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Traumatisme intergénérationnel et les pensionnats indiens

Le traumatisme historique se produit lorsqu’un traumatisme causé par l’oppression historique se transmet de génération en génération. Pendant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a soutenu les programmes de pensionnats indiens qui isolaient les enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés (voir Pensionnats indiens au Canada). Sous le couvert de l’éducation et de la préparation des enfants autochtones à leur participation à la société canadienne, le gouvernement fédéral ainsi que d’autres administrations du système des pensionnats indiens ont commis ce qui a depuis été décrit comme un acte de génocide culturel. Lorsque des générations d’élèves ont quitté ces institutions, ils sont retournés dans leurs communautés sans les connaissances, les aptitudes ou les outils nécessaires pour affronter l’un ou l’autre monde. Les répercussions de leur vécu dans les pensionnats indiens continuent d’être ressenties par les générations suivantes. C’est ce qu’on appelle le traumatisme intergénérationnel.

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John Shiwak

John Shiwak (Sikoak), chasseur, trappeur et soldat inuit (né en février ou en mars 1889 à Cul-de-Sac, près de Rigolet au Labrador ; décédé le 21 novembre 1917 près de Masnières, en France). John Shiwak est l’un des quelque 60 hommes du Labrador à s’être joint à l’armée pendant la Première Guerre mondiale. Il est rapidement devenu l’un des meilleurs éclaireurs et tireurs d’élite du front ouest.

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Affaire « personne »

L’affaire « personne » (officiellement l’affaire Edwards c. A.G. of Canada) est associée à une décision constitutionnelle qui établit le droit des femmes à être nommées au Sénat.

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Pensionnats indiens au Canada (résumé en termes simples)

Au début des années1600, les religieuses et prêtres catholiques établissent les premiers pensionnats indiens au Canada. En 1883, ces institutions commencent à recevoir du financement de la part du gouvernement fédéral. Cette même année, le gouvernement du Canada autorise officiellement la création du système des pensionnats indiens. L’objectif principal de ce système est d’assimiler les enfants autochtones à la société chrétienne blanche. (Voir aussi Les expériences des Inuits dans les pensionnats indiens et Les expériences des Métis dans les pensionnats indiens.)

(Cet article est un résumé en termes simples de l’histoire des pensionnats indiens. Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, veuillez consulter notre article complet, Pensionnats indiens au Canada)

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Alanis Obomsawin

Alanis Obomsawin, C.C.G.O.Q., cinéaste, chanteuse, artiste, conteuse (née le 31 août 1932 près de Lebanon, au New Hampshire). Alanis Obomsawin est l’une des cinéastes documentaires les plus distinguées au Canada. Elle débute sa carrière en tant que chanteuse et conteuse professionnelle avant de rejoindre l’Office national du film(ONF) en 1967. Ses films récompensés traitent des combats livrés par les peuples autochtones au Canada, de leur point de vue, et mettent en valeur leurs voix, qui ont depuis si longtemps été ignorées ou rejetées. Compagnon de l’Ordre du Canada et Grande officière de l’Ordre national du Québec, Alanis Obomsawin est lauréate du prix Albert-Tessier, du Prix humanitaire décerné par les prix Écrans canadiens, de plusieurs prix du Gouverneur général ainsi que de grades honorifiques et de prix d’excellence pour l’ensemble de ses réalisations.

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Portia White

Portia May White, contralto et enseignante (née le 24 juin 1911 à Truro, en Nouvelle-Écosse ; décédée le 13 février 1968 à Toronto, en Ontario). Portia White a été la première cantatrice canadienne noire de renommée internationale. Elle est considérée comme l’une des meilleures chanteuses classiques du 20e siècle. Sa voix a été décrite par un critique comme étant un « cadeau du ciel ». Elle a souvent été comparée à la célèbre contralto afro-américaine Marian Anderson. Le Nova Scotia Talent Trust a été créé en 1944 spécifiquement pour permettre à Portia White de se concentrer sur sa carrière professionnelle. Elle a été nommée « personne d’importance historique nationale » par le gouvernement du Canada en 1995.

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Louise McKinney

Louise McKinney (née Crummy), députée provinciale de l’Alberta de 1917 à 1921, militante pour les droits des femmes et prédicatrice laïque (née le 22 septembre 1868 à Frankville, en Ontario; décédée le 10 juillet 1931 à Claresholm, en Alberta). Louise McKinney est la première femme élue à une assemblée législative au Canada et dans tout l’Empire britannique. Membre de la Woman’s Christian Temperance Union (WCTU) et fervente méthodiste, elle consacre sa vie aux bonnes œuvres et au service des autres. Elle est aussi connue comme l’une des pionnières du mouvement des suffragettes et un membre des « Cinq femmes célèbres ». Sa signature figure sur une pétition juridique historique présentée en vue de reconnaître les femmes comme des personnes en vertu de la Constitution et de leur permettre d’occuper des postes élus, par exemple au Sénat du Canada(voir l’affaire « personne »).

