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La caravane des peuples autochtones

La caravane des Autochtones, une manifestation de contestation politique, ayant pris, en1974, la forme d’une traversée du pays, avait pour objectif principal de sensibiliser le public aux mauvaises conditions de vie des Autochtones au Canada et aux discriminations dont ils étaient victimes. Partie de Vancouver, elle est arrivée à Ottawa, où elle a occupé, par la suite, un entrepôt vide sur l’île Victoria, près de la colline du Parlement, jusqu’en1975. Elle réunissait divers groupes autochtones protestant contre le non‑respect des traités, ainsi que contre les lacunes gouvernementales en matière de financement de l’éducation, du logement et des soins de santé. Elle aura permis d’accroître la fréquence des réunions entre les ministres du Cabinet et les dirigeants autochtones et restera dans les mémoires comme un tournant important de l’activisme autochtone au Canada.

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Félix Leclerc

Félix Eugène Leclerc, O. C., G.O.Q., auteur-compositeur-interprète, poète, romancier, dramaturge, acteur, et homme de radio et de télévision (né le 2 août 1914 à La Tuque, au Québec; mort le 8 août 1988 à l’Ȋle d’Orléans, au Québec). Félix Leclerc est un artiste militant, dont l’activité dans plusieurs domaines marque un tournant majeur dans la culture québécoise.

Poète et dramaturge, il est l’un des géants de la littérature québécoise. Il est également une immense vedette de la chanson au Canada et en Europe, en particulier en France. Influençant fortement l’évolution de la chanson québécoise, il ouvre la voie au mouvement des chansonniers populaires au Québec et en France. Ardent défenseur du nationalisme québécois, il exacerbe le sentiment collectif identitaire du peuple québécois. Parmi ses chansons les plus populaires, figurent entre autres « Notre sentier », « Moi, mes souliers », « Bozo » et « Le tour de l’île ». Il se voit décerner par l’Académie Charles-Cros à Paris le Grand prix du disque à trois reprises, le Prix de musique Calixa-Lavallée, le Prix Denise-Pelletier et le Diplôme d’honneur. Il est nommé officier de l’Ordre du Canada, grand officier de l’Ordre national du Québec et chevalier de la Légion d’honneur en France.

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Pauline Johnson (Tekahionwake)

Emily Pauline Johnson (ou Tekahionwake, « double wampum »), poétesse, écrivaine, artiste et interprète (née le 10 mars 1861 dans la réserve des Six Nations, au Canada-Ouest; décédée le 7 mars 1913 à Vancouver, en Colombie-Britannique). Pauline Johnson compte parmi les artistes nord-américains les plus remarquables de la fin du 19e siècle. Cette écrivaine douée et oratrice éloquente d’origine mohawk et européenne poursuit de nombreuses tournées et captive les auditoires par son immense talent pour l’art dramatique. Pauline Johnson contribue largement aux cultures autochtone et canadienne, à l’oral comme à l’écrit. Elle s’inscrit au rang des personnes d’importance historique nationale et la maison où elle a grandi est aujourd’hui un musée et un lieu historique national. Dans le parc Stanley à Vancouver, un monument rend hommage à ses ouvrages et au patrimoine qu’ils représentent. En 2016, Pauline Johnson figure parmi les 12 Canadiennes retenues à l’un des stades de la sélection du personnage emblématique féminin à mettre en vedette sur un billet de banque (voir Les femmes sur les billets de banque canadiens).

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Bobby Curtola

Robert Allen Curtola, C.M., chanteur, auteur-compositeur (né le 17 avril 1943 à Port Arthur, en Ontario ; décédé le 4 juin 2016 à Edmonton, en Alberta). Première idole des jeunes au Canada, Bobby Curtola a dominé le palmarès de la musique populaire dans les années 1960. Sa série de chansons à succès, notamment Fortune Teller (1962) a dominé le classement canadien des chansons à succès de 1960 à 1967 et s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde entier. Il a été l’un des premiers Canadiens à décrocher un contrat de plusieurs millions de dollars pour se produire à Las Vegas. Il a également contribué à collecter des millions de dollars pour des organismes caritatifs en animant plusieurs téléthons. Membre de l’Ordre du Canada, du Temple de la renommée de la musique canadienne de RPM et du Rockabilly Hall of Fame. Il a été intronisé à titre posthume au Panthéon de la musique canadienne en 2019.

