Recherche pour "Premières Nations"

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Les peuples autochtones et la première guerre mondiale

Les soldats, infirmières et civils ordinaires autochtones ont apporté une contribution majeure à l’effort de guerre du Canada au cours de la Première Guerre mondiale. Plus de 4000 soldats des Premières Nations ont combattu pour le Canada pendant la guerre, selon les registres officiels du ministère des Affaires indiennes (voir Ministères fédéraux des Affaires autochtones et du Nord). De plus, des milliers d’autres Indiens, Inuits et Métis non inscrits se sont enrôlés sans que leur identité autochtone soit officiellement reconnue. Plus de 50 soldats autochtones ont été décorés pour leur bravoure au combat, dont le soldat anishinabé (ojibwé) Francis Pegahmagabow, le soldat inuit John Shiwak et le soldat métis Henry Norwest.

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Willard Bolduc

Willard John Bolduc, D.F.C., Autochtone, officier des forces aériennes, héros de guerre (né le 28 décembre 1915, à Chapleau, en Ontario; décédé le 7 juin 1968, à Toronto, en Ontario). Willard Bolduc a reçu la Distinguished Flying Cross (D.F.C.) pour son rôle de mitrailleur de bord pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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Salish du continent

Les Salish du continent sont composés des Lillooets (voir Lillooet, C.-B.), des Shuswaps (maintenant appelés Secwepemc), des Thompsons (maintenant appelés Nlaka'pamux) et des Okanagans. Ce sont les quatre Premières Nations se trouvant dans les terres intérieures de la Colombie-Britannique (le territoire okanagan s’étend toutefois jusque dans l’État de Washington, aux États-Unis) et dont les langues appartiennent au groupe salish de l’intérieur de la famille linguistique salish. Lors du recensement de 2016 au Canada, 5620 personnes se sont identifiées comme étant des locuteurs salish, dont 1290 qui parlent shuswap (secwepemctsin). (Voir aussiLangues autochtones au Canada.)

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Langues autochtones au Canada

On compte au pays environ 70 langues autochtones distinctes, qui se divisent en dix familles linguistiques. À bien des endroits, la transmission de la langue d’une génération à l’autre est devenue chose rare, ce qui a toutefois permis une prise de conscience parmi des peuples autochtones, qui redoublent dorénavant d’efforts pour revitaliser et promouvoir leur langue. Au Canada, et de façon plus générale en Amérique du Nord, le paysage linguistique est complexe, et comprend un important nombre et une grande diversité de langues. Les langues autochtones sont ainsi parlées par beaucoup d’habitants. Certaines ont même le statut de langues officielles au Nunavut et aux Territoires du Nord-Ouest, et d’autres, comme au Yukon, sont reconnues pour leur importance et leur portée. Le 5 février 2019, le gouvernement canadien a déposé la Loi sur les langues autochtones, qui vise à protéger et à revitaliser les langues autochtones au Canada.

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Samuel de Champlain

Samuel de Champlain, cartographe, explorateur, administrateur colonial, auteur (né vers 1567 à Brouage, en France; décédé le 25 décembre 1635 à Québec). Connu comme le «Père de la Nouvelle-France», Samuel de Champlain joue un rôle central dans l’établissement et les débuts de cette colonie, de 1603 à 1635. On lui attribue également la fondation de la ville de Québec en 1608, ainsi que l’exploration de la côte atlantique (enAcadie), de l’intérieur du Canada ainsi que la région des Grands Lacs. Contribuant en outre à la fondation de colonies françaises en Acadie et à Trois-Rivières, il établit des relations amicales et des alliances avec divers groupes des Premières Nations, dont les Montagnais, lesHurons, les Odawaset les Népissingues. Pendant de nombreuses années, Samuel de Champlain demeure le principal responsable de l’administration de la colonie de la Nouvelle-France. En plus de nombreuses cartes d’Amérique du Nord, il publie quatre ouvrages au cours de sa vie, seuls témoignages écrits de la Nouvelle-France du début du 17e siècle.

