Centre de recherche industrielle du Québec

Deux projets de loi destinés à fonder une agence consultative scientifique québécoise sont abandonnés en 1966 quand le Québec change de gouvernement. Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) est finalement fondé, en 1969, en tant que SOCIÉTÉ DE LA COURONNE.

Centre de recherche industrielle du Québec

Deux projets de loi destinés à fonder une agence consultative scientifique québécoise sont abandonnés en 1966 quand le Québec change de gouvernement. Le Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) est finalement fondé, en 1969, en tant que SOCIÉTÉ DE LA COURONNE. Avant la fin des travaux d'aménagement des laboratoires de Sainte-Foy, en 1975, on louait des installations à Québec, à Sherbrooke et à Dorval. La même année, on fonde une division spécialisée en micro-électronique à Montréal et les fonctions du CRIQ sont réexaminées afin de renforcer son rôle consultatif auprès des petites entreprises. Un nouveau laboratoire est ouvert à Montréal en 1985. Depuis, ce dernier stimule le développement par la recherche et les conseils techniques et scientifiques. En 1979, le gouvernement élargit le rôle du Centre en lui permettant de conseiller les entreprises sur les exigences des licences ainsi que sur l'obtention de brevets d'invention et en l'autorisant même à collaborer avec elles pour faire breveter des inventions.

La communauté scientifique critique très tôt l'aide du CRIQ aux entreprises, tandis que certains économistes blâment la préférence du CRIQ pour les petites entreprises. Le Centre est dirigé par un président-directeur général et un conseil de seize administrateurs qui sont responsables de divers ministères à différents niveaux. Le CRIQ compte plus de 400 employés. Le plus souvent, il conseille gratuitement les petites entreprises, mais plus de 60 p. 100 de ses revenus proviennent de contrats et du partage de brevets avec l'industrie. Il est surtout connu pour ses innovations en conception de MEUBLES et dans l'industrie de l'alimentation. En collaboration avec des universités québécoises et des cégeps, on y poursuit des recherches en ROBOTIQUE (par exemple, en conception et en FABRICATION assistées par ordinateur), en micro-électronique, sur la BIOMASSE, en BIOTECHNOLOGIE et sur les PLASTIQUES.