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Nunavik

Le Nunavik, le territoire correspondant à la partie de la province de Québec située au nord du 55e parallèle, couvre approximativement 500 000 km2 soit plus du tiers de la province de Québec. Depuis à peu près 4 000 ans, plusieurs peuples autochtones ont vécu au Nunavik, dont les Inuits qui en ont fait leur pays. De nos jours, à peu près 13 000 personnes vivent au Nunavik, dans 14 villages situés sur les côtes de la baie d’Ungava, du détroit d’Hudson et de l’est de la baie d’Hudson.

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Nunavut

Le Nunavut – « notre terre » en inuktitut – couvre plus de 2 millions de km2 et compte une population de 35 944 habitants (recensement de 2016), dont approximativement 85 % sont inuits. Le territoire comprend, en gros, la partie du Canada continental et de l’archipel Arctique située au nord et au nord-est de la limite forestière. Le Nunavut est le territoire le plus grand et le plus septentrional du Canada et la cinquième plus grande division administrative du monde. Les habitants du Nunavut, les Nunavummiut, vivent dans 25 communautés éparpillées sur ce vaste territoire, la majeure partie dans la capitale, Iqaluit, qui compte 7 740 habitants (au recensement de 2016). La création du Nunavut en 1999 (la région faisait auparavant partie des Territoires du Nord-Ouest) constitue le premier changement important de la carte politique du Canada depuis l’entrée de Terre-Neuve dans la Confédération en 1949. En plus de modifier les frontières politiques internes du Canada, la création du Nunavut constitue à l’époque un important événement politique. Grâce à son activisme politique et de longues négociations, un petit groupe autochtone marginalisé est parvenu à surmonter de nombreux obstacles pour mettre en place pacifiquement un gouvernement qu’il contrôle à l’intérieur de l’État canadien, devenant ainsi maître de son territoire, de ses ressources et de son avenir. De ce point de vue, la création du Nunavut est un moment historique de l’évolution du Canada et elle marque également un développement important dans l’histoire des Autochtones au niveau mondial.

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Traumatisme intergénérationnel et les pensionnats indiens

Le traumatisme historique se produit lorsqu’un traumatisme causé par l’oppression historique se transmet de génération en génération. Pendant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a soutenu les programmes de pensionnats indiens qui isolaient les enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés (voir Pensionnats indiens au Canada). Sous le couvert de l’éducation et de la préparation des enfants autochtones à leur participation à la société canadienne, le gouvernement fédéral ainsi que d’autres administrations du système des pensionnats indiens ont commis ce qui a depuis été décrit comme un acte de génocide culturel. Lorsque des générations d’élèves ont quitté ces institutions, ils sont retournés dans leurs communautés sans les connaissances, les aptitudes ou les outils nécessaires pour affronter l’un ou l’autre monde. Les répercussions de leur vécu dans les pensionnats indiens continuent d’être ressenties par les générations suivantes. C’est ce qu’on appelle le traumatisme intergénérationnel.