​Princess Patricia’s Canadian Light Infantry

Le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI, communément appelé les Patricias) est l’un des trois régiments d’infanterie permanents de la Force régulière de l’Armée canadienne. Sa structure actuelle est composée de trois bataillons et d’un bataillon de réserve, comptant un total de 2000 soldats logés dans des bases situées à Edmonton, en Alberta, et à Shilo, au Manitoba. Le régiment a une fière tradition de service qui remonte à sa création, lors de la Première Guerre mondiale.

Le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI, communément appelé les Patricias) est l’un des trois régiments d’infanterie permanents de la Force régulière de l’Armée canadienne. Sa structure actuelle est composée de trois bataillons et d’un bataillon de réserve, comptant un total de 2000 soldats logés dans des bases situées à Edmonton, en Alberta, et à Shilo, au Manitoba. Le régiment a une fière tradition de service qui remonte à sa création, lors de la Première Guerre mondiale.


Brancardiers - PPCLI
Des brancardiers évacuent des blessés du quartier général de la compagnie \u00ab A \u00bb du Princess Patricia's Canadian Light Infantry au nord d'Ortona (Italie), le 20 janvier 1944

Le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI, communément appelé Patricia’s) est l’un des trois régiments d’infanterie permanents de la Force régulière de l’Armée canadienne. Il est à présent composé de 2 000 soldats répartis dans 3 bataillons et dans un bataillon de réserve, situés à Edmonton, en Alberta, et à Shilo, au Manitoba. La fière tradition de service du régiment remonte à sa création, lors de la Première Guerre mondiale.

Origines

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate à l’été 1914, le capitaine Andrew Hamilton Gault entreprend de financer et d’équiper un régiment pour le service outre-mer. Le 10 août 1914, la charte du régiment est signée, et en neuf jours, les rangs sont remplis d’anciens combattants, dont plusieurs avaient servi durant la guerre d’Afrique du Sud, ou d’autres guerres impériales britanniques. Le gouverneur général, le prince Arthur, duc de Connaught, désigne le lieutenant-colonel Francis D. Farquhar, DSO, des Coldstream Guards, comme premier commandant des Patricias. Le régiment porte le nom de la princesse Patricia, la fille cadette du gouverneur général. En octobre 1914, le PPCLI arrive outre-mer pour le service de guerre.

Première Guerre mondiale

Pendant quatre ans, le PPCLI combat dans certaines des plus dures batailles de la guerre. Elle est la première unité canadienne de combat à arriver en France, et elle plonge rapidement dans l’horreur de la guerre de tranchées. Le lieutenant-colonel Francis D. Farquhar lui-même meurt à la suite de blessures subies en Belgique le 20 mars 1915. Pendant la Deuxième bataille d’Ypres (avril-mai 1915), la défense de la crête de Bellewaerde fait 400 victimes parmi le régiment en une journée.

Le PPCLI se joint éventuellement à la 7e Brigade d’infanterie canadienne au sein de la 3e Division d’infanterie canadienne le 22 décembre 1915, et fait partie du Corps canadien, qui acquiert la réputation de « troupes de choc » de l’armée britannique. Au cours de la bataille de la crête de Vimy (du 9 au 12 avril 1917), le PPCLI sert d’attaquant de pointe pour l’assaut de la 3e Division sur la crête. Plus tard, le régiment endure la brutalité de la bataille de Passchendaele et de l’offensive des cent jours qui met fin à la guerre.

Trois soldats du PPCLI, le sergent George Mullin, le sergent Robert Spall et le lieutenant Hugh McKenzie, sont décorés de la croix de Victoria pour leur bravoure pendant la Grande Guerre. (Robert Spall et Hugh McKenzie reçoivent leur honneur à titre posthume après avoir été tués au combat.)

Après la guerre, le régiment participe à l’intervention ratée des Forces alliées pendant la guerre civile russe. De retour au pays en mars 1919, le PPCLI est désigné comme l’un des régiments permanents de l’armée du Canada en temps de paix. Les compagnies sont réparties sur les bases de Winnipeg et d’Esquimalt en Colombie-Britannique. Le service en temps de paix consiste à de la formation, du soutien à l’action gouvernementale et une contribution au corps de formation des officiers canadiens dans les universités du Centre et de l’Ouest du Canada.

Deuxième Guerre mondiale

Le PPCLI est à nouveau mobilisé pour la Deuxième Guerre mondiale. Le régiment sert au sein de la 1re Division d’infanterie canadienne pendant l’opération Husky, soit l’invasion de la Sicile en juillet 1943. Celle-ci est suivie de l’invasion de l’Italie continentale en septembre 1943. La campagne d’Italie est brutale : pendant 18 mois, les Patricias mènent de durs combats à la rivière Moro, à Villa Rogatti, et au Ravin, et ils contribuent finalement à briser la ligne Hitler en mai 1944, durant l’avancée des troupes alliées vers Rome. Le PPCLI devient une partie du 1er Corps canadien, nouvellement créé, et participe aux campagnes près de la côte Adriatique sur la ligne gothique, à San Fortunato et à Rimini.

