L’Armée canadienne est divisée en quatre régions géographiques, appelées divisions, et compte également un quartier général et un centre de doctrine et d’instruction. Les divisions sont composées d’unités régulières et d’unités de réserve. L’Armée canadienne est sous le commandement d’un lieutenant-général. Le commandant actuel, le lieutenant-général Michael Wright, est entré en fonction le 12 juillet 2024. En octobre 2025, l’Armée est composée d’environ 22 000 soldats de la Force régulière, 20 000 réservistes, 5 000 Rangers canadiens et 3 500 employés civils.
Organisation
L’Armée canadienne est composée d’un quartier général national, de quatre divisions géographiques et d’un centre de doctrine et d’instruction. Les divisions sont elles-mêmes divisées en trois groupes-brigades mécanisés de la Force régulière, une brigade de soutien logistique au combat et 10 brigades de la Force de la réserve. Les divisions comprennent également des compagnies du renseignement, des groupes de patrouille des Rangers canadiens ainsi que des groupes et des bases de soutien divisionnaire, comme il convient. Chaque division compte également un régiment de police militaire, qui relève du commandant de la division, mais ne fait pas partie intégrante de la division.
Les principaux éléments de l’armée sont indiqués dans l’organigramme suivant, ainsi que l’emplacement du quartier général de chaque composante :

L’Armée canadienne est commandée par un lieutenant-général, avec un major-général comme commandant adjoint. Le quartier général de l’armée se divise en trois principales sections : les opérations de l’Armée, la stratégie de l’Armée et la réserve de l’Armée. Chaque section est dirigée par un brigadier-général. Un major-général commande le Centre de doctrine et d’instruction de l’Armée canadienne (CDIAC). Le CDIAC contrôle toutes les activités d’instruction individuelle et collective pour l’armée dans ses divers établissements de formation au Canada et dans les divisions.
Divisions
Les quatre divisions commandent les unités de la Force régulière et de la Réserve sur leur territoire respectif et chacune est commandée par un brigadier-général. Les numéros des divisions sont fondés sur les divisions déployées en Europe par l’Armée canadienne au cours des deux guerres mondiales. Pendant la Première Guerre mondiale, les 1re, 2e, 3e et 4e divisions canadiennes servent sur le Front de l’Ouest au sein du Corps canadien, tandis que la 5e division canadienne reste en Grande-Bretagne en tant que formation d’instruction et de renforcement. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les 1re, 2e et 3e divisions d’infanterie et les 4e et 5e divisions blindées servent en Europe au sein de la Première Armée canadienne.
Bien qu’il existe un quartier général de la 1re Division du Canada à Kingston, il ne s’agit pas d’une formation de l’armée. Le quartier général est créé en 2010 en tant qu’organisation mixte à disponibilité opérationnelle élevée pour diriger les opérations maritimes, terrestres et aériennes pour le Commandement des opérations interarmées.
Groupes-brigades de la Force régulière
Tous les groupes-brigades sont commandés par des colonels. Chacun des trois groupes-brigades mécanisés de la Force régulière de l’armée est constitué d’un régiment blindé, d’un régiment d’artillerie, d’un régiment du génie de combat, d’un quartier général et d’un escadron des transmissions, de deux bataillons d’infanterie mécanisée et d’un bataillon d’infanterie légère ainsi que d’un bataillon des services. Bien qu’ils ne fassent pas partie intégrante de chaque groupe-brigade mécanisé du Canada (GBMC), une ambulance de campagne du Groupe des services de santé des FC, un escadron tactique d’hélicoptère de la 1re Escadre de l’Aviation royale canadienne (ARC) et un peloton de police militaire du Groupe de la Police militaire de l’Armée canadienne sont affiliés à chaque GBMC. Ces unités travaillent et s’entraînent en permanence en étroite collaboration avec les GBMC.
Couvrant les quatre provinces de l’Ouest et une partie du nord-ouest de l’Ontario, le 1 GBMC est composé du Lord Strathcona’s Horse (Royal Canadians), du 1er Régiment du Royal Canadian Horse Artillery, du 1er Régiment du génie de combat, du Quartier général et Escadron des transmissions du 1 GBMC, de trois bataillons de la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry et du 1er Bataillon des services. Les unités affiliées d’autres organisations sont la 1re Ambulance de campagne, le 408e Escadron tactique d’hélicoptères et le 1er Peloton de police militaire.
Cantonné en Ontario et au Nouveau-Brunswick, le 2 GBMC est composé des Royal Canadian Dragoons, du 2e Régiment de la Royal Canadian Horse Artillery, du 2e Régiment du génie de combat, du Quartier général et Escadron des transmissions du 2 GBMC, de trois bataillons du Royal Canadian Regiment (deux en Ontario et un au Nouveau-Brunswick) et du 2e Bataillon des services. Les unités affiliées d’autres organisations sont la 2e Ambulance de campagne, le 450e Escadron tactique d’hélicoptères et le 2e Peloton de police militaire.
