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Ministère de la Marine

Le ministère de la Marine est la division du gouvernement français qui administre le Canada durant les cent dernières années du régime français. Le ministère de la Marine – considéré tour à tour comme un ministère, un département et un secrétariat d’État – administre la marine, les colonies et le commerce maritime français.

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Compagnie des Indes occidentales

La Compagnie des Indes occidentales était une société de commerce qui a dirigé l’économie de la France de 1664 à 1674. Le roi Louis XIV a donné à la société les droits exclusifs de commerce et de gouvernement dans toutes les colonies françaises. Son territoire s’étendait des Amériques aux Caraïbes et à l’Afrique de l’Ouest. En plus de ses ressources naturelles comme les fourrures et le sucre, la Compagnie faisait le commerce des esclaves.

Il est important de ne pas confondre cette société avec la société de commerce française fondée par John Law et renommée Compagnie des Indes en 1719.

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Régiment de Carignan-Salières

Le régiment de Carignan-Salières est un régiment de troupes françaises envoyé en Nouvelle-France entre 1665 et 1667 afin de combattre les Haudenosaunees. Ces soldats professionnels peu habitués à la guerre dans les bois envahissent les territoires des Haudenosaunees sans toutefois parvenir à les vaincre. Cette démonstration de force mène néanmoins à des accords de paix en 1667. Si la plupart des soldats retournent ensuite en France, d’autres se marient en Nouvelle-France et s’y établissent. Ils épousent, entre autres, des Filles du Roy et ont une descendance nombreuse. Les municipalités comme Berthier, Chambly ou Verchères portent encore aujourd’hui le nom des officiers de ce régiment.

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Monnaie de carte

La monnaie de carte était un type de papier-monnaie utilisé périodiquement en Nouvelle-France de 1685 jusqu’à la Conquête britannique de 1763. Les monnaies de cartes étaient émises par le roi et elles détenaient des valeurs équivalentes aux livres françaises. Elles ont plus tard été remplacées par des cartes blanches découpées sous diverses formes.

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Conquête

La Conquête est l’expression utilisée pour désigner la prise du Canada par la Grande-Bretagne durant la guerre de Sept Ans. Le terme est aussi utilisé pour faire référence aux changements qui en ont résulté dans les conditions de vie des 60 000 à 70 000 habitants francophones et de nombreux peuples autochtones. Québec capitule devant les forces britanniques le 18 septembre 1759, quelques jours après la décisive bataille des plaines d’Abraham. La résistance française prend fin un an plus tard avec la capitulation de Montréal. En vertu du Traité de Paris, la Nouvelle-France devient une possession britannique en 1763. La Proclamation royale de 1763 prévoit des politiques d’assimilation qui ne réussissent pas à s’implanter et qui sont remplacées par les dispositions de l’Acte de Québec en 1774. Bien que l’Acte soit l’un des facteurs de la Révolution américaine (1775-1783), il offre aussi aux Canadiens des conditions de vie désirables qui mènent à une certaine stabilité pendant plusieurs générations.

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Gouverneur

Le gouverneur de la Nouvelle-France est le représentant officiel du roi dans la colonie. Il est également le commandant des forces militaires. De plus, le gouverneur est responsable des relations diplomatiques avec les nations autochtones ainsi que les autres colonies.

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Gallicanisme

Le gallicanisme est une doctrine adoptée en France, à partir du Moyen-Âge, qui régit les rapports entre l’Église catholique et l’État. Il affirme l’indépendance de l’Église de France à l’égard de l’autorité pontificale, mais également sa subordination au pouvoir royal. Il confirme ainsi la suprématie de l’État dans la vie publique, contrairement à l’ultramontanisme qui préconise la soumission des Églises et des royaumes à la papauté.

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Peuplement de la Nouvelle-France

Pendant toute l’histoire de la Nouvelle-France, ce sont surtout des soldats et des travailleurs, appelés des « engagés », qui traversent l’Atlantique et colonisent le Canada. Ces jeunes militaires et artisans viennent essentiellement des régions côtières et urbaines de la France, tout comme les femmes immigrantes qui espèrent s’y marier. Ce flux migratoire, qui varie en fonction des périodes de guerre ou de prospérité, fournit l’essentiel des colons avant 1670, après quoi la natalité canadienne prend le dessus. Les familles canadiennes comptent généralement de 7 à 8 enfants au 17siècle et de 4 à 6 au 18e, si bien que la population de la Nouvelle-France atteint environ 70 000 personnes à la fin du régime français.