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Pensionnats indiens au Canada

Les pensionnats indiens sont des écoles religieuses financées par l’État créées pour assimiler les enfants autochtones à la culture eurocanadienne. Bien que les premiers établissements résidentiels aient été installés en Nouvelle-France, le terme renvoie en général aux écoles établies après 1880. Les pensionnats indiens sont créés par les Églises chrétiennes et le gouvernement canadien afin d’éduquer et de convertir les jeunes autochtones et de les assimiler à la société canadienne. Cependant, ces écoles ont perturbé des vies et des communautés, entraînant des problèmes à long terme chez les Autochtones. Le dernier pensionnat indien géré par l’État a été fermé en 1996. (Grollier Hall, fermé en 1997, n’a pas été un pensionnat géré par l’État cette année-là.) D’anciens élèves ont exigé depuis reconnaissance et restitution pour les traitements reçus, des pressions qui ont mené à la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens en 2007 et à des excuses publiques officielles de la part du premier ministre Stephen Harper en 2008. En tout, on estime à 150 000 le nombre d’enfants des Premières Nations, des Inuits et des Métis qui auraient fréquenté les pensionnats. (Voir aussi Les expériences des Inuits dans les pensionnats indiens et  Les expériences des Métis dans les pensionnats indiens.)

(Ce texte est l’article complet sur les Pensionnats indiens au Canada. Si vous souhaitez en lire un résumé en termes simples, veuillez consulter : Pensionnats indiens au Canada (résumé en termes simples).)

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Femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada

Lorsque l’on évoque les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) au Canada, on fait référence à une crise des droits de la personne qui n’est que récemment devenue un sujet majeur pour les médias nationaux. Depuis très longtemps, les femmes et les collectivités autochtones, les groupes de femmes et les organisations internationales appellent à agir face au taux de violence élevé, disproportionné par rapport à celui prévalant dans la population générale, dont sont victimes les femmes et les filles autochtones et au nombre épouvantable d’entre elles disparues et assassinées. Avant le lancement d’une enquête publique nationale le 8 décembre 2015, ces appels avaient régulièrement été ignorés par le gouvernement fédéral. Pour certains, le phénomène des FFADA constitue une crise « cachée » que l’on ne veut pas voir, Dawn Lavell Harvard, ancienne présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, évoquant, quant à elle, une « tragédie » et une « honte nationale ». En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada se prononce en faveur d’une enquête nationale sur le nombre disproportionné de victimes parmi les femmes et les filles autochtones. Le rapport final de l’Enquête nationale est terminé et présenté au public le 3 juin 2019.

Cet article traite de thématiques délicates qui peuvent ne pas convenir à tous les publics.

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Moyenne puissance

En relations internationales, le terme moyenne puissance désigne un État qui exerce moins d’influence sur la scène mondiale qu’une superpuissance. Comme le terme l’indique, les moyennes puissances se placent vers le centre de l’échelle mesurant l’influence internationale d’un pays. Tandis que les superpuissances exercent une grande influence sur les autres pays, les moyennes puissances exercent une influence modérée. Le Canada était considéré une puissance moyenne lors de la période d’après-guerre, de 1945 jusqu’à environ 1960. Beaucoup d’historiens ont qualifié cette époque d’« âge d’or de la diplomatie canadienne ». Le Canada n’était pas aussi puissant ou proéminent que les États-Unis ou le Royaume-Uni à cette époque. Néanmoins, il était un acteur international qui influençait les évènements par son autorité morale, sa participation aux opérations de maintien de la paix et par médiation des conflits.

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John Shiwak

John Shiwak (Sikoak), chasseur, trappeur et soldat inuit (né en février ou en mars 1889 à Cul-de-Sac, près de Rigolet au Labrador ; décédé le 21 novembre 1917 près de Masnières, en France). John Shiwak est l’un des quelque 60 hommes du Labrador à s’être joint à l’armée pendant la Première Guerre mondiale. Il est rapidement devenu l’un des meilleurs éclaireurs et tireurs d’élite du front ouest.

