Lavergne, Marguerite

Marguerite Lavergne. Soprano (Montréal, 23 novembre 1931). B.Mus. piano (Montréal) 1951. Elle étudia d'abord le piano à l'École supérieure de musique des Soeurs de Sainte-Anne de Lachine puis le chant avec soeur Louis-Raymond.

Lavergne, Marguerite

Marguerite Lavergne. Soprano (Montréal, 23 novembre 1931). B.Mus. piano (Montréal) 1951. Elle étudia d'abord le piano à l'École supérieure de musique des Soeurs de Sainte-Anne de Lachine puis le chant avec soeur Louis-Raymond. Elle remporta ensuite la bourse Cécile Léger (1953) et le Prix Archambault (1954), et fut lauréate des concours radiophoniques de la SRC « Opportunity Knocks » (1952) et « Singing Stars of Tomorrow » (1956). Boursière du gouvernement du Québec, elle séjourna à Vienne (1956) où elle travailla avec Ferdinand Grossmann et Erik Werba. Elle débuta à la scène dans le rôle de la première Fille-fleur de Parsifal, présenté au Palais du commerce de Montréal sous la direction de Charles Houdret (1954). Avec l'Opera Guild, elle chanta Un Ballo in maschera (Oscar) en 1955, puis Don Carlo (Elisabetta) en 1956. La même année, elle chanta pour les Festivals de Montréal le rôle de la Comtesse dans Le Nozze di Figaro ainsi que la Messe en si mineur de Bach. Pour la même société, elle interpréta en 1958 le Requiem de Brahms sous la direction d'Erich Leinsdorf et la Cantate n 52 de Bach, puis (1962), Fiordiligi dans Così fan tutte, rôle qu'elle avait tenu à la télévision de la SRC en 1956. Elle a donné de nombreux récitals et participé à des représentations lyriques à la radio et à la télévision, chantant entre autres le rôle titre d' Alceste. Elle a créé le cycle Dissidence (1955) et Cantate pour une joie (1956), deux oeuvres de Pierre Mercure. En 1958, elle interprétait Les Illuminations de Britten à l'Exposition universelle de Bruxelles avec l'Orchestre Hart House. Elle a épousé Alfonso Ghedin, altiste de l'ensemble I Musici et du Quartetto Beethoven, et habite l'Italie. En 1977, le chef d'orchestre Pierluigi Urbini l'invitait comme soliste de la Symphonie n 4 de Mahler, présentée à Rome par l'Orchestra Sinfonica dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia. Sa voix, d'une grande beauté et au registre étendu, se retrouve sur deux enregistrements : Psaume CL de Jean Papineau-Couture (avec la Chorale Bach de Montréal) et Cantate pour une joie. Elle a aussi enregistré Exsultate, Jubilate et le « Benedictus sit Deus » de l' Offertorium pro omni tempore, K. 117 de Mozart avec l'orchestre Pro Musica de Vienne, sous la direction de Grossmann (Turnabout 34029).