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Tony Golab

Anthony Charles Golab, plus couramment appelé Tony, C.M., joueur de football (né le 17 janvier 1919 à Windsor, en Ontario; décédé le 16 octobre 2016 à Ottawa, en Ontario). Surnommé le « golden boy » (garçon en or) du football canadien, Tony Golab était un joueur polyvalent, rugueux et puissant, membre de l’équipe des Rough Riders d’Ottawa. Capitaine d’aviation et pilote de l’ARC pendant la Deuxième Guerre mondiale, il a joué dans cette équipe de 1939 à 1941, puis, après l’interruption due à la guerre, de 1945 à 1950. Pour Ottawa, il a occupé des postes aussi bien en attaque qu’en défense, son style fougueux en ayant fait l’un des joueurs préférés des partisans. Il participe à quatre finales de la Coupe Grey, remportant celle de 1940. En 1941, il reçoit le prix du meilleur athlète masculin au Canada, une distinction aujourd’hui connue sous le nom de prix Lionel Conacher. Il est membre de l’Ordre du Canada, du Temple de la renommée du football canadien, du Panthéon des sports canadiens et de l’Ontario Sports Hall of Fame.

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Oscar Peterson

Oscar Emmanuel Peterson, C.C.C.Q.O.Ont., pianiste de jazz, compositeur, formateur (né le 15 août 1925 à Montréal, au Québec ; décédé le 23 décembre 2007 à Mississauga, en Ontario). Oscar Peterson est un des musiciens canadiens les plus honorés. Il est largement considéré comme l’un des plus grands pianistes de jazz de tous les temps. Oscar Peterson est célèbre pour sa vitesse et sa dextérité remarquables, pour sa technique précise et ornementée, pour son style éblouissant et pour ses capacités rythmiques exceptionnelles. Il a été surnommé le « bombardier brun du boogie-woogie » et le « maître du swing ». Artiste prolifique sur disque, il a, en général, enregistré chaque année, depuis les années 1950 jusqu’à sa mort, plusieurs albums. Il est apparu également sur plus de deux cents albums d’autres artistes, notamment Ella Fitzgerald, Dizzy Gillespie, Billie Holiday et Louis Armstrong qui l’ont surnommé « l’homme aux quatre mains ». Inévitablement, sa virtuosité éblouissante en tant que soliste éclipsait sa sensibilité comme musicien de soutien et ses compositions plébiscitées comme Canadiana Suite ou Hymn to Freedom. Également formateur de renom dans le domaine du jazz et défenseur de l’égalité raciale, Oscar Peterson a gagné un prix Juno et huit prix Grammy, dont l’un pour l’œuvre de toute une vie. Premier lauréat du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle, catégorie réalisation artistique, il a été intronisé au Panthéon de la musique canadienne et à l’International Jazz Hall of Fame. Il a également été fait, parmi de nombreux autres honneurs, officier, puis compagnon de l’Ordre du Canada et officier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français.

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Family Compact

L’expression « Family Compact » est un surnom injurieux. Il est utilisé pour désigner le réseau d’hommes qui détenaient les leviers des pouvoirs législatif, administratif, économique, juridique et religieux au Haut-Canada (aujourd’hui l’Ontario) pendant la première moitié du 19e siècle. Les membres du Family Compact avaient généralement des opinions conservatrices et loyalistes. Ils s’opposaient ouvertement aux réformes démocratiques et au gouvernement responsable. Au milieu du 19e siècle, l’immigration, l’union du Haut-Canada et du Bas-Canada, de même que le travail de différents réformistes ont affaibli l’hégémonie du groupe. Au Bas-Canada, la clique du Château était l’équivalent du Family Compact.

