Naviguer "Manitoba"

Afficher 1-5 de 5 résultats
Article

La caravane des peuples autochtones

La caravane des Autochtones, une manifestation de contestation politique, ayant pris, en1974, la forme d’une traversée du pays, avait pour objectif principal de sensibiliser le public aux mauvaises conditions de vie des Autochtones au Canada et aux discriminations dont ils étaient victimes. Partie de Vancouver, elle est arrivée à Ottawa, où elle a occupé, par la suite, un entrepôt vide sur l’île Victoria, près de la colline du Parlement, jusqu’en1975. Elle réunissait divers groupes autochtones protestant contre le non‑respect des traités, ainsi que contre les lacunes gouvernementales en matière de financement de l’éducation, du logement et des soins de santé. Elle aura permis d’accroître la fréquence des réunions entre les ministres du Cabinet et les dirigeants autochtones et restera dans les mémoires comme un tournant important de l’activisme autochtone au Canada.

Article

La résistance et les pensionnats indiens

Les pensionnats indiens étaient des écoles religieuses qui étaient parrainées par le gouvernement et que de nombreux enfants autochtones ont été forcés de fréquenter. Elles ont été instaurées afin d’assimiler les enfants autochtones à la culture euro-canadienne. Les enfants et les parents autochtones n’ont pas simplement accepté le système des pensionnats indiens. Les peuples autochtones se sont battus contre l’État, les écoles et d’autres principaux intervenants du système, et s’y sont également impliqués. Pendant la durée de l’ère des pensionnats indiens, les parents ont agi dans l’intérêt de leurs enfants et de leurs communautés. Les enfants ont réagi de manière à pouvoir survivre.

Mention : M. Meikle / Bibliothèque et Archives Canada / PA-101771

Enfants inuits qui devaient passerl'été à l'école parce qu'ils habitaient trop loin, école de la mission anglicane à Aklavik, 1941. Mention : M. Meikle / Bibliothèque et Archives Canada / PA-101771.


Article

Les expériences des Métis dans les pensionnats indiens

Bien que les premiers pensionnats indiens du Canada aient été créés dans l’intention d’assimiler les enfants des Premières Nations à la culture euro-canadienne, les enfants métis et inuits ont également été placés dans ces établissements. Les enfants métis vivaient des conditions quotidiennes semblables aux autres élèves des pensionnats, mais ils étaient souvent considérés comme des marginaux par leurs pairs et les administrateurs. Cette perception a affecté leurs expériences au sein de ces institutions de diverses façons particulières.


Article

Manitoba

Le Manitoba est une province canadienne située au centre du pays, délimitée à l’ouest par la Saskatchewan, par la baie d’Hudson et l’Ontario à l’est, par le Nunavut au nord et par le Dakota du Nord et le Minnesota au sud. La province est fondée sur une partie des territoires traditionnels des Assiniboines, des Dakotas, des Cris, des Dénés, des Anishinaabes et des Oji-Cris, ainsi que des terres de la nation Métis. La propriété terrienne est toujours régie par les traités numéros 1, 2, 3, 4, 5, 6, et 10. Selon le recensement de 2016, le Manitoba compte 1 278 365 habitants, ce qui en fait le cinquième territoire ou province le plus populeux du Canada. Le Manitoba se joint à la Confédération en 1870, et sa capitale, Winnipeg, est incorporée peu après, en 1873. Le premier ministre actuel en est Brian Pallister, à la tête d’un gouvernement progressiste conservateur majoritaire.

Article

Traumatisme intergénérationnel et les pensionnats indiens

Le traumatisme historique se produit lorsqu’un traumatisme causé par l’oppression historique se transmet de génération en génération. Pendant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a soutenu les programmes de pensionnats indiens qui isolaient les enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés (voir Pensionnats indiens au Canada). Sous le couvert de l’éducation et de la préparation des enfants autochtones à leur participation à la société canadienne, le gouvernement fédéral ainsi que d’autres administrations du système des pensionnats indiens ont commis ce qui a depuis été décrit comme un acte de génocide culturel. Lorsque des générations d’élèves ont quitté ces institutions, ils sont retournés dans leurs communautés sans les connaissances, les aptitudes ou les outils nécessaires pour affronter l’un ou l’autre monde. Les répercussions de leur vécu dans les pensionnats indiens continuent d’être ressenties par les générations suivantes. C’est ce qu’on appelle le traumatisme intergénérationnel.