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Francis William Godon (Source primaire)

Francis William Godon n’avait que 19 ans lorsqu’il a servi pour la première fois au sein du Royal Winnipeg Rifles pendant la Deuxième Guerre mondiale. En tant que tireur antichar, le jeune soldat métis faisait partie des 14 000 Canadiens qui ont envahi la Normandie le 6 juin 1944. Lisez et écoutez le récit de Francis Godon sur les horreurs de cette journée et sur le rôle important que la victoire des Alliés a joué.

Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.

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Femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada

Lorsque l’on évoque les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (FFADA) au Canada, on fait référence à une crise des droits de la personne qui n’est que récemment devenue un sujet majeur pour les médias nationaux. Depuis très longtemps, les femmes et les collectivités autochtones, les groupes de femmes et les organisations internationales appellent à agir face au taux de violence élevé, disproportionné par rapport à celui prévalant dans la population générale, dont sont victimes les femmes et les filles autochtones et au nombre épouvantable d’entre elles disparues et assassinées. Avant le lancement d’une enquête publique nationale le 8 décembre 2015, ces appels avaient régulièrement été ignorés par le gouvernement fédéral. Pour certains, le phénomène des FFADA constitue une crise « cachée » que l’on ne veut pas voir, Dawn Lavell Harvard, ancienne présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, évoquant, quant à elle, une « tragédie » et une « honte nationale ». En 2015, la Commission de vérité et réconciliation du Canada se prononce en faveur d’une enquête nationale sur le nombre disproportionné de victimes parmi les femmes et les filles autochtones. Le rapport final de l’Enquête nationale est terminé et présenté au public le 3 juin 2019.

Cet article traite de thématiques délicates qui peuvent ne pas convenir à tous les publics.

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Pensionnats indiens au Canada (résumé en termes simples)

Au début des années1600, les religieuses et prêtres catholiques établissent les premiers pensionnats indiens au Canada. En 1883, ces institutions commencent à recevoir du financement de la part du gouvernement fédéral. Cette même année, le gouvernement du Canada autorise officiellement la création du système des pensionnats indiens. L’objectif principal de ce système est d’assimiler les enfants autochtones à la société chrétienne blanche. (Voir aussi Les expériences des Inuits dans les pensionnats indiens et Les expériences des Métis dans les pensionnats indiens.)

(Cet article est un résumé en termes simples de l’histoire des pensionnats indiens. Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, veuillez consulter notre article complet, Pensionnats indiens au Canada)

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La variole au Canada

La variole est une maladie infectieuse causée par un virus. Elle fait son entrée dans ce qui est aujourd’hui le Canada avec l’arrivée des colons français au début du 17esiècle. En raison de leur système immunitaire totalement dépourvu de défenses naturelles face au virus, les Autochtones qui y sont exposés présentent des taux d’infection et de mortalité désastreux. À partir de 1768, l’inoculation de bras à bras se répand en Amérique du Nord, tandis qu’à compter du début du 19esiècle, les progrès de la vaccination permettent de contrôler la propagation de la variole. Des efforts de santé publique contribuent également à réduire les taux d’infection. Au cours du 20esiècle, des scientifiques canadiens participent aux efforts d’éradication de la variole menés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui sont couronnés de succès en 1979. Des échantillons du virus sont toutefois conservés aux fins de recherche et de sécurité.

Cliquez ici pour consulter la définition des termes-clés employés dans le présent article.