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Pensionnats indiens au Canada (résumé en termes simples)

Au début des années1600, les religieuses et prêtres catholiques établissent les premiers pensionnats indiens au Canada. En 1883, ces institutions commencent à recevoir du financement de la part du gouvernement fédéral. Cette même année, le gouvernement du Canada autorise officiellement la création du système des pensionnats indiens. L’objectif principal de ce système est d’assimiler les enfants autochtones à la société chrétienne blanche. (Voir aussi Les expériences des Inuits dans les pensionnats indiens et Les expériences des Métis dans les pensionnats indiens.)

(Cet article est un résumé en termes simples de l’histoire des pensionnats indiens. Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, veuillez consulter notre article complet, Pensionnats indiens au Canada)

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La variole au Canada

La variole est une maladie infectieuse causée par un virus. Elle fait son entrée dans ce qui est aujourd’hui le Canada avec l’arrivée des colons français au début du 17esiècle. En raison de leur système immunitaire totalement dépourvu de défenses naturelles face au virus, les Autochtones qui y sont exposés présentent des taux d’infection et de mortalité désastreux. À partir de 1768, l’inoculation de bras à bras se répand en Amérique du Nord, tandis qu’à compter du début du 19esiècle, les progrès de la vaccination permettent de contrôler la propagation de la variole. Des efforts de santé publique contribuent également à réduire les taux d’infection. Au cours du 20esiècle, des scientifiques canadiens participent aux efforts d’éradication de la variole menés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui sont couronnés de succès en 1979. Des échantillons du virus sont toutefois conservés aux fins de recherche et de sécurité.

Cliquez ici pour consulter la définition des termes-clés employés dans le présent article.

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Mi’kmaq

Les Mi’kmaq (Mi’kmaw, Micmacs, ou L’nu, qui signifie « les gens » en mi’kmaq) sont un peuple autochtone faisant partie des premiers habitants des provinces canadiennes de l’Atlantique. Dans les ouvrages historiques, les Mi’kmaq sont parfois désignés sous d’autres noms, notamment Gaspésiens, Souriquois, Acadiens et Tarrantines. Les communautés mi’kmaq contemporaines vivent principalement en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, bien qu’on en trouve également un grand nombre au Québec, à Terre-Neuve, dans le Maine et dans la région de Boston. En 2015, un peu moins de 60 000 personnes sont inscrites comme mi’kmaq au Canada. Dans l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, quelque 8 935 personnes affirment parler la langue mi’kmaq. Selon le recensement de 2016 du gouvernement du Canada, quelque 8870 personnes parlent le mi’kmaq.

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Marche commémorative des femmes

La Marche commémorative des femmes se déroule chaque année le 14 février, jour de la Saint-Valentin, dans des villes du Canada et des États-Unis. Elle a eu lieu pour la première fois en 1992 à Vancouver, en Colombie-Britannique, à la suite du meurtre d’une femme autochtone, Cheryl Ann Joe. À l’origine, la marche se voulait une petite cérémonie pour Cheryl Ann Joe, mais elle est devenue un événement annuel à la mémoire de toutes les femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada. La Marche commémorative des femmes réunit des milliers de personnes à Vancouver, et se déroule maintenant dans plus de 20 villes au Canada et aux États-Unis.

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Série de baladodiffusion Pensionnats indiens

Pensionnats indiens est une série de baladodiffusion en trois parties créée par Historica Canada et animée par Eve Ringuette. Elle a pour but de commémorer l’histoire et l’héritage des pensionnats indiens, et d’honorer les histoires des survivants métis, inuits et des Premières Nations, ainsi que leurs communautés. La série de baladodiffusion fait partie d’une campagne plus large de sensibilisation créée par Historica Canada et financée par le gouvernement du Canada.En plus de la série de baladodiffusion, Historica offre aussi une série de vidéos, un guide pédagogique et plusieurs nouveaux articles sur L’Encyclopédie canadienne au sujet de l’histoire et de l’héritage des pensionnats indiens.

