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Éditorial

Éditorial : John Humphrey, Eleanor Roosevelt et la Déclaration universelle des droits de l'homme

En 1946, John Humphrey devient directeur de la Division des droits de l’homme des Nations Unies et Eleanor Roosevelt est nommée représentante des États-Unis à la Commission des droits de l’homme de l’ONU. M. Humphrey était alors un obscur professeur de droit canadien, tandis que Mme Roosevelt était la femme la plus célèbre du monde. Pendant deux ans, ils collaboreront à la rédaction de l’un des documents les plus importants de l’histoire du monde moderne : la Déclaration universelle des droits de l’homme, ratifiée le 10 décembre 1948.

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Bob Rae

Robert Keith (Bob) Rae, C.C., O.Ont., C.P., avocat, homme politique (né le 2 août 1948 à Ottawa, Ontario). Éminent avocat, activiste communautaire et auteur, Bob Rae a rempli les fonctions de politicien fédéral (1978-1982; 2008-2013) et provincial (1982-1996), de premier ministre de l’Ontario (1990-1995), de chef intérimaire du Parti libéral fédéral (2011-2013) et de représentant officiel nommé par le gouvernement. En juillet 2020, Bob Rae est nommé ambassadeur canadien aux Nations Unies. La famille de Rae a eu des liens importants avec Ottawa; son père, Saul, a été diplomate principal, alors que son frère, John, a été conseiller à long terme de l’ex-premier ministre libéral Jean Chrétien.

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Daniel Paul

Daniel Nicholas Paul, C.M., aîné mi'kmaq, auteur, défenseur de la justice sociale (né le 5 décembre 1938 dans la réserve d’Indian Brook, en Nouvelle-Écosse). Daniel Paul, auteur de We Were Not the Savages, l’un des premiers livres historiques canadiens adoptant un point de vue autochtone. Il fait depuis longtemps campagne pour le retrait de la statue du fondateur controversé de la ville d’Halifax, Edward Cornwallis, jusqu’à son retrait par le conseil municipal de Halifax en janvier 2018.

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Roberta Jamieson

Roberta Louise Jamieson, O.C., avocate de la Première Nation Kanyen’kehà:ka (Mohawk), ombudsman, chef des Six Nations (Haudenosaunee ou Iroquois), conseillère en politiques, médiatrice principale, femme d’affaires (née en 1953, dans le Territoire des Six Nations de la rivière Grand à proximité de Brantford, en Ontario). Roberta Jamieson a été la première femme autochtone au Canada à obtenir un diplôme en droit en 1976, la première non‑parlementaire nommée membre d’un comité de la Chambre des communes en 1982, la première femme à occuper les fonctions d’ombudsman de l’Ontario en 1989, et la première femme élue chef des Six Nations en 2001.

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Donald Marshall fils

Donald Marshall fils, chef de file mi’kmaq, activiste autochtone, faussement reconnu coupable de meurtre (né le 13 septembre 1953 à Sydney, en Nouvelle-Écosse; décédé le 6 août 2009 à Sydney, en Nouvelle-Écosse). L’emprisonnement de Donald Marshall fils (1971-1982) a été l’une des causes les plus controversées de l’histoire du système de justice pénale du Canada. Il a été la première victime publicisée de condamnation pour meurtre injustifiée à voir sa condamnation annulée, ce qui a préparé le terrain pour d’autres, comme David Milgaard et Guy Paul Morin. Dans les années 1990, il a aussi été un acteur important dans la cause sur les droits de chasse et pêche des Premières Nations, portée devant la Cour suprême du Canada.

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Peter Tomkins

Peter Tomkins Jr., leader métis, organisateur politique et forgeron (né le 1er janvier 1899 dans la réserve Pitikwahanapiwiyin [Poundmaker], en Saskatchewan; décédé en juin 1970 à High Prairie, en Alberta).

