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Journée internationale des travailleuses et des travailleurs au Canada

Soulignée annuellement le 1er mai, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, qu’on appelle aussi Premier Mai ou 1er Mai, témoigne des luttes ouvrières portées dans le monde par les mouvements syndicaux et la gauche politique. Implanté au Canada depuis le début du 20e siècle, elle ne jouit pas pour autant d’un statut légal, contrairement à la fête du Travail célébrée le premier lundi de septembre.

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Chef

Chef est un terme utilisé pour désigner le statut d’une personne ou le leadership qu’elle exerce au sein d’un groupe, d’un clan ou d’une famille. Le mot est d’origine européenne; les colons l’utilisent pour faire référence aux leaders de nations autochtones durant la période de contact. Même si les différentes nations autochtones ont leur propre terme pour désigner leur « chef », la version européenne (d’abord en anglais) du terme est toujours largement utilisée pour décrire les chefs qui ont pour tâche de promouvoir l’autonomie culturelle et politique. Les institutions et les organismes qui ne sont pas exclusivement autochtones utilisent également le terme pour désigner toute personne à la tête du personnel (par exemple chef de police, commandant en chef). Cet article explore les usages historiques et contemporains du terme dans un contexte autochtone.

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Jayna Hefford

Jayna Hefford, hockeyeuse, gestionnaire de ligue (née le 14 mai 1977 à Trenton, en Ontario). Athlète olympique à cinq reprises, l’ailière droite Jayna Hefford a remporté la médaille d’or avec l’équipe canadienne de hockey féminin aux Jeux olympiques d’hiver de 2002, de 2006, de 2010 et de 2014, en plus d’une médaille d’argent aux Jeux d’hiver de 1998. Avec Hayley Wickenheiser et Caroline Ouellette, elle est la seule joueuse de hockey féminin à avoir remporté quatre médailles d’or olympiques. En plus de son succès aux Jeux, la hockeyeuse a remporté sept médailles d’or au Championnat du monde féminin et détient le record de la Ligue nationale de hockey féminin en matière de buts (221), de passes (179) et de points (400). Depuis sa retraite en 2015, Jayna Hefford s’implique dans la Ligue canadienne de hockey féminin comme commissaire intérimaire et comme chef des opérations et du développement des joueuses. En 2018, la hockeyeuse devient la sixième femme intronisée au Temple de la renommée du hockey.

Éditorial

Arts & Récits Autochtones

L’art autochtone au Canada possède une tradition forte et variée qui défie la catégorisation générale. Au travers du pays, la sculpture, la broderie et le perlage produits par les Inuits, les Premières Nations et les Métis sont connectés de manière distincte à un lieu et à une communauté.

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L’art contemporain autochtone au Canada s’est construit sur cette base forte avec des artistes divers interprétant leur réalité avec des supports nouveaux et en évolution constante. La première vague d’artistes contemporains tels que Benjamin Chee Chee, Norval Morrisseau,Carl Beam et Kananginak Pootoogook, ainsi que celle des sculpteurs tels que Bill Reid et Joe David (qui ont évolué depuis sur la tradition de Charles Edenshaw) ont ouvert le chemin à Duane Linklater, Kent Monkman, Brian Jungen, Rebecca Belmore, Annie Pootoogook et bien d’autres.

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Les écrivains autochtones au Canada défient également la catégorisation. Les poètes, les auteurs dramatiques et les romanciers tels que Rita Joe, Eden Robinson, Tomson Highway, Thomas King, Lee Maracle, Richard Wagamese, Joseph Boyden, Michael Kusugak, Waawaate Fobister et d’autres, ont mené la littérature autochtone au premier plan de la scène littéraire au Canada. Un imaginaire riche et des thèmes inéluctablement politiques dévoilent la douleur du passé tout en célébrant l’expression culturelle et en avançant au travers des combats actuels.