Au Québec, le 5 GBMC est composé du 12e Régiment blindé du Canada, du 5 e Régiment d’artillerie légère du Canada, du 5e Régiment du génie de combat, du Quartier général et Escadron des transmissions du 5 GBMC, de trois bataillons du Royal 22e Régiment et du 5e Bataillon des services. Les unités affiliées d’autres organisations sont la 5e Ambulance de campagne, le 430e Escadron tactique d’hélicoptères et le 5e Peloton de police militaire.
La 6e Brigade d’appui au combat du Canada, formée en avril 2018, est issue du Groupe des éléments habilitants de l’Armée canadienne créé en avril 2014. Ses unités, réparties dans tout le Canada, sont le 4e Régiment d’artillerie (Appui général), le 4e Régiment d’appui du génie, le Régiment du renseignement de l’Armée canadienne, le 21e Régiment de guerre électronique et la Force opérationnelle des activités d’influence. Ses unités sont composées de membres de la Force régulière et de la Force de réserve.
Groupes-brigades de la Réserve
La Réserve de l’Armée (anciennement connue sous le nom de milice) est composée de 10 groupes-brigades canadiens (GBC) répartis dans plus de 100 collectivités à travers le Canada. Chaque GBC comprend un certain nombre d’unités blindées de reconnaissance, d’artillerie et d’infanterie, ainsi qu’un régiment du génie de combat, un régiment des transmissions et un bataillon des services. De plus, des ambulances de campagne de réserve du Groupe des services de santé des Forces canadiennes et des pelotons de police militaire de la Réserve du Groupe de la police militaire de l’Armée canadienne sont affiliés à chaque groupe-brigade. Les numéros des GBC sont basés sur les groupes-brigades de la Réserve ayant servi le Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale.
Bien que chaque GBC dispose d’un régiment du génie de combat, d’un régiment des transmissions et d’un bataillon des services, la composition des blindés, de l’artillerie et de l’infanterie n’est pas standardisée. Cela s’explique par le fait que la Réserve de l’armée est historiquement issue de la milice, à l’époque de la formation des unités dans divers centres de population. Il y a en tout 17 régiments blindés plus un escadron indépendant, 16 régiments d’artillerie et trois batteries indépendantes et 51 bataillons d’infanterie dans les 10 GBC. Toutes les unités de réserve ont un petit groupe de personnel de la Force régulière affecté à l’administration et à la formation. (Voir 31 GBC, 32 GBC, 33 GBC, 34 GBC, 35 GBC, 36 GBC, 37 GBC, 38 GBC, 39 GBC, 41 GBC.)
Les GBC aident la Force régulière dans ses tâches nationales et lui fournissent des renforts qualifiés, notamment lors de déploiements outre-mer. Ils forment également des groupes-bataillons territoriaux (GBT) pour appuyer les opérations nationales, comme l’assistance en cas de catastrophes naturelles. (Voir Les Forces armées canadiennes et les catastrophes naturelles.) Outre un petit état-major de commandement, les GBT ne sont pas des organisations permanentes, mais ils puisent leur personnel dans les unités GBC existantes au besoin.
Les Rangers canadiens forment des patrouilles et mettent des détachements au service des missions de sécurité nationale et de protection civile. Il y a 194 patrouilles de Rangers répartis dans plus de 220 collectivités le long des côtes et dans les régions isolées et peu peuplées du Nord du Canada.
En octobre 2025, l’Armée est composée d’environ 22 000 soldats de la Force régulière, 20 000 réservistes, 5 000 Rangers canadiens et 3 500 employés civils.
Organisation future de l’armée
Le 15 août 2025, l’Armée publie « Point d’inflexion 2025 », le premier d’une série de documents d’envergure qui décrivent la restructuration, le rééquipement et la modernisation de l’armée afin de mener des opérations de combat majeures (OCM) à grande échelle et haute intensité. Ce changement est jugé essentiel pour que l’armée soit en mesure, à l’avenir, de combattre, de survivre et de remporter la victoire dans des OCM, et dans des situations de rivalité, de crise et de conflit au niveau divisionnaire. Le « Point d’inflexion 2025 » aborde la nécessité d’apporter des changements au niveau du personnel, de l’équipement, de l’entrainement et du soutien logistique.
Pour atteindre cet objectif, les quatre divisions géographiques seront remplacées par quatre formations axées sur des missions spécifiques :
Division de la défense du Canada : unités de la Force de réserve et Rangers canadiens, avec un cadre de commandement et d’état-major permanent, dédiées à la défense du territoire, aux opérations intérieures, au renforcement des Forces régulières et servant de base pour la mobilisation nationale en cas de besoin.
Division de manœuvre : unités des Forces régulières entièrement équipées et prêtes à être déployées pour des opérations de combat majeures.
Division de soutien : unités fournissant l’infrastructure et les services de base qui soutiennent les missions nationales et expéditionnaires.
Formation d’instruction : supervise l’ensemble de l’instruction au sein de l’Armée. Elle veille à ce que les soldats et les équipes soient prêts à combattre et à vaincre dans le domaine terrestre.