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événement historique

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Décret C.P. 1911‑1324, la proposition d’interdiction de l’immigration noire au Canada

Le décret du Conseil C.P. 1324 a été adopté le 12 août 1911 par le Cabinet du premier ministre sir Wilfrid Laurier. Il visait à interdire à toute personne noire d’entrer au Canada pour une période d’un an parce que « la race noire [...] est considérée comme inadaptée au climat et aux exigences du Canada ». Le décret a constitué le point d’orgue de ce que le chercheur R. Bruce Shepard a appelé « la campagne canadienne du racisme diplomatique ». Bien que ce règlement n’ait jamais été inscrit dans la Loi sur l’immigration , il demeure une indication claire de la volonté du gouvernement d’empêcher l’établissement des Noirs au Canada (voir Immigration).

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Purges dans les Forces armées canadiennes pendant la Guerre froide : le cas des personnes LGBTQ

Pour la majorité de son histoire, l’armée canadienne applique une politique de punition ou d’expulsion des personnes LGBTQ dans ses rangs. Pendant la Guerre froide, les forces armées font plus d’efforts pour repérer et exclure les personnes homosexuelles en raison d’inquiétudes liées au chantage et à la sécurité nationale. En 1992, une contestation judiciaire mène à l’abolition de cette pratique discriminatoire. Le gouvernement fédéral présente officiellement ses excuses en 2017.

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Ségrégation raciale des Autochtones au Canada

La ségrégation raciale représente la séparation forcée de différents groupes raciaux dans un pays, une communauté ou un établissement. Au cours de l’histoire, la ségrégation raciale des Autochtones au Canada a été imposée, entre autres, par la Loi sur les Indiens, le système de réserves, les pensionnats indiens et les hôpitaux indiens. Ces politiques, qui entrent en conflit avec les systèmes sociaux, économiques, culturels et politiques des peuples autochtones, contribuent aussi à la colonisation européenne partout au pays. La ségrégation des peuples autochtones au Canada doit être analysée dans un contexte historique de contacts entre les peuples, de principes de découverte et de conquête, ainsi que de colonisation continuelle.

événement historique

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Canadiens d'origine japonaise

Les Canadiens japonais, ou Nikkei (terme englobant les immigrants japonais et leurs descendants) sont des Canadiens d’origine japonaise. Les Japonais arrivent au Canada en deux principales vagues. La première génération d’immigrants, appelée Issei, immigre de 1877 à 1928, tandis que la seconde fait de même après 1967. Selon le recensement de 2016, on trouve 121 485 personnes d’origine japonaise au Canada, soit 0,35 % de la population canadienne. Les Canadiens japonais des premières générations se voient toutefois refuser les pleins droits de citoyenneté, comme le droit de vote aux élections fédérales et provinciales et celui de travailler au sein de certains secteurs d’activité. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéral procède à l’internement et à l’expropriation de plus de 20 000 Canadiens japonais.

Installés principalement en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, les Canadiens japonais contribuent à tous les aspects de la société canadienne. Parmi les Canadiens japonais les plus connus figurent les romanciers Kerri Sakamoto, Aki Shimazaki, Michelle Sagara, Hiromi Goto, Kim Moritsugu et Joy Kogawa, le poète Roy Miki, l’écrivain Ken Adachi, les cinéastes Midi Onodera et Linda Ohama, le scientifique David Suzuki, le fonctionnaire Thomas Shoyama, les architectes Raymond Moriyama et Bruce Kuwabara, le militant social Art Miki, le judoka Mas Takahashi, et l’agronome Zenichi Shimbashi. Les artistes issus de cette communauté comprennent Takao Tanabe, Miyuki Tanobe, Roy Kiyooka et Kazuo Nakamura.

Parmi les politiciens connus, citons Bev Oda, à la fois première députée et première ministre du Cabinet nippo-canadienne, la ministre libérale de la Colombie-Britannique Naomi Yamamoto, et l’ancien ministre du Parti progressiste conservateur de l’Ontario, David Tsubouchi. Vicky Sunohara, en tant que membre de l’équipe canadienne féminine de hockey sur glace, remporte l’argent (en 1998) et l’or (en 2002 et 2006) aux Jeux olympiques d’hiver. Devin Setoguchi, du Wild du Minnesota, ainsi que Jon Matsumoto et Raymond Sawada de la Ligue américaine de hockey sont des joueurs de hockey nippo-canadiens.

