Musique égyptienne au Canada

Égypte. L'immigration d'Égyptiens au Canada gagna une certaine importance dans les années 1950 seulement. Durant les années 1960, ils constituèrent la majorité des immigrants venus des pays arabes. La plupart de ces immigrants égyptiens étaient d'origine urbaine et 75 p.

L'immigration d'Égyptiens au Canada gagna une certaine importance dans les années 1950 seulement. Durant les années 1960, ils constituèrent la majorité des immigrants venus des pays arabes. La plupart de ces immigrants égyptiens étaient d'origine urbaine et 75 p. cent d'entre eux, des cols blancs professionnels.

Au cours des années 1970, la dimension restreinte de la communauté égyptienne tout comme son installation récente limita ses possibilités d'organiser des concerts publics. Cependant, la troupe de danse folklorique Reda d'Égypte, dirigée par Ali Ismail, se produisit à Montréal, Québec et Toronto en 1973. Dans le cadre d'un festival égyptien d'une semaine en juin 1978, l'ambassade d'Égypte parraina des concerts à Montréal, Ottawa et Toronto de la troupe « Om Kolsoum », un orchestre arabe et un choeur mixte de 15 voix. Ces musiciens utilisaient à la fois des instruments occidentaux et traditionnels (qânûn, oud, darbukka, violon et violoncelle). Le théâtre Samir, un important groupe d'interprètes composé de 27 musiciens et danseurs folkloriques, s'est produit à Toronto et à Montréal en 1982. Dans les années 1960 et 1970 cependant, des rassemblements officieux offraient de la musique populaire et folklorique commercialisée et jouée par des musiciens amateurs, habituellement avec la participation de l'auditoire. De plus, du chant copte et arabe fut introduit quelquefois dans le cadre de cérémonies religieuses et même lors de réunions laïques organisées par de petits groupes familiaux. (Voir Arabie.) Dans les rares cas où cette petite communauté s'impliqua dans des activités culturelles, elle veilla à se protéger contre toute influence occidentale. Parmi les musiciens nés en Égypte et vivant au Canada figurent George Missiha, organiste montréalais, et George D. Sawa, un membre du Traditional Arabic Music Ensemble (un quintette qui, jusqu'en 1978, fut connu sous le nom de Classical Arabic Music Quintet of Toronto). Le club culturel de Toronto El-Nil invite fréquemment les membres du Traditional Arabic Music Ensemble à donner des représentations et des conférences sur la musique. (Raffi Armenian et Gerard Kantarjian, bien que tous deux nés en Égypte, sont d'ascendance arménienne.)