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Guerre du canyon du Fraser

La guerre du fleuve Fraser (ou guerre du canyon du Fraser) est une guerre qui a été menée principalement par des chercheurs d’or américains blancs contre le peuple Nlaka’pamux du canyon du fleuve Fraser au cours de l’été 1858. La guerre a éclaté quand les chercheurs d’or, arrivés dans la foulée de la Ruée vers l’or du fleuve Fraser, en juin 1858, ont interprété des attaques sporadiques de Nlaka’pamux qui défendaient leurs territoires comme un effort coordonné pour les chasser de force de leurs concessions. Mus par l’attrait de l’or et convaincus de leur droit de disposer des territoires et ressources des peuples autochtones, les chercheurs d’or américains ont formé des compagnies militaires et mené des attaques violentes contre les communautés nlaka’pamux. La guerre s’est terminée le 21 août 1858, quand les Nlaka’pamux et les chercheurs d’or ont décidé de faire une trêve. Sous la menace d’autres violences, les Nlaka’pamux ont accepté de donner aux chercheurs d’or accès à leurs territoires et ressources, mettant immédiatement fin à la guerre. Le conflit présente des similitudes avec la guerre de Chilcotin de 1864, un autre conflit entre des peuples autochtones et des nouveaux arrivants dans l’histoire coloniale de la Colombie-Britannique.

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Le Canada et la Guerre froide

La Guerre froide est une période, entre la Deuxième Guerre mondiale et l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. À cette époque, le monde a été profondément divisé entre deux camps idéologiques, l’« Ouest » capitaliste dirigé par les États-Unis et l’« Est » communiste dominé par l’Union soviétique. Le Canada s’est aligné sur l’Ouest. Sa structure de gouvernement, sa vie politique et sociale, ses perspectives populaires étaient comparables à celles des États-Unis, de l’Angleterre et des autres pays démocratiques. La lutte mondiale entre les États-Unis et l’Union soviétique a pris différentes formes et touché de nombreux domaines. Cela étant dit, il n’y a jamais eu de confrontation militaire directe entre les deux principaux adversaires.

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La déclaration canadienne des droits

La Déclaration canadienne des droits a été la première loi fédérale du pays à protéger les droits de la personne et les libertés fondamentales. Elle est considérée comme révolutionnaire lorsqu’elle est promulguée par le gouvernement de John Diefenbaker en 1960. Cependant, elle s’avère trop limitée et inefficace, principalement parce qu’elle ne s’applique qu’aux lois fédérales et non aux lois provinciales. De nombreux juges la considèrent comme une simple aide à l’interprétation. La Déclaration est citée dans 35 affaires entre 1960 et 1982, dont 30sont rejetées par les tribunaux. Bien qu’elle soit toujours en vigueur, la Déclaration des droits a été remplacée par la Charte canadienne des droits et libertés en 1982.

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Les adversaires de la Confédération

L’opposition à la Confédération existe depuis qu’une union des colonies d’Amérique du Nord britannique a été proposée pour la première fois à la fin des années 1840. Dans les parties de l’est du pays, les opposants craignaient généralement que la Confédération ne retire le pouvoir aux provinces et le remette au gouvernement fédéral, ou que l’union mène à des impôts plus élevés et à une conscription militaire. Plusieurs de ces opposants ont finalement abandonné et ont même travaillé pour le gouvernement canadien. Dans l’ouest, on n’a jamais demandé aux peuples autochtones de la colonie de la rivière Rouge s’ils voulaient se joindre à la Confédération. Craignant pour leur culture et leurs droits fonciers sous le contrôle canadien, ils ont organisé une insurrection de cinq mois contre le gouvernement. Plusieurs nationalistes québécois ont longtemps cherché à se séparer de la Confédération, soit avec les mesures extrêmes du Front de libération du Québec (FLQ), ou soit avec les référendums de 1980 et 1995.