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Appropriation culturelle des peuples autochtones au Canada

L’appropriation culturelle consiste à utiliser les vêtements, la musique, la cuisine ou les savoirs traditionnels d’un peuple, ainsi que d’autres aspects de sa culture, sans son approbation. Pour les peuples autochtones au Canada, l’appropriation culturelle s’enracine dans le colonialisme et l’oppression actuelle. Beaucoup de symboles et de motifs emblématiques de la culture des peuples autochtones ont été utilisés pour des produits manufacturés non autochtones, à des fins lucratives ou artistiques, et des images stéréotypées d’« Indiens » ont été utilisées dans des logos d’équipes sportives, ou pour vendre des produits.

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Lieu historique national du Canada de la Mission-de-Hebron

Pendant des générations, Hebron, l’un des sites historiques les plus importants du point de vue culturel du Nunatsiavut (voir Inuits du Labrador et Terre‑Neuve‑et‑Labrador), constitue un lieu de rassemblement majeur pour les Inuits, ainsi qu’une de leurs principales zones de pêche et de chasse. Au début des années 1800, les missionnaires moraves ont choisi ce site pour établir leur quatrième mission, la plus septentrionale, au Labrador. Elle a été officiellement ouverte en 1830. Les missionnaires créeront ultérieurement des missions plus au nord, à Ramah, en 1871, et à Killinek en 1905. Pendant près de 130 ans, Hebron est une collectivité florissante où vivent en moyenne 200 à 250 Inuits. En 1959, sans consultation avec les Inuits, la collectivité est fermée, obligeant la population locale à aller s’installer ailleurs. Déclarée site historique, en 1976, par le gouvernement fédéral, la mission de Hebron fait actuellement l’objet de travaux de restauration majeurs, lancés en 2004.

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Louis Levi Oakes

Louis Levi Oakes (aussi appelé Tahagietagwa), soldat mohawk, héros de guerre, sidérurgiste, superviseur de travaux publics (né le 23 janvier 1925 à Saint-Régis, au Québec; mort le 28 mai 2019 à Snye, au Québec). Durant la Deuxième Guerre mondiale, Oakes a été transmetteur en code pour l’armée des États-Unis. Les transmetteurs en code utilisaient leurs langues autochtones pour rendre les messages radio incompréhensibles à l’ennemi. À sa mort, à l’âge de 94 ans, Louis Levi Oakes était le dernier transmetteur en code mohawk encore vivant. (Voir aussi Transmetteurs en code cri et Les peuples autochtones et les guerres mondiales.)

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Haïdas

Les Haïdas sont un peuple autochtone ayant traditionnellement occupé les criques et les anses côtières de l’archipel Haida Gwaii en Colombie Britannique. Lors du recensement de 2016, 501 personnes ont déclaré être d’ascendance haïda, tandis que 445 personnes ont indiqué être des locuteurs de la langue haïda.

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Joseph Brant (Thayendanegea)

Joseph Brant, ou Thayendanegea (« deux bâtons liés ensemble pour la force »), chef de guerre kanyen'kehà:ka (mohawk), loyaliste, interprète et homme d’État (né vers mars 1742-1743 à Cuyahoga [près d’Akron, en Ohio] ; décédé le 24 novembre 1807 à Burlington Bay, en Ontario) ; frère de la chef mohawk Mary (Molly) Brant. Fidèle à la Grande-Bretagne pendant et après la Révolution américaine, Joseph Brant a été un capitaine militaire influent. Tout comme sa sœur Mary, il a été un puissant diplomate qui a encouragé les tribus autochtones à adhérer à ses allégeances politiques. Chef des Six Nations (voirHaudenosaunee), il a rencontré d’importantes personnalités politiques, comme George Washington et le roi George III, au nom de son peuple.

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Siksikáí’powahsin: la langue pied-noir

Siksikáí’powahsin (communément désigné sous le nom de langue des Pieds-Noirs) est une langue algonquienne parlée par quatre nations Pieds-Noirs : les Siksikas (Pieds-Noirs), les Aapátohsipikanis (Piikanis du nord), les Aamsskáápipikanis (Piikanis du sud) et les Kainai (Gens‑du‑Sang). Bien qu’il existe certaines différences dialectales entre ces groupes, les locuteurs de la langue des Pieds-Noirs peuvent généralement se comprendre. La langue des Pieds-Noirs est une langue menacée; depuis les années 1960, le nombre de nouveaux locuteurs est en chute constante. Des programmes et des ressources linguistiques ont été mis sur pied au Canada et aux États-Unis afin de préserver cette langue et d’en faire la promotion auprès de nouveaux locuteurs potentiels.

