Walhachin

Au tournant du siècle, la colonie de la Colombie-Britannique est florissante. À la faveur de l'optimisme résultant de cette prospérité, des spéculateurs fonciers réussissent à convaincre des Anglais de la classe supérieure d'acheter des terres et de s'établir à Walhachin.
Au tournant du siècle, la colonie de la Colombie-Britannique est florissante. À la faveur de l'optimisme résultant de cette prospérité, des spéculateurs fonciers réussissent à convaincre des Anglais de la classe supérieure d'acheter des terres et de s'établir à Walhachin.


Walhachin

Au tournant du siècle, la colonie de la Colombie-Britannique est florissante. À la faveur de l'optimisme résultant de cette prospérité, des spéculateurs fonciers réussissent à convaincre des Anglais de la classe supérieure d'acheter des terres et de s'établir à Walhachin. En 1908-1909, la British Columbia Development Corp. met en valeur un domaine en terrasses de 2000 ha le long de la rivière Thompson Sud, à l'ouest de Kamloops, et fait construire, selon des plans d'urbanisme, un village entouré de vergers. Toutefois, la vocation économique de Walhachin, qui s'appuie sur les vergers, est vouée à l'échec à cause d'un sol inadéquat, d'un climat rigoureux, d'un vaste réseau d'irrigation par gravité mal adapté et du fait que les colons sont inexpérimentés et manquent de détermination.

Quelques semaines après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, c'est Walhachin qui affiche le plus haut taux d'enrôlement par habitant parmi toutes les localités canadiennes. L'idée de retrouver leurs racines aristocratiques familières plaît davantage aux colons que la perspective d'endurer les privations de la vie sur le front pionnier de l'Ouest du Canada. À la fin de la guerre, seuls quelques-uns d'entre eux retournent au bercail. De nos jours, il ne reste plus que les vestiges d'ouvrages d'irrigation désaffectés, des maisons abandonnées ainsi que les squelettes d'arbres fruitiers pour rappeler cette romantique odyssée de l'Ouest.


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