Il collabore avec Jim Brady et Malcolm Norris pour fonder en 1932 la Métis Association of Alberta (aujourd’hui, la Métis Nation of Alberta) et, en 1939, la Indian Association of Alberta. De par son travail en soins de santé et auprès des établissements métis, Peter Tomkins encourage l’amélioration des conditions de vie pour les Métis d’Alberta et de Saskatchewan. Ses talents de diplomate, de lobbyiste et de négociateur lui permettent de faire adopter en 1938 la première loi se rapportant spécifiquement aux Métis au Canada.

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Murray Sinclair

Murray Sinclair Mizanay (Mizhana) Gheezhik, qui veut dire « celui qui parle d’images du ciel » en langue ojibwée, avocat, juge et sénateur (né en 1951 dans la région de Selkirk, au Manitoba). Admis au Barreau du Manitoba en 1980, Murray Sinclair pratique surtout dans le domaine du contentieux des affaires civiles et criminelles, en droit autochtone et en droit de la personne. En 1988, il devient le premier juge autochtone dans l’histoire du Manitoba et le deuxième dans l’histoire du Canada. En 2009, Murray Sinclair se joint à la Commission de vérité et réconciliation du Canada, et il devient sénateur en 2016. L’ampleur de son travail dans la fonction publique et son implication dans la vie communautaire démontrent son engagement envers les peuples autochtones du Canada.

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Loi sur les Indiens (résumé en langage simple)

La Loi sur les Indiens a été créée en 1876. L’objectif principal de cette loi était de forcer les peuples des Premières Nations à abandonner leur culture et à adopter un style de vie euro-canadien. La Loi sur les Indiens a été modifiée de nombreuses fois. Elle n’affecte ni les Métis ni les Inuits.

(Cet article est un résumé en langage simple sur la Loi sur les Indiens. Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter notre article intégral, intitulé Loi sur les Indiens.)

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Pitikwahanapiwiyin (Poundmaker)

Pitikwahanapiwiyin (Poundmaker), chef cri (né vers 1842 au centre de la Saskatchewan ; décédé le 4 juillet 1886 à Blackfoot Crossing, en Alberta). Pitikwahanapiwiyin, qui s’efforce de protéger les intérêts de son peuple tout au long de la négociation du Traité n° 6, est reconnu comme un grand leader. Artisan de la paix, il refuse de prendre les armes lors de la Rébellion du Nord-Ouest (également connue sous le nom de « Résistance du Nord-Ouest »). Toutefois, une faction militante formée de jeunes Cris de sa bande participe au conflit, ce qui se solde par l’arrestation et l’emprisonnement de Pitikwahanapiwiyin pour trahison. L’héritage laissé par Poundmaker en tant que pacificateur est toujours bien réel chez de nombreux peuples cris, y compris chez les Cris de la bande de Poundmaker en Saskatchewan.

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John Humphrey

John Thomas Peters Humphrey, O.C., avocat, diplomate, érudit (né le 30 avril 1905 à Hampton, au Nouveau-Brunswick; décédé le 14 mars 1995 à Montréal, au Québec). John Humphrey a été directeur de la Division des droits de l’homme des Nations Unies, de 1946 à 1966. Il a été une figure déterminante dans la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948. Il a également enseigné le droit, et a brièvement été doyen de l’Université McGill. Il a été nommé Officier de l’Ordre du Canada en 1974, et a reçu le Prix des Nations Unies pour la défense des droits de l’homme en 1988.  

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Gertrude Guerin

Gertrude Guerin (née Ettershank ; nom traditionnel Klaw-law-we-leth ; également connue sous le nom de « Old War Horse » [vieux cheval de guerre]), chef, politicienne, militante communautaire et aînée (née le 26 mars 1917 dans la réserve de la Mission à North Vancouver, C.-B.; décédée le 25 janvier 1998). Gertrude Guerin, née au sein de la Première nation Squamish (voir Salish de la côte centrale), a été une féroce protectrice des peuples et de la culture autochtones. Elle a représenté la nation Musqueam au niveau local en tant que cheffe élue, et sur la scène nationale dans les contestations de la juridiction canadienne sur le territoire traditionnel des Musqueam (voir Salish de la côte).

