Île Manitoulin

L’île Manitoulin, d’une superficie de 2765 km2, la plus grande île du monde située dans un lac, fait partie d’un archipel au nord du à cheval sur la frontière de l’Ontario et du Michigan. Sa rive nord est délimitée par le chenal du Nord, qui mène à la à Sault Ste. Marie. Une extension de la péninsule du Niagara, l’île Manitoulin a un rivage rocheux et irrégulier, et on y trouve de nombreux lacs intérieurs.

L’île Manitoulin, d’une superficie de 2765 km2, la plus grande île du monde située dans un lac, fait partie d’un archipel au nord du à cheval sur la frontière de l’Ontario et du Michigan. Sa rive nord est délimitée par le chenal du Nord, qui mène à la à Sault Ste. Marie. Une extension de la péninsule du Niagara, l’île Manitoulin a un rivage rocheux et irrégulier, et on y trouve de nombreux lacs intérieurs.


Peuples autochtones

Avant le premier contact avec les Européens, le territoire autour du nord des Grands Lacs, y compris l’île Manitoulin, est contrôlé par une confédération libre de peuples Anishinaabe : les Odawas, les Ojibwés et les Potawatomi. Leur alliance est connue sous le nom de la Confédération des Trois Feux. Les Odawas appellent l’île Mnidoo Mnis, ce qui signifie « île du Grand Esprit ». Les Odawas croient que Mnidoo, ou Manitou, habite sur l’île. Les missionnaires jésuites arrivent en 1648, mais leur mission est de courte durée. L’île est habitée sporadiquement jusque dans les années 1830, lorsque Sir Francis Bond Head tente de convaincre les Premières Nations du Haut-Canada de s’y installer.

Alors que de nombreuses Premières Nations refusent de s’installer sur l’île, plusieurs agriculteurs sont disposés à le faire. Comme il existe une pénurie de terres agricoles ailleurs dans la province, ceci signifie que de nombreux agriculteurs sont désireux de cultiver l’île. Le gouvernement réalise que pour ouvrir l’île aux colons blancs, les Premières Nations doivent céder les terres. En 1862, William McDougall, surintendant général des Affaires indiennes, visite l’île Manitoulin pour négocier un traité.

La Première Nation de Wiikwemkoong refuse le traité de William McDougall. Cependant, d’autres bandes signent l’accord, qui est appelé Traité de l’île Manitoulin de 1862, Traité de McDougall, ou Traité 94. Ce traité cède la majorité de Manitoulin et les îles environnantes au gouvernement. En échange, les Premières Nations reçoivent des réserves. Cinq réserves, ainsi que les terres non cédées de Wiikwemkoong sur la péninsule est de l’île, sont mises de côté. En plus de Wiikwemkoong, les Premières Nations de l’île sont Sheguiandah, Aundeck Omni Kaning, M’Chigeeng, Zhiibaahaasing et Sheshegwaning. (Voir aussi Réserves en Ontario.)Économie et transport

Bien que l’île ne soit fertile que par endroits, l’agriculture y est toujours l’une des principales activités économiques. La production de dindons prospère à partir des années 1920, et lorsqu’arrivent les années 1930, l’île est devenue l’une des plus importantes régions d’élevage de moutons de l’Ontario. L’exploitation forestière date des années 1860, et la pêche commerciale du corégone et de la truite est également un pilier de l’économie de la région; toutefois, ces deux industries déclinent.

Depuis les années 1920, l’île est devenue une populaire région de loisirs de plein air, et le tourisme et l’agriculture sont désormais les principales activités. Little Current, qui se trouve dans la municipalité de Northeastern Manitoulin and the Islands, ainsi que Gore Bay, sont les principaux centres de population. Little Current est relié au continent par la route. Le chemin de fer arrive à Little Current en 1913, mais cette ligne est abandonnée en 1980. Le pont tournant construit pour le chemin de fer sert maintenant à la circulation des véhicules. Un traversier relie South Baymouth à Tobermory, à l’extrémité nord de la péninsule Bruce durant une grande partie de l’année.


Lecture supplémentaire

  • Shelley J. Pearen, Exploring Manitoulin (1992, third edition 2001).