la municipalité régionale de Peel et se trouve dans les bassins versants des rivières Credit et Humber.

Mississauga est établie sur les terres ancestrales des Hurons-Wendats, des Haudenosaunee et des Anichinabés, notamment les Mississaugas. Son territoire est couvert par quatre traités, soit le n°14, le n°19, le n°22 et le n°23.

Mississauga, ville de l’Ontario constituée en 1974, population de 721 599 habitants (recensement de 2016), de 713 443 habitants (recensement de 2011). La ville de Mississauga a été créé par la fusion de la municipalité de Mississauga et des villes de Port Credit et Streetsville. Située à l’ouest de Toronto, Mississauga fait partie de la municipalité régionale de Peel et se trouve dans les bassins versants des rivières Credit et Humber. Mississauga est établie sur les terres ancestrales des Hurons-Wendats, des Haudenosaunee et des Anichinabés, notamment les Mississaugas. Son territoire est couvert par quatre traités, soit le n°14, le n°19, le n°22 et le n°23.


Peuples autochtones

Des peuples autochtones vivent depuis des milliers d’années dans la région de Mississauga, plus précisément près des rivières Credit et Humber . Lorsque les Européens arrivent au 17e siècle, les commerçants français s’allient aux Hurons-Wendats et deviennent les ennemis des Haudenosaunee. Les guerres iroquoises , menées en partie pour contrôler la traite de fourrures à cette époque, causent une baisse de population chez les Hurons-Wendats. Les maladies introduites par les colons contribuent également à décimer leur peuple.

Au début du 18e siècle, les Anichinabés , y compris les Mississaugas, entreprennent une migration vers le sud-ouest de l’Ontario. Ils s’installent notamment sur les rives du lac Ontario.

Traités

Deux acquisitions de terres visées par un traité donnent naissance au canton de Toronto (aujourd’hui Mississauga). En 1806, les chefs mississaugas signent le Traité n°14, connu sous le nom d’Achat de Head-of-the-Lake. L’achat, initialement convenu en 1805 en tant qu’amendement au Traité n°13, cède 85 000 acres (344km2) de terres à la Couronne en échange de droits de pêche et de biens d’une valeur de 1 000 livres. Le deuxième traité, signé en 1818, est connu sous le nom d’Achat d’Ajetance ou Traité n°19. Il a pour effet de céder 2 622 km2 de terres des Mississaugas à la Couronne. En échange, la Couronne s’engage à leur donner chaque année des biens d’une valeur de 522 livres et 10 shillings.

Réserve indienne de la rivière Credit

En 1820, les Mississaugas signent les Traités n°22 et n°23. Le Traité n°22 leur promet 200 acres (0,8 km2) de terres aux abords de la rivière Credit. Cette carte, dessinée en 1849, montre l’emplacement des terres arpentées pour cette réserve. Cependant, en 1847, les Mississaugas ont déjà quitté la région.

(avec la permission de Peel Art Gallery, Museum and Archives)


Après de nouveaux empiétements de la part des colons, les Mississaugas cèdent davantage de terres le long de la rivière Credit dans les Traités n°22 et n°23, signés en 1820. Ils reçoivent ainsi 51 livres pour l’ensemble des parcelles. Le Traité n°22 leur promet également 200 acres (0,8km 2) de terres aux abords de la rivière Credit.

Village de la mission de Credit

James Givens, surintendant des Affaires indiennes, et un homme mississauga nommé Peter Jones (Kahkewaquonaby) fondent une mission sur la rivière Credit, vis-à-vis des 200 acres de terres mises de côté dans le cadre du Traité n°22. Peter Jones devient le tout premier ministre méthodiste du peuple ojibwé. Son ami missionnaire Egerton Ryerson vit également pendant quelque temps à la mission, où il apprend et enseigne. Lors de leur visite en Angleterre en 1838, Peter Jones et sa nièce Catherine Sutton (Nahneebahwequa) tentent en vain d’obtenir la propriété juridique des terres de la mission de la rivière Credit. Cette expérience pousse Catherine Sutton à devenir défenseure des droits de son peuple.

En 1847, les derniers Mississaugas quittent le village, la plupart jetant leur dévolu sur les Six Nations de la rivière Grand. Une poignée d’entre eux, dont la famille de Catherine Sutton, rejoignent les Chippewas de Nawash dans la baie Georgienne.

Peuplement et croissance

Streetsville, Ontario

Rue Queen Sud, Streetsville, vers 1895. Constituée en village en 1858, Streetsville est une municipalité autonome jusqu’à sa fusion avec Port Credit et la ville de Mississauga en 1974. (avec la permission de Peel Art Gallery Museum and Archives)


Au cœur des terres agricoles du canton de Toronto, de petites communautés s’épanouissent. Deux d’entre elles deviennent des municipalités distinctes: Streetsville en 1858, puis Port Credit en 1914. Les deux municipalités demeurent séparées jusqu’à leur fusion avec la ville de Mississauga en 1974.

Le saviez-vous?
Historiquement, le nom d’une communauté devenait officiel lorsqu’on lui attribuait un bureau de poste. Les premiers noms de bureaux de poste survivent aujourd’hui en tant que noms de quartiers à Mississauga. C’est le cas, notamment, de Streetsville (1829), Erindale (« Credit » en 1831), Cooksville (1839), Port Credit (1842), Derry West (1851), Malton (1856), Sheridan (1857), Meadowvale (1857), Burnhamthorpe (1862), Britannia (1863), Dixie (1864), Clarkson (1875), Hanlan (1878), Lorne Park (1892) et Lakeview (1922).