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Roberta Jamieson

Roberta Louise Jamieson, O.C., avocate de la Première Nation Kanyen’kehà:ka (Mohawk), ombudsman, chef des Six Nations (Haudenosaunee ou Iroquois), conseillère en politiques, médiatrice principale, femme d’affaires (née en 1953, dans le Territoire des Six Nations de la rivière Grand à proximité de Brantford, en Ontario). Roberta Jamieson a été la première femme autochtone au Canada à obtenir un diplôme en droit en 1976, la première non‑parlementaire nommée membre d’un comité de la Chambre des communes en 1982, la première femme à occuper les fonctions d’ombudsman de l’Ontario en 1989, et la première femme élue chef des Six Nations en 2001.

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Confédération des Pieds-Noirs

La Confédération des Pieds-Noirs, parfois appelée la Nation des Pieds-Noirs ou Siksikaitsitapi, est composée de trois nations autochtones, les Kainai, les Piikani et les Siksikas. Les membres de la Nation des Pieds-Noirs se désignent Niitsitapi, un terme générique pour tous les peuples autochtones qui veut dire « le vrai peuple », ou bien Siksikaitsitapi, qui veut dire « le vrai peuple d’expression pied-noir ». Le territoire traditionnel de la Confédération s’étend partiellement sur le sud de l’Alberta et sur la Saskatchewan, ainsi que sur le nord du Montana. Dans le recensement de 2016, 22 490 personnes s’identifient comme ayant des ancêtres pieds-noirs.

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Salish de la côte

Historiquement, le peuple salish de la côte a occupé les territoires le long du littoral nord-ouest du Pacifique au Canada et aux États-Unis. Bien que chaque nation soit différente, les peuples salish de la côte cultivent généralement des liens de parenté étroits et établissent des partenariats politiques, environnementaux ainsi que des traités.

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Mary Brant (Konwatsi'tsiaiénni)

Mary Brant, Kanyen’kehà:ka (Mohawk), loyaliste de l’Empire-Uni, leader des Haudenosaunee (Iroquois), diplomate, activiste politique (généralement connue sous le nom de Molly Brant et de Konwatsi’tsiaiénni en langue mohawk, ce qui signifie « quelqu’un lui prête une fleur »)(née vers 1736; décédée le 16 avril 1796 à Kingston, en Ontario). Mary Brant compte parmi les femmes les plus importantes de l’histoire autochtone d’Amérique du Nord. Chef dans la société matrilinéaire des ​​Six-Nations​, elle a été très influente et a joui alors d’un statut bien plus important que celui de son célèbre jeune frère, le leader mohawk Joseph Brant. Consultée par les Autochtones sur tous les sujets d’importance, elle a été une puissante alliée des forces britanniques, à qui elle a servi d’intermédiaire fort efficace avec les Iroquois lors de la guerre d’indépendance américaine (1775-1783).

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Shawnadithit

Shawnadithit (également connue sous le nom Nance ou Nancy April), la dernière des Béothuks (née entre 1800 et 1806 dans ce qui est aujourd’hui Terre-Neuve; décédée le 6 juin 1829 à St. John’s). Les témoignages de Shawnadithit sur la culture béothuque continuent de façonner notre compréhension moderne de son peuple. En 2007, le gouvernement fédéral a annoncé l’installation d’une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada reconnaissant l’importance de Shawnadithit dans l’histoire du Canada.

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Olivia Poole

Susan Olivia Davis Poole, inventrice (née le 18 avril 1889 à Devils Lake, dans le Dakota du Nord; décédée le 10 octobre 1975 à Ganges, en Colombie-Britannique). Olivia Poole a été élevée dans la réserve ojibwée de White Earth au Minnesota. Là, elle s’est inspirée de la pratique traditionnelle qui consiste à utiliser une planche porte-bébé pour apaiser les bébés. En 1957, elle a breveté son invention, le sautoir pour bébés sous le nom de « Jolly Jumper ». Ce faisant, elle est devenue l’une des premières femmes autochtones au Canada à breveter une invention et à en tirer profit.

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Anichinabé

Les Anichinabés (aussi écrit, entre autres, anichinabée, anicinabe, anicinape, anishinaabe, anishnâbé et anishnape; le pluriel peut être marqué par l’ajout d’un g ou d’un k) sont un groupe de Premières Nations apparentées culturellement et linguistiquement, vivant au Canada et aux États-Unis et concentrées autour des Grand Lacs. Leur territoire s’étend de la vallée de l’Outaouais, du nord de l’Ontario et des plaines du sud de la Saskatchewan jusqu’à l’extrémité nord-est du Dakota du Nord et au nord du Minnesota et du Michigan, ainsi que sur les rives nord des lacs Ontario et Érié. Les Ojibwés, les Chippewas, les Odawas, les Potawatomis, les Algonquins, les Saulteaux, les Nipissings et les Mississaugas sont des Anichinabés. Certaines Premières Nations oji-cries et métisses font également partie de ce groupe culturel et linguistique. (Voir aussi Peuples autochtones au Canada.)