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Janette Bertrand

Janette Bertrand, O.C.O.Q., journaliste, comédienne, auteure, dramaturge et féministe (née le 25 mars 1925 à MontréalQuébec). Récipiendaire de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec, cette communicatrice hors pair a marqué profondément le journalisme et la télévision au Québec en abordant avec franchise et sincérité des sujets à dimension sociale peu traités dans les médias.

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Cynthia Nicholas

Cynthia Maria Nicholas, dite « Cindy », spécialiste du marathon de natation, avocate, politicienne (née le 20 août 1957 à Toronto, en Ontario; décédée le 19 mai 2016 à Scarborough, en Ontario). Cindy Nicholas a été l’une des spécialistes du marathon de natation les plus dominantes au Canada. En 1977, à l’âge de 20 ans, elle est devenue la première femme et la plus jeune, tous sexes confondus, à mener à bien une traversée de la Manche à la nage aller‑retour, fixant, à cette occasion, un nouveau record du monde en 19 heures et 55 minutes. Entre 1974 et 1982, elle a effectué 19 traversées de la Manche, dont un nombre record de cinq allers‑retours. Ses exploits lui ont valu le surnom de « Queen of the Channel » (Reine de la Manche). En 1976, elle a été nommée championne mondiale de marathon de natation et, en 1977, elle a remporté le Prix Bobbie‑Rosenfeld récompensant la meilleure sportive de l’année. Après sa carrière sportive, elle s’est lancée dans le droit et a été députée provinciale pour le Parti libéral de l’Ontario de 1987 à 1990. Elle a été intronisée à l’Ordre du canada, au Panthéon des sports canadiens, à l’Ontario Sports Hall of Fame et à l’International Swimming Hall of Fame.

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Chilliwack

Le groupe rock de Vancouver Chilliwack a produit des airs parmi les plus populaires au Canada dans les années 1970 et au début des années 1980 : Lonesome Mary, Fly at Night et My Girl (Gone Gone Gone).

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Les peuples autochtones et la seconde guerre mondiale

En 1939, le Canada s’est retrouvé en guerre pour la deuxième fois en une génération. Comme pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918), des milliers de soldats et d’infirmières autochtones se sont portés volontaires pour l’effort de guerre au pays et à l’étranger, servant avec distinction dans l’armée, la marine et la force aérienne canadiennes. Au moins 3090 soldats des Premières Nations se sont enrôlés dans l’armée canadienne pendant la Deuxième Guerre mondiale, et des milliers d’autres Métis, Inuits et Indiens non inscrits ont servi sans que leur identité autochtone soit officiellement reconnue.

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La crise d’Oka

La crise d’Oka, également connue sous le nom de « résistance de Kanesatake » ou de « résistance mohawk à Kanesatake », a vu des manifestants mohawks affronter, pendant 78 jours, du 11 juillet au 26 septembre 1990, la police du Québec, la GRC et l’armée canadienne. Elle s’est déroulée sur le territoire de la collectivité de Kanesatake, près de la ville d’Oka, sur la rive nord de Montréal. Des manifestations et des violences connexes se sont produites sur la réserve de Kahnawake, au sud de Montréal. La crise a été déclenchée par un projet d’expansion d’un terrain de golf et de construction de maisons en rangée, sur des terres faisant l’objet d’un litige, à Kanesatake, sur lesquelles se trouvait, notamment, un cimetière mohawk. Les tensions ont été vives, notamment après le décès du caporal Marcel Lemay, un policier de la Sûreté du Québec. Finalement, l’armée a été sollicitée et les manifestations de protestation ont pris fin. L’agrandissement du terrain de golf a été annulé et les terres ont été acquises par le gouvernement fédéral. Cependant, elles n’ont pas été établies en tant que réserve, et n’ont toujours pas fait l’objet d’un transfert officiel aux Mohawks de Kanesatake.