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Colored Hockey League

La Colored Hockey League of the Maritimes (CHL) est une ligue de hockey composée exclusivement de joueurs noirs. Mise en place par des baptistes et des intellectuels noirs, cette ligue est fondée à Halifax, en Nouvelle-Écosse, en 1895. Elle est dissoute en 1911, puis reformée en 1925 avant d’être complètement abandonnée dans les années 1930. Le jeu dans cette ligue est reconnu comme étant particulièrement rapide, physique et novateur. La CHL a été conçue pour attirer les jeunes hommes noirs à l’église le dimanche en leur promettant la tenue, après le service religieux, d’un match de hockey entre églises rivales. Plus tard, sous l’influence du mouvement nationaliste noir et dans le contexte d’un intérêt grandissant pour le hockey, elle sera perçue comme un moteur potentiel pour l’obtention de l’égalité des Canadiens noirs. En janvier 2020, Postes Canada a lancé un timbre honorant la ligue.

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Egerton Ryerson

Adolphus Egerton Ryerson, ministre méthodiste, éducateur (né le 24 mars 1803 dans le canton de Charlotteville, comté de Norfolk, au Haut-Canada ; décédé le 18 février 1882 à Toronto, en Ontario). Egerton Ryerson était une importante personnalité du monde de l’éducation et de la politique en Ontario au 19e siècle. Egerton Ryerson est né au sein d’une famille loyaliste et anglicane bien en vue. Il s’est converti au méthodisme et a été ordonné en 1827 par l’Église épiscopale méthodiste. Il a contribué à la fondation et à la rédaction du Christian Guardian (1829), a fondé l’Upper Canada Academy (1836) et est devenu le premier directeur du Victoria College (1841). Il était reconnu comme un partisan de la liberté religieuse et comme étant le fondateur du système d’éducation publique de l’Ontario. L’Université Ryerson a été nommée en son honneur. Cependant, le rôle qu’il a joué dans le développement du système des pensionnats indiens a incité des activistes à réclamer que le nom de l’université soit changé.

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Leonard Cohen

Leonard Norman Cohen, C.C., G.O.Q, poète, romancier, auteur-compositeur-interprète (né le 21 septembre 1934 à Montréal, QC; décédé le 7 novembre 2016 à Los Angeles, en Californie). Leonard Cohen a été un des artistes canadiens les plus révérés du 20e siècle. Artiste sage, spirituel, bohème et romantique, il a produit un ensemble d’œuvres littéraires acclamé et s’est bâti une grande carrière dans l’industrie de la musique populaire. Dans sa poésie, ses romans et sa musique, il se questionne constamment sur la condition humaine et puise dans les thèmes de l’amour, du deuil, et de la mort et son engagement pour son art. Improbable vedette poétique de la pop, Leonard Cohen s’est démarqué par l’imagerie intense et la profondeur de ses paroles — qu’il livre à l’aide de sa voix bourrue au registre restreint s’étant intensifiée et assombrie avec l’âge — et des mélodies simples et chantantes. En plus d’être Compagnon de l’Ordre du Canada, il a été intronisé au Panthéon de la musique canadienne, aux panthéons canadiens et américains des auteurs-compositeurs, au Panthéon du rock and roll et à l’Allée des célébrités de la musique folk. Il a aussi reçu le prix Glenn Gould, huit prix Juno et un prix Grammy pour l’ensemble de son œuvre, entre autres nombreuses récompenses.

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Rapatriement de la Constitution

En 1982, le Canada s’émancipe complètement de son passé colonial et rapatrie sa Constitution. En effet, il transfère la loi suprême qui régit le pays, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (renommé Loi constitutionnelle de 1867), de la compétence du Parlement britannique aux gouvernements fédéral et provinciaux du Canada. La Constitution est alors ajustée pour y inclure un nouveau mode de révision et une Charte des droits et libertés. Ces derniers changements sont apportés après 18 mois de débats politiques et juridiques féroces qui ont monopolisé la une des journaux et le programme de tous les gouvernements au pays.

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Les adversaires de la Confédération

L’opposition à la Confédération existe depuis qu’une union des colonies d’Amérique du Nord britannique a été proposée pour la première fois à la fin des années 1840. Dans les parties de l’est du pays, les opposants craignaient généralement que la Confédération ne retire le pouvoir aux provinces et le remette au gouvernement fédéral, ou que l’union mène à des impôts plus élevés et à une conscription militaire. Plusieurs de ces opposants ont finalement abandonné et ont même travaillé pour le gouvernement canadien. Dans l’ouest, on n’a jamais demandé aux peuples autochtones de la colonie de la rivière Rouge s’ils voulaient se joindre à la Confédération. Craignant pour leur culture et leurs droits fonciers sous le contrôle canadien, ils ont organisé une insurrection de cinq mois contre le gouvernement. Plusieurs nationalistes québécois ont longtemps cherché à se séparer de la Confédération, soit avec les mesures extrêmes du Front de libération du Québec (FLQ), ou soit avec les référendums de 1980 et 1995.

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