The Widow

The Widow. Opéra-comique en trois actes, livret de Frank H. Nelson, musique de Calixa Lavallée. Publiée chez J.M.

The Widow

The Widow. Opéra-comique en trois actes, livret de Frank H. Nelson, musique de Calixa Lavallée. Publiée chez J.M. Russell à Boston en 1881, la partition chant et piano porte la dédicace suivante : « À son Excellence le comte de Premio-Real, consul général d'Espagne pour le Dominion du Canada et les possessions britanniques et françaises en Amérique du Nord ». L'oeuvre comprend une ouverture instrumentale et 30 numéros chantés. L'action se situe dans le sud de la France sous le Directoire et met en scène une dizaine de personnages dans une succession d'intrigues galantes, de malentendus, de complots réels ou présumés et de rencontres fortuites, le tout conduisant à un dénouement heureux dans la meilleure tradition de l'opéra-comique français.

Quant à la date de création, elle n'avait pas encore été établie de façon absolument certaine en 1991. Dans le numéro prospectus de L'Album musical publié le 1er décembre 1881, on peut lire ce qui suit : « Les journaux quotidiens nous ont annoncé que M. Calixa Lavallée avait composé un opéra, <The Widow> (la Veuve). Quelques-uns nous ont même raconté le poème. L'intrigue est assez compliquée, et offre des scènes émouvantes. Rien de vulgaire toutefois. M. Frank H. Nelson est l'auteur du libretto. Nous ne connaissons rien encore du mérite de l'oeuvre. Ce qui nous fait croire que M. Lavallée a bien réussi, c'est que M. C.D. Hess, impresario bien connu, a acheté les droits de représentation pour trois ans. La première représentation a dû en être donnée à la Nouvelle-Orléans le 23 du mois dernier. » Ce qui est certain c'est que The Widow fut présenté à la Chatterton Opera House de Springfield, Ill., le 25 mars 1882 par la C.D. Hess Acme Opera Company, une troupe de tournée américaine spécialisée dans l'opéra-comique français. Dans sa tournée du printemps 1882, Hess reprit l'oeuvre de Lavallée à Philadelphie, Detroit et Chicago mais non à la Nouvelle-Orléans comme on le croyait déjà. Dans La Nouvelle-France, revue française publiée aux É.-U. en 1882 (vol. I, no 2) un chroniqueur anonyme écrivit : « La musique... est extrêmement vive et brillante. Les choeurs sont chantants et d'une riche harmonie, la plupart des cavatines ont ce cachet d'élégance et de virtuosité qu'on ne trouve que dans les bons opéras-comiques. L'orchestration est faite de main de maître... »

Un enregistrement de 11 numéros de l'oeuvre fut réalisé en 1967 par RCI qui avait commandé une instrumentation nouvelle à Ovid Avarmaa, la version originale demeurant introuvable (RCI 231 et RCI 513 ainsi que RCA LSC-2981). Les interprètes, accompagnés par l'Orchestre de la SRC à Winnipeg sous la direction d'Eric Wild, étaient Nona Mari, Joan Maxwell, Heather Ireland, Peter Koslowsky, Peter van Ginkel, Wilmer Neufeld et Paul Fredette. Les mêmes artistes en présentèrent des extraits à la télévision de la SRC en 1967 également. Le PMC a reproduit cinq extraits de la partition chant et piano (vol. X).

Une seconde instrumentation a été réalisée à partir de la version chant et piano par le compositeur Paul McIntyre (1986). Ce dernier de même que John Beckwith ont exprimé l'avis que l'oeuvre originale pourrait avoir été composée sur un livret français. Cette opinion est basée sur le fait que son titre français, La Veuve, figure sur la page titre. Mais c'est surtout la piètre qualité de la prosodie qui motive cette opinion.