Service canadien du renseignement de sécurité

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a été constitué en 1984 par une loi du Parlement et est une agence qui relève du ministère du Solliciteur général. Il a eu comme premier directeur Thomas D'Arcy Finn (1984-1987), avocat et fonctionnaire de carrière.

Service canadien du renseignement de sécurité

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a été constitué en 1984 par une loi du Parlement et est une agence qui relève du ministère du Solliciteur général. Il a eu comme premier directeur Thomas D'Arcy Finn (1984-1987), avocat et fonctionnaire de carrière. Le mandat du SCRS est de mener au Canada des enquêtes de sécurité lorsqu'il y a des soupçons de subversion, de TERRORISME, ainsi que d'espionnage et de sabotage étrangers. Pendant ses premières années d'existence, sa priorité est de faire enquête sur les groupes terroristes en raison d'un certain nombre de crimes violents à couleur politique, comme l'attentat à la bombe contre un avion d'Air India pendant un vol en provenance de Montréal et la prise par les armes de l'ambassade de la Turquie à Ottawa. Le CSRS mène aussi des enquêtes sur les antécédents des employés des services publics qui, en raison de leurs fonctions, doivent obtenir une autorisation de sécurité de haut niveau parce qu'ils ont accès à des renseignements d'importance critique pour la sécurité nationale.

Le SCRS a succédé au service de sécurité de la GENDARMERIE ROYALE DU CANADA (GRC). Beaucoup d'agents de ce corps de police fédéral ont été mutés directement à l'agence civile lors de sa création. Bien que les membres du SCRS ne soient pas des agents de police, le service peut obtenir des mandats judiciaires pour faire des perquisitions, de la surveillance électronique ou de l'écoute téléphonique. Le SCRS ne mène pas d'opérations régulières de renseignement à l'étranger, mais ses membres échangent des renseignements avec des services de sécurité de pays occidentaux alliés et collaborent étroitement avec eux selon les modalités d'ententes diverses. La création du service a fait suite à une réforme de la GRC lorsqu'on a découvert que des agents de la gendarmerie utilisaient des méthodes d'enquête illégales, comme l'ouverture du courrier et l'entrée par effraction.

Une commission royale fédérale, la Commission McDonald, a recommandé la création d'une nouvelle agence civile. Pour éviter que cette agence ne commette des abus semblables, le Parlement a établi deux mécanismes de surveillance. Les cinq membres du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité et l'inspecteur général du SCRS peuvent examiner tous les aspects des opérations de l'agence et signaler toute irrégularité directement au solliciteur général, qui est un ministre fédéral. Le SCRS présente également un rapport annuel au Parlement. Cela n'a pas empêché le directeur T.O. Finn de démissionner à la fin de 1987 en raison d'allégations d'activités répréhensibles. Le SCRS a été accusé d'atteinte aux libertés civiles et d'espionnage à l'endroit du mouvement syndical, et le gouvernement a annoncé une réorganisation en profondeur.

Le SCRS a son quartier général à Ottawa et des bureaux régionaux dans les grandes villes canadiennes. Il détache aussi des agents de liaison dans les capitales des pays alliés. Le nombre exact des membres du service est tenu secret pour des motifs de sécurité, mais le montant de son budget semble indiquer que le SCRS emploie environ 2000 personnes. L'agence recrute ses membres dans les autres services publics et dans la population en général. L'avocat Ron Atkey a été le premier président et Richard Grosse, le premier inspecteur général. Les nouveaux membres reçoivent un long entraînement spécialisé de nature secrète au camp Borden, en Ontario.


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