événement historique

Viola Desmond traînée hors du cinéma de la Nouvelle-Écosse

Viola Desmond est expulsée d’une salle de cinéma de la Nouvelle-Écosse et mise en accusation après avoir refusé d’aller prendre place au balcon, section réservée aux clients noirs. Sa décision de contester les accusations portées contre elle sensibilise le public au racisme dont sont victimes les Canadiens de race noire. Le gouvernement néo-écossais amnistie Viola Desmond à titre posthume en 2010.

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​Droits des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres au Canada

Depuis la fin des années 1960, la communauté des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres (LGBT) au Canada continue d’acquérir régulièrement de nouveaux droits. Même si des discriminations persistent encore souvent à l’encontre des membres de cette communauté, des progrès importants ont été accomplis au cours des dernières décennies en matière d’acceptation sociale et d’égalité juridique. Le Canada est perçu comme un leader dans ce domaine sur la scène internationale. Au cours des dernières années, on a ainsi constaté des progrès constants dans de nombreux domaines allant des soins de santé au droit d’adoption. En 2005, le Canada est devenu le quatrième pays du monde à légaliser le mariage des personnes de même sexe.

événement historique

Le gouvernement fédéral sévit contre la thérapie de conversion

Le gouvernement fédéral a demandé à toutes les provinces et à tous les territoires d’interdire la thérapie de conversion, qu’il qualifie de « honteuse » et « cruelle ». La pratique vise à convertir les personnes homosexuelles à l’hétérosexualité par le biais d’une combinaison de conseils religieux et de traitements psychologiques. Dans une déclaration publiée par le gouvernement, il est également indiqué que la thérapie « n’a aucun fondement scientifique » et « peut entraîner des traumatismes à vie. [...] Nous examinons activement les réformes potentielles du Code criminel afin de mieux prévenir, punir et dissuader cette pratique discréditée et dangereuse ».

événement historique

Le service de police de Thunder Bay accusé de racisme systémique

Une enquête de deux ans, menée par le Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police (BDIEP), a abouti à la conclusion que « le racisme systémique et la négligence » étaient monnaie courante dans le service de police de Thunder Bay, ajoutant que cet état d’esprit avait entravé le bon déroulement des enquêtes menées sur le décès de neuf hommes autochtones. Le rapport recommandait également la mise en place de tests psychologiques dans le cadre du recrutement de futurs policiers, en vue d’éliminer ceux faisant preuve d’une attitude raciste. Le jour où le rapport a été publié, le magazine Maclean’s a décerné à Thunder Bay le titre de « ville championne canadienne des crimes haineux » et a publié un article intitulé « Il faut faire quelque chose à propos de la police de Thunder Bay ».

événement historique

Des photos et une vidéo montrent Justin Trudeau avec le visage maquillé en noir

Tandis que la période des campagnes bat son plein pour les élections fédérales, le magazine Time publie une photo sortie de l’album des finissants 2001 de l’académie West Point Grey à Vancouver. On y voit Justin Trudeau, alors âgé de 29 ans, participant à une soirée qui avait pour thème les « Mille et une nuits ». Il était vêtu d’un costume et s’était maquillé le visage, le cou et les mains en brun. Aux représentants médiatiques présents, il dit : « Je ne pensais pas que c’était raciste à l’époque, mais maintenant, je reconnais que ce l’était et je suis profondément désolé. » Il admet aussi avoir porté du maquillage noir lorsqu’il étudiait à l’école secondaire, dans le cadre d’un spectacle où il a chanté « Day-O » (« The Banana Boat Song ») par Harry Belafonte. Une vidéo non datée fait surface, marquant une troisième situation où Justin Trudeau porte du maquillage noir. Le premier ministre reconnaît ne pas être en mesure de confirmer s’il y a eu d’autres occurrences.