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Capitulation de Montréal, 1760

La bataille des plaines d’Abraham et la capitulation de Québec en 1759 rendent la situation stratégique de la Nouvelle-France désespérée. Malgré une victoire lors de la bataille de Sainte-Foy, les forces françaises se voient isolées à Montréal par les forces britanniques. Le commandant français, François-Gaston de Lévis, souhaite continuer la lutte. Cependant, le gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre-Rigaud de Vaudreuil, décide de rendre la ville. Il souhaite éviter plus de pertes humaines inutiles. Lors de la capitulation de Montréal aux forces britanniques le 8 septembre 1760, la Grande‑Bretagne réalise effectivement sa conquête de la Nouvelle‑France.

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Régime seigneurial

Mode institutionnel de distribution et d'occupation des terres, implanté en Nouvelle-France en 1627 et aboli officiellement en 1854. À l’époque de la Nouvelle-France, 80 % de la population vit dans le milieu rural régi par ce système de distribution et d’occupation des terres. En principe, le seigneur concède gratuitement une terre à une famille, moyennant certaines redevances. La famille y pratique une agriculture de subsistance, couvrant l’essentiel de ses besoins alimentaires, de chauffage et de logement.

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Traité de Paris (1763)

Le traité de Paris, signé le 19 février 1763, met fin à la guerre de Sept Ans entre la France, la Grande-Bretagne et l’Espagne. Il marque la fin du conflit en Amérique du Nord et jette les bases du Canada actuel. C’est par ce traité que la France cède officiellement la Nouvelle-France aux Britanniques et quitte presque entièrement le continent.

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Compagnie des Cent-Associés

La Compagnie de la Nouvelle‑France, ou Compagnie des Cent‑Associés, comme on l’appelait plus communément, a été formée en France en 1627. Elle avait pour objectif de peupler la Nouvelle‑France, et bénéficiait, en échange, d’un monopole sur presque tout le commerce colonial. Elle a pris des mesures audacieuses, mais a subi de nombreux revers. La Compagnie a été dissoute en 1663. En dépit du faible rendement qu’elle a obtenu sur ses investissements, elle a tout de même contribué à faire de la Nouvelle‑France une colonie viable.

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Filles du roi

Femmes célibataires dont le roi favorise la migration en Nouvelle-France entre 1663 et 1673. Comme les intérêts privés favorisent la migration d'engagés mâles, le gouvernement français et les communautés religieuses tentent de corriger la disproportion entre les sexes dans les colonies.

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Proclamation royale de 1763 (résumé en langage simple)

La Proclamation royale de 1763 est émise au lendemain de la victoire des Britanniques sur les Français à Québec en 1759 et à Montréal en 1760 (voir Bataille des plaines d’Abraham et Guerre de Sept Ans). Après ces défaites, la Nouvelle-France (1608-1763) est reprise par les Britanniques. La Proclamation place la nouvelle province de Québec sous contrôle britannique.

 (Cet article est un résumé en langage simple sur la Proclamation royale de 1763. Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter notre article intégral, intitulé Proclamation royale de 1763).

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Le Canada et la bataille de la Somme

La bataille de la Somme, aussi appelée offensive de la Somme, a eu lieu pendant la Première Guerre mondiale, du 1er juillet au 18 novembre 1916. À l’été 1916, les Britanniques ont lancé leur plus importante bataille sur le front Ouest contre les lignes allemandes. L’offensive a été l’une des plus sanglantes de l’histoire de l’humanité. En effet, au cours des cinq mois du conflit, environ 1,2 million d’hommes ont été tués ou blessés. Le Corps canadien (voir Corps expéditionnaire canadien) a participé aux trois derniers mois de la bataille. Au premier jour de l’offensive, le First Newfoundland Regiment a été presque anéanti à Beaumont-Hamel. La bataille de la Somme n’a engendré que des gains mineurs et est depuis longtemps devenue un symbole du carnage insensé et de la futilité des guerres de tranchées (voir aussi La Somme).