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Éditorial

A Place to Happen

On dit parfois que les Canadiens ne célèbrent pas leur histoire, ou qu’ils ne racontent pas leurs mythes et légendes. Notre histoire est jalonnée de moments importants jugés « too small to be tragic » (« trop petits pour être tragiques »), pour citer les paroles chantées par Gord Downie, de The Tragically Hip.

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Commission Massey

La Commission Massey, de son nom officiel la Commission royale d’enquête sur l’avancement des arts, des lettres et des sciences, est établie par le premier ministre Louis St-Laurent le 8 avril 1949. Sous la présidence de Vincent Massey, la commission avait pour but d’enquêter sur l’état des arts et de la culture au Canada. Il a présenté son rapport, le rapport Massey, le 1er juin 1951. Le rapport prône le financement, par le gouvernement fédéral, d’un large éventail d’activités culturelles. Il fait aussi une série de recommandations qui contribue à la création de la Bibliothèque nationale du Canada (aujourd’hui Bibliothèque et Archives Canada) et du Conseil des arts du Canada, ainsi qu’à de l’aide de l’État aux universités et à des projets de conservation de lieux historiques, entre autres. Les recommandations du rapport Massey, adoptées par le gouvernement fédéral, sont perçues en général comme le premier grand pas fait pour soutenir, préserver et promouvoir la culture canadienne.

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Groupe des Sept

Le Groupe des Sept, aussi connu sous le nom d’École algonquine, était une école de peintres paysagistes fondée en 1920, en tant qu’organisation d’artistes s’autoproclamant modernes, et dissoute en 1933. Ses membres présentaient la forêt boréale dense et nordique du Bouclier canadien comme une force transcendante et spirituelle. Leurs panoramas de forêts canadiennes sauvages et balayées par le vent sont devenus emblématiques d’une vision romantique de la force et de l’indépendance du Canada. Leur travail est reconnu pour ses couleurs vives, son traitement tactile de la peinture et ses compositions simplifiées mais dynamiques. Avec Tom Thomson, David Milne et Emily Carr (qui a été influencée par le Groupe mais n’en a jamais fait partie), les membres du Groupe des Sept ont été les artistes canadiens les plus marquants du début du 20e siècle. Leur influence est palpable chez des artistes aussi différents que le peintre abstrait Jack Bush, le Groupe des Onze et le peintre écossais Peter Doig.

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Art autochtone au Canada

L'histoire de l'art autochtone au Canada remonte à un moment quelconque de la dernière époque glaciaire, il y a environ 80 000 à 12 000 ans (voir Préhistoire). À ce jour cependant, les objets d'art comptant parmi les plus anciens (sauf des outils de pierre finement ouvragés et présentant une valeur esthétique) remontent au plus à 5000 ans. Par exemple, on a découvert des sculptures décoratives et figuratives des périodes les plus anciennes dans la région du Bas-Fraser en Colombie-Britannique, et on en a trouvé d'autres dans plusieurs régions du Canada. Le développement de l'art autochtone au Canada est plus complexe à bien des égards que celui des colons européens, dont l'arrivée est relativement récente. On peut le diviser en trois périodes distinctes : l'art préhistorique, l'art de l'époque qui suit le contact ou l’art « historique » et l'art autochtone contemporain.

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Klee Wyck

Klee Wyck (1941) est un recueil d’esquisses littéraires d’Emily Carr. C’est une œuvre évocatrice où Emily Carr décrit, de manière détaillée et vivante, l’influence que les peuples autochtones et la culture de la côte nord-ouest ont exercée sur elle. Klee Wyck (« Celle qui rit ») est le nom que les gens de la nation Nuu-chah-nulth (Nootka) lui ont donné. Le livre a remporté un Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie essai en 1941 et a été traduit en français.