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Tout comme leurs homologues plus établis, les artistes et les écrivains du programme Arts et récits Autochtones explorent leur identité au travers de l’expression individuelle tout en repoussant une catégorisation simple et clichée. Ces artistes et écrivains atteignent la majorité dans une ère de renouvellement d’activisme, où l’identité autochtone est célébrée, tout en rejetant de façon créative l’appropriation, le colonialisme et l’assimilation. Ces dix œuvres, cinq récits et cinq œuvres d’art, sont représentatives du futur de l’art et de la rédaction autochtones au Canada et un brillant avenir s’annonce.

Éditorial

Hoser


Hoser est un terme populaire anglais qui désigne un Canadien ayant peu d’éducation et une intelligence limitée. Étant presque toujours un homme blanc, un hoser est, d’une certaine manière, l’équivalent canadien d’un hillbilly ou d’un redneck américain (sans la connotation ouvertement raciste du deuxième terme). Le terme hoser entre dans la langue populaire au début des années1980, où il est répandu par Rick Moranis et Dave Thomas dans l’émission de télévision SCTV.

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Thelma Chalifoux

Thelma Julia Chalifoux, Métisse, sénatrice, femme d’affaires et militante (née le 8 février 1929 à Calgary, en Alberta; décédée le 22 septembre 2017 à St. Albert, en Alberta). Thelma Chalifoux est la première Métisse nommée au Sénat du Canada. En tant que sénatrice, elle s’intéresse à un éventail de sujets dont l’hébergement des Métis, les relations qu’entretiennent les compagnies pharmaceutiques avec le gouvernement fédéral et les lois environnementales. Ardente défenseure des droits des femmes et des droits des Autochtones, Thelma Chalifoux s’implique dans des organismes comme l’Aboriginal Women’s Business Development Corporation et le  Métis Women’s Council. Elle est également connue pour son travail dans la protection de la culture métisse, ayant servi au Sénat métis de l’Alberta et au Michif Cultural and Métis Resource Institute (aujourd’hui Michif Cultural Connections).

Éditorial

Célébration de la fierté au Canada

La première célébration de la fierté à Toronto s’est tenue seulement trois ans après les émeutes de Stonewall à New York (en juin 1969), une série de manifestations spontanées qui ont profondément marqué le mouvement de libération homosexuel. Très modeste, cette première célébration consistait en un simple pique-nique sur les îles de Toronto.

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Accident d'autobus des Broncos de Humboldt

L’une des tragédies routières les plus médiatisées de l’histoire canadienne s’est produite le 6 avril 2018, lorsqu’un autobus, transportant 28 membres de l’équipe de hockey junior des Broncos de Humboldt, entre en collision avec un camion de transport à une intersection routière près de Tisdale en Saskatchewan. L’accident a fait 16 victimes parmi les membres de l’équipe : 10 joueurs et 6 membres du personnel administratif et d’encadrement. Il a également abouti à la mise en place de nouvelles réglementations en matière de formation des chauffeurs routiers et d’octroi de permis, et à l’exigence que les ceintures de sécurité soient obligatoires sur les autobus.

Éditorial

Les premiers ministres canadiens

Au-delà du suffrage universel et de la tenue d’élections régulières, une démocratie saine nécessite également une bonne dose d’humour. Pouvoir se moquer de ses dirigeants politiques est l’un des deux ingrédients subtils de la liberté d’expression. L’autre étant l’acceptation par les politiciens (même si c’est à contrecœur) que faire rire de soi, fait partie de la vie politique.

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De ce côté-là, le Canada est une démocratie en bonne santé. Comme le mentionne le célèbre caricaturiste Terry "Aislin" Mosher : « Depuis la Confédération, la caricature politique est la forme d’humour la plus constante au Canada ».

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Cette exposition qu’il a mise sur pied, montre qu’en fait, aucun de nos chefs de gouvernement ne fut épargné. La caricature politique est parfois mordante, voire agressive, mais le plus souvent elle est utilisée pour dénoncer l’absurdité d’une situation. Le caricaturiste d’allégeance libérale John Wilson Bengough fut un véritable fléau pour le gouvernement de Sir John A. Macdonald. Son opposition au gouvernement conservateur nourrissait ses caricatures. Toutefois, la plupart des caricaturistes sont politiquement neutres et prennent un malin plaisir à se moquer du chef du gouvernement peu importe l’allégeance de celui-ci.