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Les peuples autochtones et la première guerre mondiale

Les soldats, infirmières et civils ordinaires autochtones ont apporté une contribution majeure à l’effort de guerre du Canada au cours de la Première Guerre mondiale. Plus de 4000 soldats des Premières Nations ont combattu pour le Canada pendant la guerre, selon les registres officiels du ministère des Affaires indiennes (voir Ministères fédéraux des Affaires autochtones et du Nord). De plus, des milliers d’autres Indiens, Inuits et Métis non inscrits se sont enrôlés sans que leur identité autochtone soit officiellement reconnue. Plus de 50 soldats autochtones ont été décorés pour leur bravoure au combat, dont le soldat anishinabé (ojibwé) Francis Pegahmagabow, le soldat inuit John Shiwak et le soldat métis Henry Norwest.

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Fred Loft

Frederick Ogilvie Loft (communément appelé Fred ou F.O. Loft), chef mohawk, militant, ancien combattant, journaliste, auteur et forestier (né le 3 février 1861, dans la réserve des Six Nations de la rivière Grand, au Canada‑Ouest, aujourd’hui l’Ontario; décédé le 5 juillet 1934, à Toronto, en Ontario). En décembre 1918, Fred Loft a fondé la League of Indians of Canada, la première organisation nationale autochtone au Canada (voir Autochtones : organisations et activisme politiques). Il a combattu durant la Première Guerre mondiale et est reconnu comme l’un des militants autochtones les plus importants du début du 20e siècle. Son nom mohawk était Onondeyoh, ce qui signifie « belle montagne ».

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Willard Bolduc

Willard John Bolduc, D.F.C., Autochtone, officier des forces aériennes, héros de guerre (né le 28 décembre 1915, à Chapleau, en Ontario; décédé le 7 juin 1968, à Toronto, en Ontario). Willard Bolduc a reçu la Distinguished Flying Cross (D.F.C.) pour son rôle de mitrailleur de bord pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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Lester Bowles Pearson

Lester Bowles « Mike » Pearson, premier ministre (1963-1968), homme d'État, homme politique, fonctionnaire, professeur (naît le 23 avril 1897, à Newtonbrook, en Ontario, décède le 27 déc. 1972, à Ottawa, en Ontario).

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Langues autochtones au Canada

On compte au pays environ 70 langues autochtones distinctes, qui se divisent en dix familles linguistiques. À bien des endroits, la transmission de la langue d’une génération à l’autre est devenue chose rare, ce qui a toutefois permis une prise de conscience parmi des peuples autochtones, qui redoublent dorénavant d’efforts pour revitaliser et promouvoir leur langue. Au Canada, et de façon plus générale en Amérique du Nord, le paysage linguistique est complexe, et comprend un important nombre et une grande diversité de langues. Les langues autochtones sont ainsi parlées par beaucoup d’habitants. Certaines ont même le statut de langues officielles au Nunavut et aux Territoires du Nord-Ouest, et d’autres, comme au Yukon, sont reconnues pour leur importance et leur portée. Le 5 février 2019, le gouvernement canadien a déposé la Loi sur les langues autochtones, qui vise à protéger et à revitaliser les langues autochtones au Canada.

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Mumilaaq Qaqqaq

Mumilaaq Qaqqaq, députée inuite (née le 4 novembre 1993 à Baker Lake, au Nunavut). En 2019, Mumilaaq Qaqqaq est devenue, à 25 ans, la plus jeune députée de l’histoire du Nunavut, et la première à représenter le Nouveau parti démocratique (NPD) depuis que le Nunavut est devenu un territoire en 1999. Avant d’entrer en politique, Mumilaaq Qaqqaq a été conférencière et militante. Elle a sensibilisé la population aux crises des communautés inuites (suicide, insécurité alimentaire, logement, climat).

