Chutes du Niagara

Chutes du Niagara. Le fracas assourdissant des chutes a saisi l'imagination de nombreux compositeurs. Parmi les œuvres de visiteurs européens, Niagara (violon et piano, v. 1845), du violoniste norvégien Ole Bull, est peut-être la plus ancienne.
Chutes du Niagara. Le fracas assourdissant des chutes a saisi l'imagination de nombreux compositeurs. Parmi les œuvres de visiteurs européens, Niagara (violon et piano, v. 1845), du violoniste norvégien Ole Bull, est peut-être la plus ancienne.


Chutes du Niagara

Chutes du Niagara. Le fracas assourdissant des chutes a saisi l'imagination de nombreux compositeurs. Parmi les œuvres de visiteurs européens, Niagara (violon et piano, v. 1845), du violoniste norvégien Ole Bull, est peut-être la plus ancienne. Henry Russell, compositeur britannique de mélodies, écrivit la chanson « Mighty Niagara » (paroles de Charles MacKay); Henri Kowalski, pianiste franco-polonais, Aux bords du Niagara (piano, 1872); et l'Allemand Friedrich Wilhelm Tschirch, une ouverture de concert, Am Niagara (1872). Rimsky-Korsakov visita les chutes en 1863 et Offenbach en 1876. Tchaïkovsky les admira en 1891 et deux ans plus tard Dvořák, après les avoir regardées en silence et comme hypnotisé pendant cinq minutes, s'exclama : « Mon Dieu, ceci deviendra une symphonie en si mineur. » On dit qu'en voyant les chutes, en 1928, Ravel se serait écrié : « Quel majestueux si bémol! ». Il n'en résulta cependant aucune composition, même si des ébauches existent pour la pièce de Dvořák. Les œuvres de compositeurs des É.-U. incluent The War of the Elements and the Thundering of Niagara, un « capriccio grande » pour orchestre (avant 1845) d'Anthony Philip Heinrich; la symphonie Niagara de George Bristow (1898); The Masque of Niagara de Harvey Gaul (1934) qui renferme les sections « Thunder of Waters » et « Indian River Song »; et Rainbow Bridge Nocturne de Johan Franco, écrit pour le carillon de la Rainbow Tower. R. Nathaniel Dett, natif de Niagara Falls, Ont., composa la marche Cave of the Winds (1902) tandis que Great Lakes Suite (paroles de James Reaney, 1949) de John Beckwith n'évoque que brièvement les chutes. La suite Niagara de Joseph Roff (1953) est un tableau musical des chutes et des attractions connexes. Plus récemment, James Fusco (aussi natif de Niagara Falls, Ont.) a sous-titré sa Symphonie no 2 (1984) « Niagara », et Milton Barnes a écrit un poème symphonique intitulé Maid of the Mist (1977). La musique populaire a sa part de polkas, écossaises et « souvenirs » inspirés par les chutes du Niagara. Willie Eckstein écrivit « Where the Niagara Flows » (1933). Deux pièces se partagent le titre A Trip to Niagara, l'une évoquant un voyage par train (de Clifford V. Baker, 1905) et l'autre par vapeur (de William J. Cornish, v. 1915).


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