Natalité, variations saisonnières du taux de

Une analyse complète des registres des naissances pour les années 1881 à 1989 révèle un changement dans la répartition saisonnière du taux de natalité au Canada. Le plus ancien schéma (1881) se caractérise par une baisse du taux de natalité au printemps et par un taux maximal de janvier à mars.

Natalité, variations saisonnières du taux de

Une analyse complète des registres des naissances pour les années 1881 à 1989 révèle un changement dans la répartition saisonnière du taux de natalité au Canada. Le plus ancien schéma (1881) se caractérise par une baisse du taux de natalité au printemps et par un taux maximal de janvier à mars. Le dernier schéma des variations saisonnières, qui couvre la période du début des années 20 jusqu'à maintenant, demeure assez constant. En effet, la majorité des naissances ont lieu au printemps et au début de l'été, tandis qu'elles sont relativement peu nombreuses durant les derniers mois de l'automne et les mois d'hiver. Cette particularité « contemporaine » se retrouve dans toutes les provinces canadiennes.

De nombreuses raisons expliquent ce phénomène, depuis des facteurs biologiques (fluctuations hormonales selon les saisons, entre autres) jusqu'à des facteurs sociologiques (comme les couples modernes qui préfèrent que leurs enfants naissent au printemps et en été). Cependant, l'ancien schéma de variations saisonnières reflète surtout les conditions de fécondité naturelle en l'absence de l'utilisation délibérée de contraceptifs chez les couples. Autrement dit, ce schéma montre les conditions qui prévalaient dans une société principalement rurale. Le schéma contemporain correspond davantage au désir des parents de planifier la naissance de leurs enfants pour les mois propices de l'année, qui semblent être le printemps et l'été dans les sociétés industrielles. La grande accessibilité et l'usage répandu de contraceptifs efficaces facilitent cette prédisposition chez les couples.

On croit que l'augmentation des naissances durant le mois de septembre reflète l'influence des vacances de Noël au cours desquelles, l'ambiance des fêtes aidant, un nombre important de conceptions non planifiées se produisent, résultant en une augmentation des naissances neuf mois plus tard. Ce phénomène s'observe également dans d'autres pays industrialisés. Voir aussi CONTRÔLE DES NAISSANCES et POPULATION


Lecture supplémentaire

  • Frank Trovato and Dave Odynak, "The Seasonality of Births in Canada and the Provinces, 1881-1989: Theory and Analysis," Canadian Studies in Population XX,1 (1993).