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Olivia Poole

Susan Olivia Davis Poole, inventrice (née le 18 avril 1889 à Devils Lake, dans le Dakota du Nord; décédée le 10 octobre 1975 à Ganges, en Colombie-Britannique). D’origine partiellement ojibwée, Olivia Poole a été élevée dans la réserve de White Earth au Minnesota. Là, elle s’est inspirée de la pratique traditionnelle qui consiste à utiliser une planche porte-bébé pour apaiser les bébés. En 1957, elle a breveté son invention, le sautoir pour bébés sous le nom de « Jolly Jumper ». Ce faisant, elle est devenue l’une des premières femmes autochtones au Canada à breveter une invention et à en tirer profit.

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Tsetsaut

Les Tsetsaut (aussi appelés Wetaɬ) sont un peuple déné qui vivait dans l’intérieur des terres, derrière les Tlingit (Łingít) sur la côte ouest de la Colombie-Britannique et dans le sud-est de l’Alaska. Hormis la tradition orale Nisga'a et les recherches linguistiques de l’anthropologue Franz Boas, qui a vécu parmi les Tsetsaut dans les années 1890, on sait peu de choses à leur sujet. Les Tsetsaut ont été décimés par la guerre et les maladies dans les années 1800, et ils n’étaient plus que 12 survivants à la fin du siècle. On a longtemps cru que le dernier Tsetsaut était mort en 1927 et que leur langue ancienne n’était plus parlée. Toutefois, en 2019, une trentaine de membres de la nation Tsetsaut/Skii km Lax Ha, en Colombie-Britannique, s’identifient comme des Tsetsaut.

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Droits des Autochtones au Canada

En raison de la très grande diversité des Premières Nations, des Métis et des Inuits au Canada, les droits des Autochtones se prêtent mal aux généralisations. Toutefois, les droits des Autochtones sont des droits inhérents et collectifs issus de l’occupation du territoire que l’on appelle aujourd’hui le Canada, et des ordres sociaux en place avant l’arrivée des colons européens en Amérique du Nord. Pour beaucoup, le concept des droits autochtones se résume au droit à l’indépendance et à l’autodétermination en matière de gouvernance, de territoire, de ressources et de culture.

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McIvor Case

Le jugement McIvor c. Canada est rendu en réponse à la discrimination entre les sexes de l’article 6 de la Loi sur les Indiens de 1985 qui régit le statut d’Indien. Sharon McIvor, une femme qui a retrouvé son statut après l’adoption du projet de loi C-31 en1 985, ne pouvait pas transmettre son statut à sa descendance comme un homme le pourrait. Dans sa bataille contre le gouvernement fédéral, la Cour suprême de la Colombie-Britannique détermine en 2007 que l’article 6 contrevient aux droits à l’égalité de Sharon McIvor selon la Charte canadienne des droits et libertés. En réponse à ce jugement, le gouvernement fédéral dépose un nouveau projet de loi (C-3) en 2010 pour contrer la discrimination fondée sur le sexe de laLoi sur les Indiens.

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Art autochtone contemporain

L’art autochtone contemporain est l’art produit par les peuples autochtones depuis environ 1945 jusqu’au présent. Dans cet intervalle, deux courants majeurs dominent la scène contemporaine au Canada : l’art autochtone de la côte nord-ouest et l’école des Woodlands regroupant des « peintres des légendes ». Aux quatre coins du pays, d’autres artistes qu’on peut qualifier d’internationalistes par leur envergure et leur intention travaillent de façon indépendante dans le courant dominant de l’art occidental.

L’art inuit contemporain évolue parallèlement à l’art autochtone, avec des artistes reconnus tels que Zacharias Kunuk et Annie Pootoogook.

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Inuits

Inuit (en inuktitut, le mot inuit signifie « le peuple ») désigne un peuple autochtone qui habite majoritairement dans les régions nordiques du Canada. On utilise le mot « Inuk » pour parler d’une seule personne de ce peuple autochtone. Sa patrie, appelée « Inuit Nunangat », fait référence à la terre, à l’eau et à la glace des régions de l’Arctique, mais peut aussi désigner les terres occupées par les Inuits en Alaska et au Groenland. En 2011, l’Enquête nationale auprès des ménages, de Statistique Canada, a permis d’évaluer à 59 440 le nombre d’Inuits vivant au Canada s’affichant comme Inuits, soit 4,2 % de la population autochtone. En 2011, 73 % des Inuits vivent à Inuit Nunangat. On retrouve près de la moitié de ce nombre au Nunavut, suivie de près par le Nunavik (dans le nord du Québec), le Nunatsiavut (le long de la côte nord du Labrador) et l’Arctique de l’Ouest (les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon), connu sous le nom d’« Inuvialuit ». En 2016, selon Statistique Canada, la population inuite atteint le nombre de 65 025 personnes, soit une augmentation de 29,1 % depuis 2006. Les Inuits représentent 3,9 % de la population autochtone au Canada (voir Langues autochtones au Canada).

