L'Action française est une revue mensuelle publiée à Montréal entre 1917 et 1928. Dirigée par l’abbé Lionel Groulx à partir de 1920, elle reflète la vision cléricale et nationaliste de la Ligue des droits du français (plus tard la Ligue d’action française). On y prône notamment le respect des droits de la minorité canadienne-française au Canada, dont la protection de la langue française.

Histoire de la revue
L’Action française est l'organe d'un groupe d'intellectuels d'allégeance cléricale et nationaliste, qui y poursuivent la campagne pour la défense de la langue française entreprise depuis 1913 avec la Ligue des droits du français. En 1920, l'abbé Lionel Groulx assume la direction du groupe qui prend le nom de Ligue d'action française en 1921. À l'intention d'un public plus large, les membres de la Ligue publient annuellement l'Almanach de la langue française. Ils animent également une maison d'édition et une librairie.
La revue est renommée L’Action canadienne-française en 1928 pour se distancier du mouvement nationaliste et royaliste d’extrême droite du même nom en France.
Valeurs
Envisageant l'indépendance politique (voir Souveraineté) en 1922, L’Action française préconise finalement, en 1927, un meilleur respect des droits de la minorité canadienne-française dans le cadre de la Confédération canadienne.
Les nationalistes de L'Action française déplorent la faiblesse économique de leurs compatriotes et s'inquiètent de la croissance des investissements américains au Québec (voir aussi Relations canado-américaines). Les plus traditionalistes croient que l'indépendance économique des Canadiens français passe par une politique économique axée d'abord sur l'agriculture. Cependant, la majorité souhaite un développement modéré de l'industrialisation et de l'urbanisation.