Wilson, sir Daniel

Sir Daniel Wilson, homme de science, auteur et éducateur (Édimbourg, Écosse, 5 janv. 1816 -- Toronto, 6 août 1892). Wilson possède de multiples talents. Il fait ses études à l'U.

Wilson, sir Daniel

Sir Daniel Wilson, homme de science, auteur et éducateur (Édimbourg, Écosse, 5 janv. 1816 -- Toronto, 6 août 1892). Wilson possède de multiples talents. Il fait ses études à l'U. d'Édimbourg, étudie brièvement les arts avec William Turner, écrit des essais pour le Chambers' Journal, publie une histoire d'Oliver Cromwell et est fasciné par l'Antiquité durant ses années en Écosse. En 1847, alors qu'il est secrétaire de la Scottish Antiquarian Society, il publie Memorials of Edinburgh in the Olden Time (illustré par l'auteur). Quatre ans plus tard paraît The Archaeology and Prehistoric Annals of Scotland, dans lequel il invente le mot « préhistoire ».

En 1853, Wilson est nommé professeur d'histoire et d'anglais à ce qui deviendra le COLLÈGE UNIVERSITAIRE de l'U. de Toronto. Il contribue à la conception de l'édifice, se fait le principal défenseur de la notion d'« université provinciale » contre les partisans des écoles confessionnelles et devient président du collège universitaire (non confessionnel) en 1880. Durant toutes ces années, Wilson poursuit ses recherches scientifiques, surtout dans le domaine alors nouveau de l'ethnologie. Il devient un grand analyste canadien des retombées scientifiques des travaux de Charles Darwin. Bien qu'il admette la prolongation de la période géologique et l'évolution des espèces, Wilson rejette, tout comme son collègue de McGill, J.W. DAWSON, la notion de sélection naturelle. Il la considère comme une hypothèse non fondée et insiste sur les différences innées entre l'homme et l'animal, principalement pour des raisons religieuses. Son ouvrage en deux volumes Prehistoric Man: Researches into the Origin of Civilisation in the Old and New World (1862), chef-d'oeuvre d'ethnologie et d'érudition du XIXe siècle, réfute la notion de sélection naturelle. Wilson, qui est l'un des universitaires les plus connus au Canada, devient en 1885 président de la SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA (qu'il a contribué à fonder en 1882).

L'administration universitaire occupe la plupart de son temps. Dans les années 1880, il cherche à protéger les intérêts de l'U. de Toronto et du collège universitaire d'un mouvement visant à regrouper les collèges confessionnels pour les associer à l'université provinciale. Il s'oppose à cette idée, mais cède devant les réalités politiques et économiques, et devient premier président de l'U. de Toronto en vertu de la Federation Act de 1887. Ses dernières années sont empoisonnées par de l'animosité et des querelles au sein du corps enseignant universitaire.


Lecture supplémentaire

  • A. Brian McKillop, A Disciplined Intelligence (1979).