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Bispiritualité

La bispiritualité (two-spirit en anglais) est la traduction du terme anishinaabemowin niizh manidoowag, qui réfère aux personnes s’identifiant comme ayant un esprit masculin et un esprit féminin. L’activiste Albert McLeod développe le terme anglais en 1990 pour désigner la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle, transgenre et allosexuelle (LGBTQ) autochtone. Le terme « bispirituel » est utilisé par certaines personnes autochtones pour décrire leur identité sexuelle, spirituelle et de genre. (Voir aussi Droits des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres au Canada.)

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Inuits

Inuit (en inuktitut, le mot inuit signifie « le peuple ») désigne un peuple autochtone qui habite majoritairement dans les régions nordiques du Canada. On utilise le mot « Inuk » pour parler d’une seule personne de ce peuple autochtone. Sa patrie, appelée « Inuit Nunangat », fait référence à la terre, à l’eau et à la glace des régions de l’Arctique, mais peut aussi désigner les terres occupées par les Inuits en Alaska et au Groenland. En 2011, l’Enquête nationale auprès des ménages, de Statistique Canada, a permis d’évaluer à 59 440 le nombre d’Inuits vivant au Canada s’affichant comme Inuits, soit 4,2 % de la population autochtone. En 2011, 73 % des Inuits vivent à Inuit Nunangat. On retrouve près de la moitié de ce nombre au Nunavut, suivie de près par le Nunavik (dans le nord du Québec), le Nunatsiavut (le long de la côte nord du Labrador) et l’Arctique de l’Ouest (les  Territoires du Nord-Ouest et le Yukon), connu sous le nom d’« Inuvialuit ». En 2016, selon Statistique Canada, la population inuite atteint le nombre de 65 025 personnes, soit une augmentation de 29,1 % depuis 2006. Les Inuits représentent 3,9 % de la population autochtone au Canada (voir Langues autochtones au Canada).

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Voyageur

Les voyageurs étaient des entrepreneurs indépendants, des employés ou des associés secondaires de compagnies qui faisaient la traite des fourrures. Ils étaient munis d’un permis les autorisant à transporter des marchandises aux postes de traite et n’avaient généralement pas le droit de s’adonner eux-mêmes à la traite. Cette activité commerciale a évolué au cours des années, comme les groupes d’hommes qui l’ont pratiquée. Au 17e siècle, les voyageurs étaient souvent des coureurs des bois ‒ des commerçants sans permis chargés de livrer aux peuples autochtones les articles de troc de leurs fournisseurs. La mise en place du régime des permis de traite en 1681 a créé une distinction entre les voyageurs et les coureurs des bois, désormais considérés en quelque sorte comme des hors-la-loi. Aujourd’hui, les deux appellations évoquent l’image romantique d’hommes voyageant en canot à travers le continent pour trouver des fourrures. Leur vie était faite d’aventure périlleuse, de travail éreintant et de joyeuse camaraderie.

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Loyalistes au Canada

On appelle « loyalistes » les colons américains, d’origines ethniques diverses, qui ont soutenu la cause britannique lors de la guerre de la révolution américaine (1775-1783). Des dizaines de milliers de loyalistes immigrent en Amérique du Nord britannique pendant et après la guerre de la révolution. Cette migration donnant lieu à une importance croissance démographique et à la création du Haut-Canada, et a constitué une lourde influence, à la fois politique et culturelle, au sein de ce qui devient plus tard le Canada.

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Sandra Lovelace Nicholas

Mary Sandra Lovelace Nicholas, C.M., Wolastoqiyik (Malécite), membre de la Nation Tobique, sénatrice libérale pour le Nouveau-Brunswick et avocate des droits des Autochtones (née le 15 avril 1948 sur la réserve de Tobique près de Perth-Andover, au Nouveau-Brunswick). Sandra Lovelace Nicholas est la première femme autochtone du Canada Atlantique à être nommée au Sénat. Elle a fait campagne pour apporter des changements à la Loi sur les Indiens afin de restaurer les droits légaux d’un grand nombre de femmes et d’enfants ayant le statut d’Indiens inscrits.