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Samuel de Champlain

Samuel de Champlain, cartographe, explorateur, administrateur colonial, auteur (né vers 1567 à Brouage, en France; décédé le 25 décembre 1635 à Québec). Connu comme le «Père de la Nouvelle-France», Samuel de Champlain joue un rôle central dans l’établissement et les débuts de cette colonie, de 1603 à 1635. On lui attribue également la fondation de la ville de Québec en 1608, ainsi que l’exploration de la côte atlantique (enAcadie), de l’intérieur du Canada ainsi que la région des Grands Lacs. Contribuant en outre à la fondation de colonies françaises en Acadie et à Trois-Rivières, il établit des relations amicales et des alliances avec divers groupes des Premières Nations, dont les Montagnais, lesHurons, les Odawaset les Népissingues. Pendant de nombreuses années, Samuel de Champlain demeure le principal responsable de l’administration de la colonie de la Nouvelle-France. En plus de nombreuses cartes d’Amérique du Nord, il publie quatre ouvrages au cours de sa vie, seuls témoignages écrits de la Nouvelle-France du début du 17e siècle.

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Gordon A. Smith

Gordon Appelbe Smith, C.M., O.B.C., peintre, graveur, enseignant, philanthrope (né le 18 juin 1919 à East Brighton, Angleterre; décédé le 18 janvier 2020 à West Vancouver, Colombie-Britannique). Durant la seconde moitié du 20e siècle, Gordon Smith devient une figure clé de la scène artistique de Vancouver. Il est surtout connu pour ses abstractions monumentales et modernistes du paysage de la côte Ouest, et pour sa longue et influente carrière en tant qu’enseignant et philanthrope. Il a été fait membre de l’Ordre du Canada pour avoir « contribué de façon majeure au développement des beaux-arts au Canada ». Il a également reçu l’Ordre de la Colombie-Britannique, le prix Audain pour l’ensemble de sa carrière dans les arts visuels et le prix du Gouverneur général en arts visuels et médiatiques.

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Comité judiciaire du Conseil privé

Le comité judiciaire du Conseil privé, un organe du Conseil privé britannique, a été mis en place en 1833. En 1844, il s’est vu attribuer la compétence de tous les tribunaux coloniaux de Grande-Bretagne. D’anciens juges de cours supérieures de Grande-Bretagne faisaient partie du comité judiciaire, ainsi qu’une poignée de juges du Commonwealth. Leurs décisions étaient souvent critiquées, favorisant aux dires de certains les compétences provinciales au détriment de l’autorité fédérale (en particulier dans des domaines tels que le commerce et les échanges). Le comité judiciaire a servi de cour d’appel finale pour le Canada jusqu’en 1949, date à laquelle ce rôle a été confié à la Cour suprême du Canada.

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Diane Clement

Diane Elaine Clement (née Matheson), O.C., sprinteuse (née le 27 septembre 1936, à Moncton, au Nouveau‑Brunswick). Diane Clement a détenu de nombreux records canadiens en sprint, et a remporté une médaille de bronze, pour le Canada, au relais 4x110 verges féminin, aux Jeux de l’Empire britannique et du Commonwealth de 1958. En 1956, elle est la première athlète née au Nouveau‑Brunswick à représenter le Canada lors des Jeux olympiques d’été. En 1959, elle devient la première entraîneuse de l’équipe d’athlétisme féminine de l’Université de la Colombie‑Britannique. Elle a également été la première présidente d’une fédération sportive au Canada et la première vice‑présidente honoraire du Congrès de l’IAAF (aujourd’hui World Athletics). Elle a été intronisée au Temple de la renommée sportive du Nouveau‑Brunswick et au British Columbia Sports Hall of Fame and Museum et a été faite membre de l’Ordre du Canada.

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