En mars 1945, les Patricias arrivent dans le nord-ouest de l’Europe, et sont incorporés à la Première Armée canadienne. Le régiment se joint à la libération des Pays-Bas, capturant la ville d’Apeldoorn en avril 1945. Le 7 mai 1945, le PPCLI est la première force alliée à entrer à Amsterdam, un jour avant la reddition définitive de l’Allemagne.

Guerre froide et OTAN

Après la guerre, le PPCLI est intégré à l’armée d’après-guerre et est posté à Calgary. Il est une partie importante de la Force de frappe mobile (MSF), une initiative novatrice visant à utiliser l’Armée canadienne dans un rôle de combat continental polyvalent, y compris en service de parachutisme. En 1949, le PPCLI devient le premier bataillon canadien de parachutistes en temps de paix. Le régiment envoie également des unités en rotation en Allemagne de l’Ouest dans le cadre de la contribution du Canada aux forces de l’OTAN en Europe, jusqu’à la fermeture des bases des Forces canadiennes en Allemagne, en 1994.

Guerre de Corée

Pendant la guerre de Corée (de 1950 à 1953), le 2e Bataillon (2PPCLI) est déployé dans le cadre de la Force spéciale de l’Armée canadienne, sous le commandement des Nations Unies. Le 22 avril 1951, les Chinois lancent une offensive majeure pour briser les lignes des Nations Unies. Les seules unités majeures placées entre les Chinois et Séoul, la capitale de la Corée du Sud, sont le 2PPCLI, le 3e Bataillon du Royal Australian Regiment et un régiment de chars d’assaut lourds des États-Unis. Une vague de soldats chinois repousse les Australiens et isole le 2PPCLI. Sur les collines de Kapyong, les membres du 2PPCLI combattent les attaques chinoises à répétitions, ce qui vaut à leur bataillon la United States Distinguished Unit Citation pour son « héroïsme extraordinaire et ses performances exceptionnelles au combat ».

Chypre et les Balkans

Le PPCLI participe à de nombreuses missions humanitaires et de maintien de la paix. En 1964, la Force de maintien de la paix des Nations Unies à Chypre (UNFICYP) tente de tempérer la violence entre les factions grecques et turques, et d’empêcher un conflit entre les deux pays membres de l’OTAN. Le régiment y est en service de 1968 à 1993.

Après la dissolution de la Yougoslavie en États séparés et la violence ethnique en 1991, le PPCLI sert au sein de la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU). En septembre 1993, alors qu’il est mandaté pour protéger les civils serbes vivant en Croatie, il combat les Forces croates dans la poche de Medak, la première opération de combat des Forces armées canadiennes depuis la Corée.

Afghanistan

À la suite des attentats terroristes aux États-Unis le 11 septembre 2001 (voirLe 11 septembre et le Canada), le PPCLI est le premier régiment canadien à être déployé en Afghanistan. Il sert aux côtés des forces internationales au cours de l’Opération Anaconda et de l’Opération Harpoon, et mène des opérations de combat contre les bastions des talibans et d’al-Qaïda. En avril 2002, quatre membres du 3PPCLI sont tués par un « tir ami » lors de l’incident de la Tarnak Farm, alors qu’un pilote de chasse américain cible par erreur des soldats canadiens effectuant un entraînement de nuit.

Le PPCLI sert avec les forces internationales en Afghanistan jusqu’en 2014, menant des missions d’entraînement, effectuant de la contre-insurrection, et des missions de combat contre les insurgés talibans.

Honneurs de guerre

Première Guerre mondiale : YPRES, 1915, » 17; Frezenberg; Bellewaarde; MONT-SORREL; Somme, 1916; Flers-Courcelette; Crête d’Ancre; ARRAS, 1917, » 18; Vimy, 1917; Arleux; CÔTE 70; Passchendaele; AMIENS; Scarpe, 1918; LIGNE HINDENBURG; Canal du Nord; BATAILLE VERS MONS; FRANCE ET FLANDRES, 1914–18; SIBÉRIE, 1918–19

Deuxième Guerre mondiale : DÉBARQUEMENT EN SICILE; Leonforte; Agira; SICILE, 1943; Le Moro; Le Ravin; VALLÉE DU LIRI; Ligne Hitler; LIGNE GOTHIQUE; LIGNE RIMINI; San-Fortunato; Tête de pont du Savio; Canal Naviglio; Fosso Munio; Granarolo; ITALIE, 1943–45; Apeldoorn; NORD-OUEST DE L’EUROPE, 1945

Guerre de Corée :Kapyong, CORÉE 1951-1953

Asie du Sud-est : AFGHANISTAN

Remarque : les honneurs de bataille en majuscules indiquent ceux qui ont été attribués pour la participation à de grandes opérations et campagnes, tandis que ceux en caractères gras ont été approuvés pour le blasonnement sur les couleurs régimentaires.



Traditions et insignes de régiments

Badge : un cercle surmonté d’une couronne, avec les mots « PRINCESS PATRICIA’S CANADIAN LIGHT INFANTRY » inscrits tout autour du cercle, et au centre du cercle se trouvent la couronne et le monogramme royal de la princesse Patricia.

Devises non officielles : Premiers sur le terrain; Patricia un jour, Patricia toujours.

Célébrations régimentaires : le jour d’anniversaire de la princesse Patricia, le 17 mars.

Histoires : David J. Bercuson, The Patricias: A Century of Service (2013) (en anglais seulement)