Sherbrooke

Sherbrooke (Québec), constituée en ville en 1852, population de 161 323 habitants (recensement de 2016), de 154 601 habitants (recensement de 2011). Localisée à 147 km à l’est de Montréal, Sherbrooke est la principale ville des Cantons-de-l’Est. Située au cœur d’une région de lacs et de montagnes et à proximité du parc provincial du Mont-Orford, la ville a été un centre commercial, industriel et ferroviaire pendant de nombreuses années. Depuis les années 1960, elle est également devenue un centre de services. Sherbrooke est aussi le foyer de l’archidiocèse catholique de la région et le siège du district judiciaire de Saint-François.

Sherbrooke (Québec), constituée en ville en 1852, population de 161 323 habitants (recensement de 2016), de 154 601 habitants (recensement de 2011). Localisée à 147 km à l’est de Montréal, Sherbrooke est la principale ville des Cantons-de-l’Est. Située au cœur d’une région de lacs et de montagnes et à proximité du parc provincial du Mont-Orford, la ville a été un centre commercial, industriel et ferroviaire pendant de nombreuses années. Depuis les années 1960, elle est également devenue un centre de services. Sherbrooke est aussi le foyer de l’archidiocèse catholique de la région et le siège du district judiciaire de Saint-François.


Colonisation et développement

Située sur des terres appartenant aux Abénaquis, Sherbrooke est initialement connue sous le nom de Ktinékétolékouac ou Grandes Fourches. L’endroit était un lieu de portage, au pied de la rivière Magog. La première colonie permanente est établie en 1802 lorsque des Américains du Vermont y construisent plusieurs moulins. Le village prend le nom du gouverneur général John Coape Sherbrookeen 1818. La ville doit sa croissance urbaine initiale à l’industrialisation qui s’est produite par vagues à partir des années 1840. Elle devient un centre de production du textile avec l’établissement de la première usine de fabrication de coton du Canada en 1844, ainsi qu’une grande usine de fabrication de laine en 1867.

Le succès de la ville au 19e siècle est dû autant à ses hommes d’affaires anglophones dynamiques, qui fondent une banque régionale et font la promotion des chemins de fer et des nouvelles industries, qu’à sa population francophone, qui constitue la majeure partie de la main-d’œuvre industrielle.

Le développement de l’agriculture et de l’exploitation minière dans la région solidifie également le rôle de Sherbrooke en tant que centre de commerce de gros et de services. Depuis les années 1950, Sherbrooke éprouve de la difficulté à attirer de nouvelles industries, et connaît un déclin de ses industries du textile et du vêtement. La fondation de l’Université de Sherbrooke en 1954 ainsi que la décentralisation de l’administration de la province contribuent à restaurer le dynamisme de la ville.

Paysage urbain

Située au confluent des rivières Magog et Saint-François, Sherbrooke ressemble à un bassin dont les côtés courbes sont devenus des quartiers résidentiels. Après 1950, la communauté urbaine s’étend le long d’un axe est-ouest sous l’influence polarisante de l’université et des centres commerciaux en périphérie. Le centre de la ville, une zone commerciale traditionnelle, connaît un regain de vie dans les années 1970. Plusieurs quartiers résidentiels situés près du centre abritent un grand nombre de bâtiments de bois affichant une architecture victorienne et américaine du 19siècle. Les nombreux espaces verts de la ville, un lac situé en plein cœur de la ville ainsi qu’une montagne offrant des pentes de ski, constituent une abondante source de loisirs de plein air pour ses citoyens.

Population et économie

En raison de son activité industrielle plutôt fluctuante, la croissance démographique de la ville est lente au 19siècle. Sherbrooke compte 3 000 habitants en 1852, 10 000 en 1891 et plus de 50 000 en 1951. Dans les années 1970, la population diminue, mais on enregistre une croissance marginale depuis. Un bon nombre de gens ont emménagé dans les banlieues de la ville comme Fleurimont, Ascot et Rock Forest. Le pourcentage de francophones est passé de 50 % en 1871 à 92 % en 1996. De nos jours, 89,6 % de la population de Sherbrooke déclare le français comme langue maternelle, selon le recensement de 2016.

Économie

La base industrielle de Sherbrooke est toujours dépendante des industries du textile, du vêtement et de la machinerie, et elle s’est également développée dans l’industrie des pièces électroniques. Cependant, depuis les années 1960, la majeure partie de la main-d’œuvre travaille dans les secteurs tertiaires du commerce, de l’enseignement, des services de santé et de l’administration régionale.

Gouvernement

Sherbrooke est gouvernée par un maire et des conseillers qui représentent quatre quartiers. De 1890 à 1952, les maires ont été tour à tour francophones et anglophones. Depuis 1908, la ville possède son propre réseau électrique, alimenté par plusieurs barrages hydroélectriques.

Transport

Pendant près d’un siècle, Sherbrooke demeure un important carrefour de réseaux ferroviaires qui la relient à Montréal, à Québec, et à Halifax, ainsi qu’à Portland et Boston aux États-Unis. Le service de transport de passagers, offert depuis 1853 par le St. Lawrence and Atlantic Railroad, cesse en 1981, mais est de nouveau offert entre 1985 et 1994. La ville se trouve maintenant à l’intersection de l’autoroute Trans-Québec qui s’étend vers le nord jusqu’à Trois-Rivières et vers le sud jusqu’aux États-Unis, et de l’autoroute des Cantons-de-l’Est, jusqu’à Montréal. Des tramways l’ont desservie de 1897 à 1931, et ont ensuite été remplacés par des autobus.

Vie culturelle

Située au centre d’une région qui attire de nombreux artistes, Sherbrooke possède une vie culturelle active. Elle abrite le centre culturel de l’université, un l’orchestre symphonique et plusieurs troupes de théâtre. On y trouve également le Musée des beaux-arts (1982), le Musée de la nature et des sciences (1879), ainsi que le Centre d’interprétation de l’histoire de Sherbrooke (1992). La ville compte deux quotidiens, La Tribune(en français) et The Record (en anglais).