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Coureurs des bois

Les coureurs des bois étaient des commerçants itinérants qui s’adonnaient sans permis à la traite des fourrures en Nouvelle-France. Les Anglais de la baie d’Hudson les appelaient wood-runners et les Anglo-Hollandais de New York, bush-lopers. Contrairement aux voyageurs, qui étaient autorisés à transporter des marchandises aux postes de traite, les coureurs des bois étaient considérés en quelque sorte comme des hors-la-loi parce qu’ils n’avaient pas de permis délivré par les autorités coloniales. Libres et indépendants, ils ont joué un rôle important dans l’exploration européenne du continent et ont établi des relations commerciales essentielles avec les peuples autochtones.

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François-Gaston de Lévis

François-Gaston, duc de Lévis, officier de l’armée française (né le 20 août 1719 près de Limoux, France; décédé le 26 novembre 1787 à Arras, France). Issu d’une branche appauvrie de la noblesse française, il gravit les échelons de la hiérarchie militaire grâce à ses relations, son sang-froid et sa bravoure sur le champ de bataille. Déployé en Nouvelle-France lors de la guerre de Sept Ans, il est secondé auprès du marquis Louis-Joseph de Montcalm. Il remporte la bataille de Sainte-Foy le 28 avril 1760 contre la garnison britannique de Québec commandée par James Murray.

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Louis-Joseph, Marquis de Montcalm

Louis-Joseph, marquis de Montcalm, lieutenant-général des forces françaises en Nouvelle-France (né le 28 février 1712 près de Nîmes, France; décédé le 14 septembre 1759 à Québec, Canada). Militaire de carrière, il participe à de nombreuses campagnes en Europe avant de venir combattre en Amérique du Nord pendant la guerre de Sept Ans. Il dirige la défense de Québec à l’été 1759 lors du siège de la ville par le major-général britannique James Wolfe, qui culmine avec la bataille des plaines d’Abraham.

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Voyageur

Les voyageurs étaient des entrepreneurs indépendants, des employés ou des associés secondaires de compagnies qui faisaient la traite des fourrures. Ils étaient munis d’un permis les autorisant à transporter des marchandises aux postes de traite et n’avaient généralement pas le droit de s’adonner eux-mêmes à la traite. Cette activité commerciale a évolué au cours des années, comme les groupes d’hommes qui l’ont pratiquée. Au 17e siècle, les voyageurs étaient souvent des coureurs des bois ‒ des commerçants sans permis chargés de livrer aux peuples autochtones les articles de troc de leurs fournisseurs. La mise en place du régime des permis de traite en 1681 a créé une distinction entre les voyageurs et les coureurs des bois, désormais considérés en quelque sorte comme des hors-la-loi. Aujourd’hui, les deux appellations évoquent l’image romantique d’hommes voyageant en canot à travers le continent pour trouver des fourrures. Leur vie était faite d’aventure périlleuse, de travail éreintant et de joyeuse camaraderie.

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Samuel de Champlain

Samuel de Champlain, cartographe, explorateur, administrateur colonial, auteur (né vers 1567 à Brouage, en France; décédé le 25 décembre 1635 à Québec). Connu comme le «Père de la Nouvelle-France», Samuel de Champlain joue un rôle central dans l’établissement et les débuts de cette colonie, de 1603 à 1635. On lui attribue également la fondation de la ville de Québec en 1608, ainsi que l’exploration de la côte atlantique (enAcadie), de l’intérieur du Canada ainsi que la région des Grands Lacs. Contribuant en outre à la fondation de colonies françaises en Acadie et à Trois-Rivières, il établit des relations amicales et des alliances avec divers groupes des Premières Nations, dont les Montagnais, lesHurons, les Odawaset les Népissingues. Pendant de nombreuses années, Samuel de Champlain demeure le principal responsable de l’administration de la colonie de la Nouvelle-France. En plus de nombreuses cartes d’Amérique du Nord, il publie quatre ouvrages au cours de sa vie, seuls témoignages écrits de la Nouvelle-France du début du 17e siècle.