Loyal Electors

Expression désignant un groupe politique actif à l'Île-du-Prince-Édouard de 1806 à 1812.

Expression désignant un groupe politique actif à l'Île-du-Prince-Édouard de 1806 à 1812. En 1806, pendant ou immédiatement après l'élection de l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard, cinq de ses membres se regroupent pour former le Club of Loyal Electors, en opposition aux partisans de l'ancien gouverneur, Edmund Fanning, qui avait dominé la vie politique coloniale au tournant du siècle. James Bardin Palmer, avocat de Charlottetown, était un des chefs du groupe, qui comptait un certain nombre de personnalités de l'île, dont la plupart étaient de nouveaux immigrants.

Le groupe remporte du succès à l'occasion des élections partielles et réussi à faire élire 7 des siens parmi les 18 membres de l'Assemblée lors des élections générales de 1812. Comme certains membres de l'Assemblée refusent de siéger durant les sessions parlementaires, les Loyal Electors réussissent à en prendre le contrôle. Cependant, le groupe n'a pas de véritable programme de réformes. Malgré son opposition au « pacte de famille » qui a la main haute sur la politique de l'île, il n'offre pas de solution de rechange valable.

Des accusations de déloyauté portées contre plusieurs de ses membres freinent aussi l'élan des Loyal Electors. À la fin de 1812, après l'arrivée d'un nouveau gouverneur, ces derniers perdent énormément de pouvoir. Pour certains historiens, les Loyal Electors sont les précurseurs d'une tradition réformiste à l'Île-du-Prince-Édouard, mais il serait plus juste de les voir comme un groupement politique éphémère né en réaction à une situation particulière dans la colonie.