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Rheostatics

Groupe de rock, 1980 à 2007. Formé à Etobicoke en Ontario par le guitariste rythmique et chanteur Dave Bidini, le bassiste et chanteur Tim Vesely, le batteur Dave Clark et le claviériste Dave Crosby, le groupe s’appelle d’abord Rheostatics and the Trans‑Canada Soul Patrol, la deuxième partie du nom faisant référence à une section de cuivres.

Rheostatics

Groupe de rock, 1980 à 2007. Formé à Etobicoke en Ontario par le guitariste rythmique et chanteur Dave Bidini, le bassiste et chanteur Tim Vesely, le batteur Dave Clark et le claviériste Dave Crosby, le groupe s’appelle d’abord Rheostatics and the Trans‑Canada Soul Patrol, la deuxième partie du nom faisant référence à une section de cuivres. En 1980, Dave Crosby quitte le groupe, remplacé par le guitariste et chanteur Martin Tielli, né en 1967; l’ensemble abrège son nom et se fait alors simplement appeler les Rheostatics. Pour la plupart des chansons du groupe, Dave Bidini et Martin Tielli alternent comme chanteur et auteur‑compositeur principal; toutefois, il s’agit d’un travail collectif et tous les membres contribuent peu ou prou aussi bien à l’interprétation vocale qu’à l’écriture. Bien que le groupe soit né en Ontario et qu’il fasse occasionnellement référence au Grand Toronto, sa ville d’origine, en écrivant, par exemple, dans un morceau « Down here on Kipling, where the streetlamps light the way... » (ici à Kipling [une station du réseau de transport en commun du Grand Toronto] où les lampadaires éclairent le chemin…), ses enregistrements comprennent des paroles concernant pratiquement toutes les régions du Canada.

En 1987, les Rheostatics sortent leur premier album, intitulé de façon satirique Greatest Hits (XR‑87002 X Records), réalisé dans un style rock alternatif strident. Le groupe acquiert une notoriété immédiate pour les paroles excentriques de ses chansons portant sur des sujets canadiens, par exemple « Canadian Dream » qui fait référence à Vancouver ou « The Ballad of Wendel Clark, Parts I and II » qui évoque la vedette des Maple Leafs, l’équipe de hockey de Toronto. En 1991, le deuxième album du groupe, Melville (N41Y0004 Intrepid/Capitol), démontre un intérêt fortement croissant pour les mouvances art rock et rock d’avant‑garde du rock alternatif, notamment dans le morceau « Record Body Count », tout en poursuivant plus avant l’exploration de références et de thèmes canadiens dans des chansons comme « Northern Wish », « Saskatchewan », « Horses », « When Winter Comes », « Chanson des Ruelles », un morceau en français dans lequel les artistes expliquent que le succès aux États‑Unis leur importe peu, et la première des deux versions du classique de 1976 de Gordon Lightfoot, « The Wreck of the Edmund Fitzgerald ».

En 1992, les Rheostatics sortent leur album musicalement le plus cohérent sous le titre Whale Music (N21S/N41Y0011 Intrepid/Capitol), un opus vaguement inspiré par le roman éponyme de Paul Quarrington qui évoque une ex‑vedette du rock devenue alcoolique et menant une vie recluse à la Brian Wilson. Sur cet album, la musique fait preuve d’une belle assurance, tant du point de vue du style que des structures, tandis que le chant, les interprétations et la production sont empreints de sophistication et d’une complexité certaine, comme sur « California Dreamline » et sur « Dope Fiends and Boozehounds ».

Succès limité auprès du grand public

Bien qu’influents, les Rheostatics ne réussissent jamais à s’imposer dans la durée auprès du plus grand nombre. Ce relatif insuccès est largement dû à la volonté du groupe de mélanger des genres musicaux qui, pour de nombreuses personnes, sont inconciliables, par exemple l’art rock, la technopop, le R&B, le punk rock, la musique country et l’arena rock. Ils signent pourtant un contrat avec Sire Records, une étiquette majeure, pour laquelle ils enregistrent, en 1994, leur quatrième album, Music from the Motion Picture Whale Music, qui constitue la bande‑son, composée et enregistrée par le groupe, du film éponyme adapté du roman de Paul Quarrington et qui comprend « Claire », un morceau qui intègre le palmarès des 40 plus grands succès canadiens et obtient un prix Génie dans la catégorie Meilleure chanson originale.

Cette même année, les Rheostatics sortent un nouvel album studio, Introducing Happiness (CDW 45670 Sire), qui réunit les excentricités artistiques et l’éclectisme du groupe avec des éléments de musique pop beaucoup plus traditionnels, notamment un nouvel enregistrement de « Claire » et une version mélangeant les genres du morceau de Jane Siberry de 1985 « One More Colour ». L’album intègre des références canadiennes assez obscures au sein de quelques‑uns des moments musicalement les plus extrêmes.

En 1994, Dave Clark est remplacé par Don Kerr. Sire Records ayant décidé de ne pas renouveler son contrat, le groupe va encore plus loin sur le chemin de l’expérimentation musicale, de l’exploration des possibilités offertes par la culture canadienne et du choix des sujets des chansons. L’album essentiellement instrumental Music Inspired by the Group of 7 (GSMC 006 DROG), sorti en 1996 à la suite d’une commande du Musée des beaux‑arts du Canada, s’inscrit clairement dans cette tendance. The Blue Hysteria (CARD 1039 Cargo), un nouvel album sorti en 1996 qui inclut le morceau « Bad Time to be Poor », un acte d’accusation indie rock contre le gouvernement conservateur de l’Ontario de Mike Harris, et l’ouverture de la tournée du groupe The Tragically Hip sont à mettre à l’actif des Rheostatics à la fin des années 1990. En 1997, Double Live (DROG 041) propose un double CD documentant la récente tournée des Rheostatics et d’autres concerts en direct. The Nightlines Sessions (DROG 055), un album de 1997, constitue un enregistrement en direct de la dernière émission de Nightlines diffusée sur CBC Radio. En 1999, le groupe sort un livre‑CD pour enfants, The Story of Harmelodia (810030003 Perimeter) sur une histoire de Dave Bidini, Martin Tielli se chargeant des illustrations et Janet Morassutti de la narration.

Derniers projets

Night of the Shooting Star (P232 50964‑2 Perimeter), sorti en 2001, et 2067 (TND 327 True North), sorti en 2004, sont les deux derniers albums des Rheostatics. Deux albums d’archives d’enregistrements en direct, The Whale Music Concert, 1992 et Calling Out the Chords, Vol. 1, sortent également en 2005, tous deux sous étiquette Zunior. Bien que la Horseshoe Tavern ait été, tout au long de sa carrière, l’une de ses salles favorites à Toronto, le groupe donne son dernier spectacle en direct, le plus important pour lequel il est tête d’affiche, au Massey hall le 30 mars 2007. Le spectacle est diffusé lors de l’émission Canada Live sur CBC Radio 2 le 7 avril et le 6 décembre 2007, et Zunior sort un album hommage sous le titre The Secret Sessions. Outre Sire et Zunior, les Rheostatics ont sorti au moins un album sur chacune des étiquettes suivantes : Green Sprouts Music Club, Intrepid, Capitol, Cargo, DROG (Dave’s Records of Guelph), Universal, Perimeter et True North.