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Histoire de la colonisation des Prairies canadiennes

Les Prairies canadiennes se peuplent au cours de six grandes vagues migratoires s’étalant de la préhistoire à aujourd’hui. La migration depuis l’Asie, il y a environ 13 300 ans, engendre une population autochtone qui se compte entre 20 000 et 50 000 individus en 1640. De 1640 à 1840, plusieurs milliers de commerçants de fourrure européens et canadiens, suivis de centaines d’immigrants britanniques, arrivent sur le territoire, créant des douzaines d’avant-postes ainsi que la colonie de la rivière Rouge, où les Métis deviennent la plus importante portion de la population. La troisième vague, qui s’étend des années 1840 aux années 1890, consiste principalement, mais pas uniquement, de Canadiens d’ascendance britannique. La quatrième, et de loin la plus importante, est constituée de plusieurs nations, surtout européennes, et a lieu de 1897 à 1929, avec une interruption pendant et après la Première Guerre mondiale (1914-1922). La cinquième vague, composée de Canadiens d’autres provinces, d’Européens et d’immigrants d’autres pays, commence à la fin des années 1940 et se poursuit durant les années 1960. La sixième vague, qui commence au début des années 1970, est principalement composée de gens de l’hémisphère sud. Elle se poursuit, avec fluctuations, jusqu’à aujourd’hui. Tout au long du dernier siècle, la région connaît un exode continu de sa population qui migre dans d’autres régions du Canada, aux États-Unis et ailleurs.

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Marche commémorative des femmes

La Marche commémorative des femmes se déroule chaque année le 14 février, jour de la Saint-Valentin, dans des villes du Canada et des États-Unis. Elle a eu lieu pour la première fois en 1992 à Vancouver, en Colombie-Britannique, à la suite du meurtre d’une femme autochtone, Cheryl Ann Joe. À l’origine, la marche se voulait une petite cérémonie pour Cheryl Ann Joe, mais elle est devenue un événement annuel à la mémoire de toutes les femmes et filles autochtones disparues et assassinées au Canada. La Marche commémorative des femmes réunit des milliers de personnes à Vancouver, et se déroule maintenant dans plus de 20 villes au Canada et aux États-Unis.

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Traite des fourrures au Canada

La traite des fourrures est une vaste entreprise commerciale dans l’étendue sauvage et boisée de ce que l’on connaît maintenant comme le Canada. Elle est à son apogée pendant près de 250 ans, des tout premiers débuts du 17siècle jusqu’au milieu du 19siècle. Soutenu principalement par le piégeage de castors pour subvenir à la demande européenne de chapeaux de feutre, ce commerce à forte concurrence ouvre les portes de l’exploration et de l’établissement sur le continent, appuie les œuvres missionnaires, établit des liens sociaux, économiques et coloniaux entre les Européens et les Autochtones et joue un rôle déterminant dans la création et le développement du Canada.

(Ce texte est l’article complet sur la traite des fourrures. Si vous souhaitez en lire un résumé en termes simples, veuillez consulter : Traite des fourrures au Canada (résumé en termes simples).)

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Le Manitoba et la Confédération

La cinquième province du Canada, le Manitoba, rejoint la Confédérationau moment de l’adoption de la Loi sur le Manitoba, le 12 mai 1870. Les Assiniboines, les Dakotas, les Cris et les Dénés ont occupé le territoire pendant 15 000 ans. Depuis 1670, ce territoire faisait partie de la Terre de Rupert et était contrôlé par la Compagnie de la Baie d’Hudson. Le gouvernement canadien a acheté la Terre de Rupert à la demande de William McDougall, père de la Confédération pour le Manitoba. Aucun résident de la région n’a été consulté au sujet du transfert; en réponse, Louis Riel et les Métis ont mené la résistance de la rivière Rouge. Celle-ci a abouti à un accord pour se joindre à la Confédération. Ottawa a accepté d’aider à financer le nouveau gouvernement provincial, de donner environ 1,4 million d’acres de terres aux Métis et d’accorder à la province quatre sièges au Parlement. Cependant, le Canada a mal géré sa promesse de garantir aux Métis leurs droits fonciers. La Rébellion du Nord-Ouest qui s’est ensuivie en 1885 a entraîné l’exécution de Riel. La création du Manitoba — qui, contrairement aux quatre premières provinces, ne contrôlait pas ses ressources naturelles — a révélé la volonté d’Ottawa de contrôler le développement de l’Ouest.