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Par ailleurs, certains dirigeants trouvent un amusement dans la parodie. C’est le cas de Sir Robert Borden qui gardait précieusement dans un album les différentes caricatures que l’on avait faites de lui. Pour les autres chefs, le rire ne vient peut-être pas aussi facilement, mais qu’à cela ne tienne, ce qui importe vraiment c’est d’amuser les Canadiens en dépeignant leurs frustrations. Comme cette exposition l’illustre, les dirigeants politiques peuvent toujours se consoler d’être en bonne et honorable compagnie!

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Anthony Wilson-Smith

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Image: Jean Chrétien avec castor, Susan Dewar, Sun chain of newspapers, 2000.

Éditorial

La Grande Guerre

Chaque nation qui s’engage dans une guerre en ressort changée et diminuée sur plusieurs plans. Certains coûts, tels que les pertes humaines et financières directes, sont évidents. Plus tardivement, d’autres font surface tels que les marques émotionnelles et psychologiques de ceux qui ont survécus, ainsi les rémanences des répercussions sur une société dont nombre de ses meilleurs et plus brillants éléments ont été arrachés subitement et ne reviendront jamais.

Cela fut le cas pour le Canada, malgré le fait que le pays ait été du côté gagnant pour les deux guerres mondiales du siècle dernier. Peu d’historiens ont décrit les conséquences plus en profondeur et avec plus de compétences que Tim Cook. Auteur de cinq livres sur le sujet et de nombreux essais, il est professeur auxiliaire de recherches à l’Université Carleton à Ottawa et le directeur des recherches au Musée canadien de la guerre.

Comme il l’a écrit : « la Grande Guerre a changé le Canada à tout jamais ». Une nation de moins de huit millions de personnes en 1914 a envoyé 630 000 de ses habitants à la guerre, dont plus de 66 000 sont décédés. D’un autre côté, une guerre combattue à cause du soutien indéfectible du Canada pour la Grande Bretagne et s’est conclue avec un plus grand sentiment d’indépendance du pays. Chaque canadien a été touché d’une manière ou d’une autre. Comme nous pouvons le voir dans ces essais sur le 100ème anniversaire du début de la guerre, le conflit a changé notre pays et le monde pour toujours ; d’une manière qui s’en ressent encore à présent.

Anthony Wilson-Smith

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Rockhead's Paradise

Le Rockhead’s Paradise est un ancien club de jazz situé dans le quartier de la Petite-Bourgogne, à Montréal. Fondé en 1928 pour l’entrepreneur Rufus Rockhead, il s’agit de la plus connue des boîtes de nuit dévouées à la clientèle noire à Montréal. Le Rockhead’s Paradise a accueilli en ses murs des légendes du jazz américain comme Louis Armstrong, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Lead Belly, Nina Simone, Fats Waller, Dizzy Gillespie et Sammy Davis Jr. Il a également aidé à lancer la carrière de talents de la région, notamment Oscar Peterson, Oliver Jones et Billy Georgette.

Éditorial

La nouvelle génération du cinéma canadien

Sur plusieurs plans, le cinéma canadien est plus que jamais en train de vivre une période de succès et son futur est tout aussi prometteur.

Nous avons dressé la liste des 10 meilleurs cinéastes qui représentent le mieux la nouvelle génération du cinéma canadien. Présentée par ordre alphabétique, cette liste prend en considération la réception par la critique, les prix remportés, le succès à l’international et le palmarès des entrées domestiques (Box-office) pour chaque film de ces réalisateurs, ainsi que l’œuvre cinématographique qu’ils ont jusqu’à maintenant accomplie. La liste propose une vaste gamme allant d’artistes émergeants avec seulement quelques films à leur actif, jusqu’aux vétérans de l’industrie qui ont récemment débuté comme réalisateurs, en passant par les enfants vedettes qui sont devenus de véritables boules d’énergie de la réalisation. Leurs films démontrent que le cinéma canadien est capable de rayonner dans pratiquement tous les genres que ce soit les films grand public, le cinéma d’auteur, les reconstitutions historiques ou les films amateurs indépendants et socialement engagés.

