Jean-Baptiste « John » McLoughlin, agent principal de la Compagnie de la Baie d’Hudson, surintendant du district de Columbia, commerçant de fourrure, médecin et marchand (né le 19 octobre 1784 près de Rivière-du-Loup, au Québec; décédé le 3 septembre 1857 à Oregon City, dans l’État de l’Oregon). On le considère depuis longtemps comme le « père de l'Oregon ».

Carrière à la Compagnie de la Baie d’Hudson
John McLoughlin étudie la médecine, mais se joint en 1803 à la Compagnie du Nord-Ouest (CNO), dont il devient associé en 1814. Très préoccupé par la rivalité qui oppose la CNO et la Compagnie de la Baie d’Hudson (CBH), il tente de parvenir à une entente. Quand les deux compagnies fusionnent en 1821, à l'instigation d'autres personnes que lui, il devient un élément important de la CBH.
Le gouverneur Sir George Simpson visite le district de Columbia en 1824–1825, qui lui cause des soucis. Il en confie la direction à John McLoughlin, qui en sera le surintendant pendant une vingtaine d'années.
Vers la fin de cette période, John McLoughlin et George Simpson sont en désaccord sur la manière de repousser les navires marchands américains de la côte et sur la politique à suivre envers les immigrants américains en Oregon. John McLoughlin privilégie la construction d'une ligne de forts le long de la côte, alors que George Simpson préconise l'utilisation de navires et veut traiter les immigrants sans ménagements; John McLoughlin, homme généreux qui fait face aux problèmes sur place, traite ceux-ci avec bienveillance, comprenant que les Américains s'empareront inévitablement de la région. Les positions des deux hommes deviennent inconciliables après le meurtre du fils de John McLoughlin à Fort Stikine en 1842.
À la suite d'une longue querelle, John McLoughlin prend sa retraite en 1846 et passe le reste de ses jours à Oregon City. Il possède des minoteries et des scieries et exporte du bois d'oeuvre ainsi que d'autres marchandises.