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Samuel de Champlain

Samuel de Champlain, cartographe, explorateur, administrateur colonial, auteur (né vers 1567 à Brouage, en France; décédé le 25 décembre 1635 à Québec). Connu comme le «Père de la Nouvelle-France», Samuel de Champlain joue un rôle central dans l’établissement et les débuts de cette colonie, de 1603 à 1635. On lui attribue également la fondation de la ville de Québec en 1608, ainsi que l’exploration de la côte atlantique (enAcadie), de l’intérieur du Canada ainsi que la région des Grands Lacs. Contribuant en outre à la fondation de colonies françaises en Acadie et à Trois-Rivières, il établit des relations amicales et des alliances avec divers groupes des Premières Nations, dont les Montagnais, lesHurons, les Odawaset les Népissingues. Pendant de nombreuses années, Samuel de Champlain demeure le principal responsable de l’administration de la colonie de la Nouvelle-France. En plus de nombreuses cartes d’Amérique du Nord, il publie quatre ouvrages au cours de sa vie, seuls témoignages écrits de la Nouvelle-France du début du 17e siècle.

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Traumatisme intergénérationnel et les pensionnats indiens

Le traumatisme historique se produit lorsqu’un traumatisme causé par l’oppression historique se transmet de génération en génération. Pendant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a soutenu les programmes de pensionnats indiens qui isolaient les enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés (voir Pensionnats indiens au Canada). Sous le couvert de l’éducation et de la préparation des enfants autochtones à leur participation à la société canadienne, le gouvernement fédéral ainsi que d’autres administrations du système des pensionnats indiens ont commis ce qui a depuis été décrit comme un acte de génocide culturel. Lorsque des générations d’élèves ont quitté ces institutions, ils sont retournés dans leurs communautés sans les connaissances, les aptitudes ou les outils nécessaires pour affronter l’un ou l’autre monde. Les répercussions de leur vécu dans les pensionnats indiens continuent d’être ressenties par les générations suivantes. C’est ce qu’on appelle le traumatisme intergénérationnel.

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Affaire « personne »

L’affaire « personne » (l’affaire Edwards c. A.G. of Canada) est une décision constitutionnelle qui a établi le droit des femmes à être nommées au Sénat. L’affaire a été lancée par les Cinq femmes célèbres, un groupe de femmes activistes de renom. En 1928, la Cour suprême du Canada a statué que les femmes n’étaient pas des « personnes » selon les termes de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (maintenant appelé Loi constitutionnelle de 1867). Par conséquent, elles ne pouvaient pas être nommées au Sénat. Cependant, le comité judiciaire du Conseil privé a infirmé la décision de la Cour le 18 octobre 1929. L’affaire « personne » a permis aux femmes de travailler en vue de changements à la fois à la Chambre des communes et au Sénat. Cela signifiait également qu’on ne pouvait plus refuser leurs droits aux femmes en se basant sur une interprétation étroite de la loi

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Louise McKinney

Louise McKinney (née Crummy), députée provinciale de l’Alberta (1917 à 1921), militante pour les droits des femmes, et prédicatrice laïque (née le 22 septembre 1868 à Frankville, en Ontario; décédée le 10 juillet 1931 à Claresholm, en Alberta). Louise McKinney a été la première femme élue à une assemblée législative au Canada et dans tout l’Empire britannique. Elle était membre de la Woman’s Christian Temperance Union (WCTU) et fervente méthodiste et prohibitionniste. Elle a également été l’une des pionnières du mouvement des suffragettes, ainsi que l’une des Cinq femmes célèbres de l’affaire « personne », une campagne réussie pour faire reconnaître les femmes comme étant des personnes aux yeux de la loi britannique. Elle a également été une figure déterminante dans l’adoption de la Dower Act de l’Alberta en 1917. Cependant, ses opinions sur l’immigration et l’eugénisme ont été critiquées comme étant racistes et élitistes. Elle a été nommée personne d’importance historique nationale en 1939, et sénatrice honoraire en 2009. 