Éditorial

À la québécoise: portraits de femmes d'exception

L’Encyclopédie canadienne vous propose de découvrir huit Québécoises au parcours exceptionnel. Politiciennes, militantes, travailleuses sociales ou artistes accomplies, ces femmes ont marqué de manière indélébile l’histoire du Québec et du Canada. Cette exposition met en valeur de courtes biographies qui retracent la vie et l’héritage de ces femmes. Un premier volet s’intéresse à celles qui ont consacré leur vie à faire progresser les droits des femmes, mais aussi à améliorer les conditions sociales et économiques de l’ensemble de la population. Un second volet est consacré à celles qui, par leur capacité à faire rire, leur coup de pinceau, leur plume ou leur voix ont bousculé les conventions dans le domaine des arts. Les magnifiques portraits à l’acrylique sont signés par l’artiste-peintre Marie-Josée Hudon, directrice du Musée des grands québécois. Partenaire d’Historica Canada, cet organisme à vocation culturelle et pédagogique a pour objectif de faire rayonner le patrimoine humain notamment par le déploiement d’expositions itinérantes.

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Coeur de pirate

Béatrice Martin (nom de scène Cœur de pirate), auteure, compositrice, interprète, parolière, pianiste (née le 22 septembre 1989, à Montréal, au Québec). Lauréate de plusieurs prix Félix dont celui de la Révélation de l’année, en 2009, et celui de l’Artiste québécois s’étant le plus illustré hors Québec, en 2012, Cœur de pirate a su faire sa place auprès du public québécois et français. Après la sortie de son album bilingue Roses, en 2015, la renommée de Cœur de pirate s’étend à travers le Canada anglophone, les États-Unis et plusieurs autres pays européens.

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Tuque

Au Canada, une tuque est une coiffure tricotée chaude, traditionnellement fabriquée en laine, et habituellement portée durant l’hiver.

Éditorial

Plantation d’arbres en Alberta

Parmi les éléments qui constituent la quintessence du Canada, le bûcheron occupe une place prépondérante. Son image, réelle ou imaginaire, appartient au folklore de notre pays : il se tient là, vêtu d'une veste à carreaux rouges et noirs, le pied juché sur une souche. Une hache est posée sur le sol à ses côtés, et l'immensité de la forêt qu'il lui reste à couper s'étend en arrière‑plan, loin derrière lui. Des légions d'hommes et de femmes (en effet, des « bûcheronnes » ont pris la relève en temps de guerre) ont alimenté le commerce du bois, l'une des industries fondatrices du Canada.

De nos souvenirs plus récents, toutefois, un personnage différent émerge de la forêt. Le planteur d'arbres pourrait bien correspondre au nouveau bûcheron — sur les plans de la force et de l'endurance. Grâce à plus d'un siècle d'évolution des politiques environnementales, la préservation des forêts du Canada revêt autant d'importance aujourd'hui que leur exploitation. La plantation d'arbres est un aspect essentiel de leur maintien : chaque année, des milliers de jeunes Canadiens réalisent un parcours ardu au sein de régions éloignées, afin de replanter des milliers d'arbres.

Les ressources qu'ils contribuent à protéger sont immenses. En effet, le Canada compte plus de 300 millions d'hectares (ha) de forêts. Cette superficie correspond à près du double de la taille du Mexique, de même qu'à 10 % de la couverture forestière et à 30 % de la forêt boréale à l'échelle planétaire. Bien qu'il domine les exportations de bois d'œuvre résineux, de papier journal et de pâte de bois, le Canada récolte annuellement moins de 0,2 % de sa forêt. Si cette superficie semble restreinte, elle totalise pourtant quelque 600 000 ha, et si on abat maintenant les arbres à la machine, il faut les replanter à la main, une gaule à la fois.

