IODE (Imperial Order Daughters of the Empire)

IODE est un organisme de bienfaisance canadien axé sur les femmes qui se concentre sur les enfants, l’éducation et le service communautaire. Connu à l’origine sous le nom d’Imperial Order Daughters of the Empire, l’organisme a été fondé en 1900 pour promouvoir et soutenir l’Empire britannique et ses soldats. Le nom IODE a été adopté officiellement en 1979. L’organisme compte environ 3 000 membres et plus de 200 filiales au Canada.

IODE est un organisme de bienfaisance canadien axé sur les femmes qui se concentre sur les enfants, l’éducation et le service communautaire. Connu à l’origine sous le nom d’Imperial Order Daughters of the Empire, l’organisme a été fondé en 1900 pour promouvoir et soutenir l’Empire britannique et ses soldats. Le nom IODE a été adopté officiellement en 1979. L’organisme compte environ 3 000 membres et plus de 200 filiales au Canada.


Imperial Order Daughters of the Empire (IODE)

Bal de la filiale Grenadiers’ I.O.D.E., Temple Building, Toronto (Ontario), novembre 1910.
(avec la permission de l’Office de la propriété intellectuelle du Canada / Bibliothèque et Archives Canada / C-025690)

Fondation

L’organisme de bienfaisance est mis sur pied pendant la guerre des Boers (guerre d’Afrique du Sud), reflet de l’impérialisme qui règne à l’époque. En 1899, la réformatrice sociale et rédactrice en chef de magazine Margaret Polson Murray, de Montréal, se trouve en Grande-Bretagne lorsqu’arrivent les premières nouvelles de décès au front et de revers de l’armée britannique. Elle estime que les femmes canadiennes ont le devoir de se regrouper pour promouvoir l’Empire britannique, soutenir ses soldats et les personnes à leur charge et prendre soin des tombes des soldats tombés au combat.

En janvier 1900, Margaret Polson Murray met de l’avant publiquement l’idée d’une fédération canadienne, Daughters of the Empire. La première filiale locale est fondée le 15 janvier 1900 à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. L’organisme est renommé Imperial Order Daughters of the Empire (IODE) l’année suivante. On ne tarde pas à ouvrir des filiales d’un bout à l’autre du pays. IODE fait la promotion de la Grande-Bretagne et de ses institutions par l’intermédiaire des écoles. L’organisme participe également de manière active à la Première et à la Deuxième Guerres mondiales, en soutenant les efforts du Canada au nom de la Grande-Bretagne et des alliés.

Imperial Order Daughters of the Empire fait écho à bon nombre des idées reçues et des préjugés de l’époque. Au début de son existence, les membres d’IODE sont convaincues de la supériorité de l’Empire britannique et du peuple anglo-celte. Certaines découragent même catégoriquement l’immigration de personnes d’autres races au Canada. En 1911, par exemple, la filiale d’Edmonton adresse une pétition au ministre de l’Intérieur pour qu’il mette fin à l’immigration noire dans l’ouest du Canada : « Nous constatons avec inquiétude l’afflux continu et rapide de colons noirs. [Une telle] immigration aura pour effet immédiat de [...] décourager la colonisation blanche à proximité des fermes noires, et de faire chuter la valeur de toutes les propriétés situées dans ces zones ». (Voir Décret C.P.1911-1324 – proposition d’interdiction de l’immigration noire au Canada).

IODE aujourd’hui

Aujourd’hui, l’organisme se concentre sur les enfants, l’éducation et la communauté. Le nom IODE est officiellement adopté en 1979. Les filiales d’IODE se composent de femmes de tous horizons qui partagent la volonté de donner de leur temps pour améliorer la qualité de vie des enfants, des jeunes et des personnes dans le besoin, par le biais de l’éducation et de programmes de citoyenneté. Ses autres domaines d’intérêt sont l’immigration, la protection de l’enfance, la santé communautaire et les services sociaux. Ces dernières années, lODE s’est davantage concentré sur les affaires communautaires, soutenant le développement éducatif, culturel et social au Canada. L’organisme décerne plusieurs prix, bourses d’études et bourses d’entretien.

Le nombre de membres d’IODE a diminué ces dernières années. Au décès de la fondatrice Margaret Polson Murray en 1927, l’organisme compte 30 000 membres répartis dans 650 filiales au Canada et dans d’autres parties de l’Empire britannique. En 1999, on compte 8 000 membres répartis dans 400 filiales. En 2020, l’organisme compte 3 000 membres répartis dans 200 filiales.


Lecture supplémentaire

  • Nancy M. Sheehan, "Philosophy, Pedagogy and Practice: The IODE and the Schools in Canada," Historical Studies in Education II, 2 (1990).