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Portia White

Portia May White, contralto et enseignante (née le 24 juin 1911 à Truro, en Nouvelle-Écosse ; décédée le 13 février 1968 à Toronto, en Ontario). Portia White a été la première chanteuse canadienne noire de renommée internationale. Elle était considérée comme l’une des meilleures chanteuses classiques du 20e siècle. Sa voix a été décrite par un critique comme étant un « cadeau du ciel ». Elle a souvent été comparée à la célèbre contralto afro-américaine Marian Anderson. Le Nova Scotia Talent Trust a été créé en 1944 spécifiquement pour permettre à Portia White de se concentrer sur sa carrière professionnelle. Elle a été nommée « personne d’importance historique nationale » par le gouvernement du Canada en 1995.

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Nancy Greene Raine

Malgré qu'elle se soit retirée depuis un bon moment, Greene continue à inspirer la prochaine génération d'athlètes et à contribuer à la communauté.

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Diane Jones Konihowski

Diane Helen Jones Konihowski, O.C., pentathlonienne, administratrice (née le 7 mars 1951, à Vancouver, en Colombie‑Britannique). Diane Jones Konihowski a remporté plusieurs médailles d’or pour le Canada, au pentathlon féminin, aux Jeux panaméricains de 1975 et de 1979, ainsi qu’aux Jeux du Commonwealth de 1978, à Edmonton. Elle était considérée comme la favorite pour la médaille d’or aux Jeux olympiques d’été, à Moscou, que le Canada a boycottés. Elle a également été directrice du Comité olympique canadien et chef de mission du Canada, lors des Jeux olympiques d’été de 2000, à Sydney. Elle a remporté le prix Bobbie‑Rosenfeld en tant que meilleure athlète féminine du Canada, et a été faite Officier de l’Ordre du Canada. Elle a été intronisée au Temple de la renommée des sports de la Saskatchewan, au Temple de la renommée et musée des sports de l’Alberta, au Temple de la renommée olympique du Canada et au Panthéon des sports canadiens.

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Colored Hockey League

La Colored Hockey League of the Maritimes (CHL) est une ligue de hockey composée exclusivement de joueurs noirs. Mise en place par des baptistes et des intellectuels noirs, cette ligue est fondée à Halifax, en Nouvelle-Écosse, en 1895. Elle est dissoute en 1911, puis reformée en 1925 avant d’être complètement abandonnée dans les années 1930. Le jeu dans cette ligue est reconnu comme étant particulièrement rapide, physique et novateur. La CHL a été conçue pour attirer les jeunes hommes noirs à l’église le dimanche en leur promettant la tenue, après le service religieux, d’un match de hockey entre églises rivales. Plus tard, sous l’influence du mouvement nationaliste noir et dans le contexte d’un intérêt grandissant pour le hockey, elle sera perçue comme un moteur potentiel pour l’obtention de l’égalité des Canadiens noirs. En janvier 2020, Postes Canada a lancé un timbre honorant la ligue.

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Egerton Ryerson

Adolphus Egerton Ryerson, ministre méthodiste, éducateur (né le 24 mars 1803 dans le canton de Charlotteville, comté de Norfolk, au Haut-Canada ; décédé le 18 février 1882 à Toronto, en Ontario). Egerton Ryerson était une importante personnalité du monde de l’éducation et de la politique en Ontario au 19e siècle. Egerton Ryerson est né au sein d’une famille loyaliste et anglicane bien en vue. Il s’est converti au méthodisme et a été ordonné en 1827 par l’Église épiscopale méthodiste. Il a contribué à la fondation et à la rédaction du Christian Guardian (1829), a fondé l’Upper Canada Academy (1836) et est devenu le premier directeur du Victoria College (1841). Il était reconnu comme un partisan de la liberté religieuse et comme étant le fondateur du système d’éducation publique de l’Ontario. L’Université Ryerson a été nommée en son honneur. Cependant, le rôle qu’il a joué dans le développement du système des pensionnats indiens a incité des activistes à réclamer que le nom de l’université soit changé.

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Rapatriement de la Constitution

En 1982, le Canada s’émancipe complètement de son passé colonial et rapatrie sa Constitution. En effet, il transfère la loi suprême qui régit le pays, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (renommé Loi constitutionnelle de 1867), de la compétence du Parlement britannique aux gouvernements fédéral et provinciaux du Canada. La Constitution est alors ajustée pour y inclure un nouveau mode de révision et une Charte des droits et libertés. Ces derniers changements sont apportés après 18 mois de débats politiques et juridiques féroces qui ont monopolisé la une des journaux et le programme de tous les gouvernements au pays.