Recherche pour "Violence contre les femmes"

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Tragédie de Polytechnique

Le 6 décembre 1989, un homme du nom de Marc Lépine entre dans une classe de génie mécanique à l’École Polytechnique de Montréal, armé d’un fusil semi-automatique. Après avoir séparé les femmes des hommes, il ouvre le feu sur elles en criant : « Vous êtes toutes des féministes. » Quatorze jeunes femmes sont tuées et treize autres personnes blessées. Marc Lépine retourne ensuite son arme contre lui. Dans sa note de suicide, il reproche aux féministes d’avoir ruiné sa vie. Sa note énumère 19 « féministes radicales » qu’il aurait tuées, écrit-il, s’il en avait eu le temps. Il y a là des femmes bien connues au Québec, dont des journalistes, des vedettes de la télévision, des syndicalistes.

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Se souvenir de la tragédie de Polytechnique : au-delà du devoir de mémoire

​Chaque année, le 6 décembre, lors de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, on se souvient de celles qui ont perdu la vie. Les drapeaux sont mis en berne, on tient des vigiles, des conférences et des marches. Malgré tout, le sens à donner aux événements a suscité et continue de susciter la controverse.

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Femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada

Lorsque l’on évoque les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) au Canada, on fait référence à une crise des droits de la personne qui n’est que récemment devenue un sujet majeur pour les médias nationaux. Depuis très longtemps, les femmes et les collectivités autochtones, les groupes de femmes et les organisations internationales appellent à agir face au taux de violence élevé, disproportionné par rapport à celui prévalant dans la population générale, dont sont victimes les femmes et les filles autochtones et au nombre épouvantable d’entre elles disparues et assassinées. Avant le lancement d’une enquête publique nationale le 8 décembre 2015, ces appels avaient régulièrement été ignorés par le gouvernement fédéral. Pour certains, le phénomène des FFADA constitue une crise « cachée » que l’on ne veut pas voir, Dawn Lavell Harvard, ancienne présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, évoquant, quant à elle, une « tragédie » et une « honte nationale ». En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada se prononce en faveur d’une enquête nationale sur le nombre disproportionné de victimes parmi les femmes et les filles autochtones. Le rapport final de l’Enquête nationale est terminé et présenté au public le 3 juin 2019.

Cet article traite de thématiques délicates qui peuvent ne pas convenir à tous les publics.