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Juifs canadiens

Au recensement de 1871, le premier après la Confédération, on dénombre 1115 Juifs au Canada, répartis comme suit : 409 à Montréal, 157 à Toronto, 131 à Hamilton et de plus petits groupes à Québec, Saint John, London, Kingston et Brantford.

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Viola Desmond

Viola Irene Desmond (née Davis), femme d’affaires, militante des droits civils (née le 6 juillet 1914 à Halifax, en Nouvelle-Écosse; décédée le 7 février 1965 à New York). Viola Desmond s’est forgé une carrière d’esthéticienne et a servi de mentor aux jeunes femmes noires de la Nouvelle-Écosse par l’entremise de la Desmond School of Beauty Culture. En 1946, elle a défié la discrimination raciale en refusant de quitter la section réservée aux Blancs dans une salle du cinéma Roseland à New Glasgow, en Nouvelle-Écosse. Viola Desmond s’est alors retrouvée arrêtée, incarcérée pendant une nuit et condamnée sans représentation juridique pour un délit fiscal obscur. Malgré les efforts déployés par la communauté noire de la Nouvelle-Écosse pour appuyer son appel, Viola Desmond n’a pas réussi à se départir des accusations portées contre elle, et a vécu le reste de ses jours sans absolution. C’est pour son courage face à un acte de discrimination raciale qu’elle deviendra source d’inspiration pour les générations suivantes de Noirs en Nouvelle-Écosse et partout au Canada. En 2010, la lieutenante-gouverneure Mayann Francis a accordé à Viola Desmond le pardon absolu. En décembre 2016, la Banque du Canada a annoncé que Viola Desmond sera la première Canadienne à figurer seule sur un billet de banque canadien, soit le billet de dix dollars émis le 19 novembre 2018. En 2018, le gouvernement du Canada nomme Viola Desmond une « personne d’importance historique nationale ».

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Les femmes et la Loi sur les Indiens

Depuis sa promulgation en 1867, la Loi sur les Indiens a eu des conséquences importantes sur les cultures, les systèmes de gouvernance, les sociétés et les modes de vie autochtones. Elle contenait, en outre, des dispositions discriminatoires défavorisant plus particulièrement les femmes des Premières Nations. Jusqu’en1985, les femmes qui avaient un statut d’Indienne et qui épousaient des hommes non dotés de ce statut perdaient leurs droits liés à leur statut. En revanche, la réciproque n’était pas vraie, les hommes ne perdant pas leur statut en épousant des femmes qui n’en détenaient pas. S’il est vrai que le projet de loi C‑31 a rétabli, en 1985, les droits liés au statut de nombreuses femmes, il n’en demeure pas moins que la Loi, continuant à privilégier les lignées masculines, conservait son caractère discriminatoire. En 2011 et en 2017, des amendements ont été apportés à la Loi, en vue de résoudre ces problèmes. En 2019, le gouvernement fédéral a fait entrer en vigueur le restant du projet de loi S‑3, visant à remédier aux inégalités discriminatoires à l’égard des femmes qui persistaient dans la Loi sur les Indiens. (Voir aussi Questions relatives aux femmes autochtones.)

Article

Purges dans le service public canadien pendant la guerre froide : le cas des personnes LGBTQ

Entre les années 1950 et 1990, le gouvernement canadien réagit aux inquiétudes en matière de sécurité nationale générées par les tensions avec l’Union soviétique durant la Guerre froide en espionnant et en dénonçant les personnes suspectées d’appartenir à la communauté LGBTQ et en les éliminant de la fonction publique fédérale. Ces personnes sont présentées comme étant subversives sur les plans social et politique et sont considérées comme des cibles potentielles d’un chantage que pourraient exercer les régimes communistes pour obtenir des renseignements classifiés. Le gouvernement justifie cette stigmatisation en expliquant que les personnes entretenant des relations amoureuses avec des personnes du même sexe souffrent d’une « faiblesse de caractère » et ont nécessairement quelque chose à cacher du fait de leur orientation sexuelle, cette dernière étant non seulement considérée comme un tabou, mais, également, dans certains cas, comme illégale. Dans ce cadre, la GRC mène des enquêtes sur de nombreuses personnes. Plusieurs d’entre elles étant licenciées, rétrogradées ou forcées de démissionner, et ce, même si elles n’ont aucun accès à des renseignements de sécurité. Ces mesures sont prises sans que le public en ait connaissance afin de prévenir les scandales et de garder le secret sur les opérations de contre‑espionnage. En 2017, le gouvernement fédéral présente des excuses officielles pour ses actions et politiques discriminatoires, ainsi qu’un plan de mesures d’indemnisation de 145 millions de dollars.