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Ségrégation raciale des Autochtones au Canada

La ségrégation raciale représente la séparation forcée de différents groupes raciaux dans un pays, une communauté ou un établissement. Au cours de l’histoire, la ségrégation raciale des Autochtones au Canada a été imposée, entre autres, par la Loi sur les Indiens, le système de réserves, les pensionnats indiens et les hôpitaux indiens. Ces politiques, qui entrent en conflit avec les systèmes sociaux, économiques, culturels et politiques des peuples autochtones, contribuent aussi à la colonisation européenne partout au pays. La ségrégation des peuples autochtones au Canada doit être analysée dans un contexte historique de contacts entre les peuples, de principes de découverte et de conquête, ainsi que de colonisation continuelle.

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Joseph Benjamin Keeper

Joseph Benjamin Keeper, dit « Joe », athlète de calibre international et héros de guerre, originaire de la nation crie de Norway House (né le 21 janvier 1886, à Walker Lake, au Manitoba; décédé le 29 septembre 1971, à Winnipeg, au Manitoba). Joe Keeper a participé aux Jeux olympiques d’été de Stockholm en 1912, au cours desquels il a pris part aux épreuves du 5 000 m et du 10 000 m sur piste. Il a ensuite servi dans le Corps expéditionnaire canadien, pendant la Première Guerre mondiale, et a reçu la Médaille militaire pour ses actions au front. Après sa mort, il a été intronisé au Temple de la renommée olympique du Canada, en 1977, et au Panthéon des sports canadiens, en 2015.

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La crise d’Oka

La crise d’Oka, aussi appelée la résistance mohawk, est un affrontement de 78 jours (du 11 juillet au 26 septembre 1990) opposant des manifestants mohawks au service de police provinciale du Québec et à l’armée canadienne. Au cœur de la crise : l’agrandissement proposé d’un terrain de golf et un projet immobilier sur des terres en litige où se trouve un cimetière mohawk. Les tensions sont restées fortes tout au long de la crise, surtout après la mort du caporal Marcel Lemay, agent de la Sûreté du Québec. Éventuellement, les Forces canadiennes sont appelées en renfort et la situation prend fin. Bien que le gouvernement fédéral ait mis fin au projet d’agrandissement du terrain de golf et ait acheté les terres en litige, il ne les a toujours pas transférées à la communauté de Kanesatake.

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Langues autochtones au Canada

On compte au pays environ 70 langues autochtones distinctes, qui se divisent en dix familles linguistiques. À bien des endroits, la transmission de la langue d’une génération à l’autre est devenue chose rare, ce qui a toutefois permis une prise de conscience parmi des peuples autochtones, qui redoublent dorénavant d’efforts pour revitaliser et promouvoir leur langue. Au Canada, et de façon plus générale en Amérique du Nord, le paysage linguistique est complexe, et comprend un important nombre et une grande diversité de langues. Les langues autochtones sont ainsi parlées par beaucoup d’habitants. Certaines ont même le statut de langues officielles au Nunavut et aux Territoires du Nord-Ouest, et d’autres, comme au Yukon, sont reconnues pour leur importance et leur portée. Le 5 février 2019, le gouvernement canadien a déposé la Loi sur les langues autochtones, qui vise à protéger et à revitaliser les langues autochtones au Canada.

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Traumatisme intergénérationnel et les pensionnats indiens

Le traumatisme historique se produit lorsqu’un traumatisme causé par l’oppression historique se transmet de génération en génération. Pendant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a soutenu les programmes de pensionnats indiens qui isolaient les enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés (voir Pensionnats indiens au Canada). Sous le couvert de l’éducation et de la préparation des enfants autochtones à leur participation à la société canadienne, le gouvernement fédéral ainsi que d’autres administrations du système des pensionnats indiens ont commis ce qui a depuis été décrit comme un acte de génocide culturel. Lorsque des générations d’élèves ont quitté ces institutions, ils sont retournés dans leurs communautés sans les connaissances, les aptitudes ou les outils nécessaires pour affronter l’un ou l’autre monde. Les répercussions de leur vécu dans les pensionnats indiens continuent d’être ressenties par les générations suivantes. C’est ce qu’on appelle le traumatisme intergénérationnel.