La population du canton de Toronto augmente, stimulée par la construction de l’autoroute Toronto-Hamilton (1917, aujourd’hui chemin Lakeshore) et du Queen Elizabeth Way (1939). Le premier aérodrome du Canada est érigé à Lakeview peu avant l’éclatement de la Première Guerre mondiale. Le Royal Flying Corps reprend l’école de pilotage privée en 1917.

L’aéroport de Malton (aujourd’hui l’aéroport international Pearson de Toronto) est construit dans le canton en 1937. À l’est de l’aéroport, dans le canton de Toronto Gore, des usines d’aviation soutiennent l’effort de guerre pendant la Deuxième Guerre mondiale , ainsi que l’aviation civile. Une décision provinciale vient céder le terrain au canton de Toronto en 1951. L’annulation du projet Avro Arrow en 1959 nuit à l’économie locale. L’Ontario Research Community à Sheridan Park (1964) accueille de nombreuses entreprises à vocation scientifique.

Une population en pleine croissance conduit le canton à se reconstituer en tant que ville en 1968. Le nom Mississauga est retenu lors d’un référendum.

Port Credit, Ontario

Chemin Lakeshore, Port Credit, vers 1906. Constituée en village en 1914, Port Credit est une municipalité autonome jusqu’à sa fusion avec Streetsville et la ville de Mississauga en 1974.

(avec la permission de Peel Art Gallery, Museum and Archives)


Les villes de Port Credit et de Streetsville sont fusionnées pour former Mississauga en 1974. D’autres terres du canton de Trafalgar sont annexées pour les subdivisions de Meadowvale et Erin Mills.

Population

Mississauga Chinese Centre

La Mississauga Chinese Business Association a une présence active dans la ville. En 2013, Postes Canada émet un timbre portant l’illustration de la porte en bois ornée du Mississauga Chinese Centre.

©Postes Canada, 2013


Mississauga est la sixième plus grande ville du Canada, et la deuxième de la région du Grand Toronto. Les urbanistes prévoient pour cette ville qui comptait 234 975 habitants en 1975 une population de 930 800 d’ici 2051. La population de Mississauga présente une grande diversité sur le plan ethnique. Selon le recensement de 2016, les principaux groupes ethniques de la ville sont les Sud-Asiatiques (23,2 % de la population), les Chinois (7,6 %), les Noirs (6,6 %), les Philippins (5,1 %) et les Arabes (5,1 %). Les immigrants vivant à Mississauga proviennent surtout de l’Inde, le Pakistan, les Philippines, la Chine et la Pologne. Les peuples autochtones représentent 0,6 % de la population de Mississauga.

Économie

Alors que de nombreuses entreprises industrielles et de transport maritime comptent des emplacements dans la ville, Mississauga possède également un nombre surprenant de bureaux pour une banlieue. On y trouve notamment de grandes entreprises comme Bell Canada, Postes Canada, FedEx, General Mills, IMAX, Magellan Aerospace, Microsoft et Sobeys. En outre, près de 50 000 personnes travaillent à l’aéroport international Pearson de Toronto et aux alentours, dont un grand nombre de résidents de Mississauga.

Administration et politique

Mississauga fait partie d’une structure municipale à deux niveaux : la ville fournit des services tels que le transport, la lutte contre les incendies, les loisirs et la culture, tandis que la région de Peel, elle, fournit des services comme l’eau, la collecte des déchets, le logement public et la santé.

Le conseil municipal est composé d’un maire et de 11 conseillers, élus tous les quatre ans. Chacun d’entre eux agit à titre de conseiller de la région de Peel. La ville dispose de 12 des 24 sièges élus au conseil, le reste étant occupé par Brampton et Caledon. Le conseil régional nomme un président au début de chaque mandat. Le président ne vote qu’en cas d’égalité des voix.

Une grande partie du développement de Mississauga s’est produite sous la direction de la mairesse Hazel McCallion , en fonction de 1978 à 2014.

Vie culturelle

Centre commercial Square One

Ici en 1974, le centre commercial Square One ouvre ses portes un an plus tôt, en 1973. Situé à Mississauga, en Ontario, c’est le plus grand centre commercial de la province.

(avec la permission de Peel Art Gallery, Museum and Archives)


Le principal lieu culturel de Mississauga est le Living Arts Centre, qui abrite trois salles de théâtre et plusieurs studios d’art. Le bâtiment d’inspection des armes légères est un espace industriel remontant à la Deuxième Guerre mondiale, qui a été rénové pour l’organisation d’événements.

Le Paramount Fine Foods Centre accueille sous son toit l’équipe des Steelheads de Mississauga (Ligue de hockey de l’Ontario) et les Raptors 905 (NBA G League). On y trouve également le Mississauga Sports Hall of Fame. Parmi les athlètes célèbres de la ville figurent la joueuse de tennis Bianca Andreescu, la rameuse olympique Silken Laumann, la nageuse marathonienne Winnie Roach-Leuszler et le gardien de but Johnny Bower.

Le pianiste Oscar Peterson, le premier ministre Thomas Laird Kennedy, l’auteur Eric Walters, l’humoriste Shaun Majumder, les suffragettes Francis Marion Beynon et Lillian Beynon Thomas et Igor Gouzenko, déserteur soviétique, ont tous vécu à Mississauga.