Éditorial

Vancouver en vedette : Une foule prend d’assaut Chinatown et Japantown

Les événements du 7 septembre 1907 débutent dans la soirée, lors d’une parade le long de la rue Hastings. Le défilé réunit 5 000 hommes, insignes blancs à la boutonnière, rassemblés pour écouter des discours enflammés sur les dangers de l’immigration asiatique. Puis quelqu’un s’écrie « Tous à Chinatown! », et c’est la catastrophe.

Article

Loi de l’immigration chinoise

La Loi de l’immigration chinoise de 1923, connue aussi comme la loi sur l’exclusion des Chinois, interdit pendant 24 ans l’arrivée de pratiquement tous les immigrants chinois. Bien que l’immigration provenant de la plupart des pays soit alors contrôlée ou limitée d’une façon ou d’une autre, seuls les Chinois sont totalement interdits d’entrée selon des critères raciaux. Seules quatre exceptions à l’exclusion sont prévues : les étudiants, les commerçants (hormis ceux travaillant dans les blanchisseries, les restaurants et les commerces de vente au détail), les diplomates et les Chinois nés au Canada qui reviennent après avoir étudié en Chine. Les Canadiens d’origine chinoise ne peuvent pas s’absenter du Canada pendant plus de deux ans, sans quoi ils peuvent se voir interdits d’entrée. En outre, toute personne d’origine chinoise, qu’elle soit née au Canada ou naturalisée, doit s’enregistrer et obtenir une carte d’identité dans les 12 mois. Ceux qui omettent de le faire sont passibles d’emprisonnement ou d’une amende pouvant atteindre 500 $. Bien que la loi soit abrogée en 1947, les restrictions en matière d’immigration basées sur la race et l’origine nationale ne sont entièrement levées qu’en 1967.

Article

Affaire Fred Christie (Christie c. York)

L’affaire Fred Christie (Christie c. York, 1939) est une décision rendue par la Cour suprême du Canada qui autorise les entreprises privées à faire preuve de discrimination sous le prétexte de la liberté du commerce. En juillet 1936, Fred Christie et deux amis se rendent à la taverne York du Forum de Montréal pour y boire une bière. Le personnel, cependant, refuse de les servir parce que Fred Christie est Noir. Fred Christie intente donc une poursuite contre la taverne, et l’affaire se rend éventuellement à la Cour suprême, qui juge que la taverne York a le droit de refuser de servir des clients sur la base de la race. L’affaire est emblématique d’une ère de racisme légalisé, tandis que ses faits démontrent les façons subtiles dont le racisme se déploie dans le Canada du début du 20e siècle.

Article

Komagata Maru

Le SS Komagata Maru est le paquebot affrété par des candidats indiens à l’immigration qui décident de contester la politique pratiquée à l’époque par le Canada, qui consiste à exclure les immigrants en provenance de l’Inde.

Article

Ted King

Theodore « Ted » Stanley King, militant des droits civiques, courtier immobilier, comptable, porteur pour les chemins de fer (né le 14 juillet 1925 à Calgary, en Alberta; décédé le 7 juillet 2001 à Surrey, en Colombie Britannique). Ted King a été président de l’Alberta Association for the Advancement of Coloured People de 1958 à 1961, une fonction dans laquelle il s’est fait le défenseur des droits des Canadiens noirs. En 1959, il a intenté une action en justice contre la politique discriminatoire d’un motel de Calgary, et ce, plusieurs décennies avant la mise en place, partout au Canada, des protections octroyées par les dispositions législatives sur les droits de la personne. L’affaire a été portée devant la Cour suprême de l’Alberta. La procédure n’a pas abouti; toutefois, l’affaire King a révélé l’existence d’un vide juridique que les hôteliers pouvaient exploiter pour refuser d’accueillir des clients noirs.