De toute évidence, le Canada n'a pas toujours maintenu un engagement aussi sérieux envers le reboisement. « Nous détruisons les forêts du Canada jusqu'à l'imprudence », a écrit John A. Macdonald en 1871, « et nous ne pourrons guère les remplacer ». Malgré cette déclaration accablante du premier ministre de l'époque, il a fallu du temps pour modifier les pratiques forestières. Pendant les années 1980, le gouvernement fédéral a lancé une campagne pour renforcer la gestion forestière durable. L'un de ses objectifs consistait à doubler, au minimum, la surface replantée sur une base annuelle. Aujourd'hui, le reboisement constitue un élément indéniable et permanent des pratiques forestières canadiennes.

Au cours de l'été 2013, le photojournaliste et ex‑planteur Luc Forsyth a entrepris de documenter la plantation d'arbres dans le Nord de l'Alberta. Ses photos, présentées ici, enrichissent la mythologie forestière du Canada. Le bûcheron n'est plus le seul ambassadeur des bois de notre pays. Des femmes et des hommes malpropres, mais persévérants s'unissent maintenant à lui dans le but de renouveler nos forêts.

Éditorial

Vancouver en vedette : La bibliothèque Carnegie possède son propre Toutânkhamon

Le centre communautaire Carnegie est un refuge très animé du Downtown East Side, les quartiers est du centre-ville. Il occupe l’immeuble qui abritait jadis la bibliothèque Carnegie, la bibliothèque principale de Vancouver, mais aussi le lieu de repos de l’objet vedette du Vancouver Museum : la princesse Diane, une visiteuse éternelle en provenance de Luxor, en Égypte. C’est en fait une momie au passé très mystérieux.

Éditorial

Les Falcons de Winnipeg

Ils furent la première équipe canadienne à dominer le hockey olympique – et certainement pas la dernière! Le 26 avril 1920, les Falcons de Winnipeg remportent la première médaille olympique en hockey sur glace.

Afin de souligner le lancement de la nouvelle Minute du patrimoine réalisée par Historica Canada, cette exposition vous présente une collection de photographies, de coupures de presse et autres souvenirs en lien avec cette équipe historique.

Éditorial

Exploration de l'Arctique

Les Inuits savaient depuis longtemps.

Le 9 septembre 2014, le premier ministre Stephen Harper annonce la découverte de l’un des deux navires de Sir John Franklin. En 1846, dans le détroit de Victoria, la glace de mer piège l’explorateur britannique et son équipage. Le groupe tentait alors de cartographier le passage du Nord-Ouest, une route maritime permettant de relier l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Disparu pendant 170 ans, l’un des navires a finalement été retrouvé.

« C’est un événement historique de grande ampleur », a déclaré Harper lors d’une conférence de presse. La localisation du HMS Erebus était en effet d’importance puisqu’elle permettait de résoudre une très vieille énigme. C’était une prouesse remarquable compte tenu des connaissances scientifiques, de la technologie et de la patience qu’il a fallu mettre en œuvre. Son importance vient du fait qu’elle a contribué à consolider l’identité du Canada en tant que nation nordique.

Cependant, le plus remarquable reste peut-être le rôle qu’a joué l’histoire orale des Inuits dans la découverte du navire. Chez les occidentaux, l’histoire orale est souvent assimilé péjorativement au jeu du « téléphone arabe » — le message initial « Le bateau est ici » deviendrait ainsi 170 ans plus tard « Le gâteau est cuit ». L’Erebus a pourtant été localisé en partie grâce à l’analyse de ces récits.

L’histoire orale révèle en effet tout un nouveau pan de l’Arctique. Les mots habituellement utilisés pour décrire cet espace — mystérieux, inhospitalier, inaccessible — ne s’appliquent alors plus. Dans les récits, la région apparaît comme un territoire habité pendant environ 4 000 ans, sillonné par des routes et des sentiers qui ont été empruntés par de nombreux voyageurs bien avant que l’homme blanc laisse ses premières empreintes dans la neige.

Cette exposition vise à faire revivre l’exploration de l’Arctique, en particulier les tentatives de découverte du passage du Nord-Ouest, du point de vue des Inuits. Elle débute avec un enregistrement sonore de l’aîné Inuit Louis Ameralik et propose une série de cartes qui illustrent les différences de perception du paysage arctique entre les explorateurs et les Inuits.