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Émancipation (résumé en langage simple)

Pour la majeure partie de l’histoire canadienne, le droit de vote aux élections signifie pour les membres des Premières Nations qu’ils doivent renoncer à leur statut d’Indien. On confère aux personnes des Premières Nations ayant le statut d’Indien certains droits et privilèges en vertu de la Loi sur les Indiens.

(Cet article est un résumé en langage simple sur l’émancipation. Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter notre article intégral, intitulé Émancipation).

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Samuel de Champlain

Samuel de Champlain, cartographe, explorateur, administrateur colonial, auteur (né vers 1567 à Brouage, en France; décédé le 25 décembre 1635 à Québec). Connu comme le «Père de la Nouvelle-France», Samuel de Champlain joue un rôle central dans l’établissement et les débuts de cette colonie, de 1603 à 1635. On lui attribue également la fondation de la ville de Québec en 1608, ainsi que l’exploration de la côte atlantique (enAcadie), de l’intérieur du Canada ainsi que la région des Grands Lacs. Contribuant en outre à la fondation de colonies françaises en Acadie et à Trois-Rivières, il établit des relations amicales et des alliances avec divers groupes des Premières Nations, dont les Montagnais, lesHurons, les Odawaset les Népissingues. Pendant de nombreuses années, Samuel de Champlain demeure le principal responsable de l’administration de la colonie de la Nouvelle-France. En plus de nombreuses cartes d’Amérique du Nord, il publie quatre ouvrages au cours de sa vie, seuls témoignages écrits de la Nouvelle-France du début du 17e siècle.

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Femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada

Lorsque l’on évoque les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) au Canada, on fait référence à une crise des droits de la personne qui n’est que récemment devenue un sujet majeur pour les médias nationaux. Depuis très longtemps, les femmes et les collectivités autochtones, les groupes de femmes et les organisations internationales appellent à agir face au taux de violence élevé, disproportionné par rapport à celui prévalant dans la population générale, dont sont victimes les femmes et les filles autochtones et au nombre épouvantable d’entre elles disparues et assassinées. Avant le lancement d’une enquête publique nationale le 8 décembre 2015, ces appels avaient régulièrement été ignorés par le gouvernement fédéral. Pour certains, le phénomène des FFADA constitue une crise « cachée » que l’on ne veut pas voir, Dawn Lavell Harvard, ancienne présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, évoquant, quant à elle, une « tragédie » et une « honte nationale ». En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada se prononce en faveur d’une enquête nationale sur le nombre disproportionné de victimes parmi les femmes et les filles autochtones. Le rapport final de l’Enquête nationale est terminé et présenté au public le 3 juin 2019.

Cet article traite de thématiques délicates qui peuvent ne pas convenir à tous les publics.

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Les adversaires de la Confédération

L’opposition à la Confédération existe depuis qu’une union des colonies d’Amérique du Nord britannique a été proposée pour la première fois à la fin des années 1840. Dans les parties de l’est du pays, les opposants craignaient généralement que la Confédération ne retire le pouvoir aux provinces et le remette au gouvernement fédéral, ou que l’union mène à des impôts plus élevés et à une conscription militaire. Plusieurs de ces opposants ont finalement abandonné et ont même travaillé pour le gouvernement canadien. Dans l’ouest, on n’a jamais demandé aux peuples autochtones de la colonie de la rivière Rouge s’ils voulaient se joindre à la Confédération. Craignant pour leur culture et leurs droits fonciers sous le contrôle canadien, ils ont organisé une insurrection de cinq mois contre le gouvernement. Plusieurs nationalistes québécois ont longtemps cherché à se séparer de la Confédération, soit avec les mesures extrêmes du Front de libération du Québec (FLQ), ou soit avec les référendums de 1980 et 1995.

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