Géographie de la Colombie-Britannique

La Colombie-Britannique est divisée par deux des sept régions physiographiques du Canada. Ces régions sont la Cordillère et les plaines Intérieures. La vaste majorité de la province se trouve dans la région de la Cordillère, alors que le coin nord-est fait partie des plaines Intérieures. Dans la région de la Cordillère, on trouve de nombreuses chaînes de montagnes, comme les Rocheuses et la chaîne Côtière. La Colombie-Britannique a un climat humide et côtier, et elle abrite également certains des plus grands conifères du Canada, comme le Douglas taxifolié.

La Colombie-Britannique est divisée par deux des sept régions physiographiques du Canada. Ces régions sont la Cordillère et les plaines Intérieures. La vaste majorité de la province se trouve dans la région de la Cordillère, alors que le coin nord-est fait partie des plaines Intérieures. Dans la région de la Cordillère, on trouve de nombreuses chaînes de montagnes, comme les Rocheuses et la chaîne Côtière. La Colombie-Britannique a un climat humide et côtier, et elle abrite également certains des plus grands conifères du Canada, comme le Douglas taxifolié.


Les régions physiographiques du Canada

Paysage et répartition de la population  

La région métropolitaine de Vancouver est le foyer de plus de 50 % de la population de la province. Vancouver, et ses communautés avoisinantes sont le centre commercial, industriel et culturel de la Colombie-Britannique. Une région un peu plus vaste, qu’on appelle parfois la région du détroit de Georgia, comprend la ville de Victoria et la côte sud-est de l’île de Vancouver.

Le vaste intérieur des terres de la Colombie-Britannique est dominé par des chaînes de montagnes parallèles. Sa population s’étend du nord au sud le long des vallées, notamment de l’Okanagan et de Kootenay. Les centres de population sont dispersés. Par exemple, Kamloops et Prince George se trouvent à l’intérieur, Prince-Rupert et Kitimat sont sur la côte nord, et Dawson Creek et Fort St John se trouvent sur les basses-terres de la rivière de la Paix.

La moitié du nord de la province est pratiquement inhabitée au nord de Prince-Rupert. Elle est également coupée de l’océan Pacifique par la péninsule de l’Alaska.

Les basses‑terres de la rivière de la Paix, dans le nord‑est, sont un prolongement des plaines Intérieures. Elles ressemblent plus à l’Alberta, leur voisine, qu’au reste de la province.

Relief, géologie et hydrographie

La Cordillère fait partie d’un système montagneux qui s’étend le long du tiers ouest de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud. Le système montagneux de la Cordillère couvre la majeure partie de la Colombie‑Britannique. Elle est constituée de deux chaînes de montagnes principales. Ces chaînes de montagnes sont la chaîne Côtière à l’ouest et les Rocheuses à l’est. On trouve d’autres importantes chaînes de montagnes dans la région de la Cordillère en Colombie-Britannique, la chaîne Columbia et la et la chaîne Omineca. Ces chaînes sont à l’ouest des Rocheuses. La chaîne Columbia se trouve dans le coin sud-est de la province alors que les chaînes Omineca et des Cassiars sont au nord.

Les Rocheuses

Les sommets de la partie sud des Rocheuses sont composés de roches sédimentaires de la période paléozoïque (il y a entre 541 et 251 millions d’années). Ces sommets sont différents des autres sommets plus anciens de la partie nord des Rocheuses. Les sommets de la partie nord sont plus bas et plus arrondis. Ils sont de l’ère protérozoïque (il y a entre 2,5 milliards et 541 millions d’années).

À la limite ouest des Rocheuses se trouve le sillon des Rocheuses. Il forme la plus longue vallée d’Amérique du Nord. Il s’étend sur 1 400 km, du Montana au Yukon, et le long de la Colombie‑Britannique. De ce sillon s’écoulent les eaux en amont de la rivière Kootenay, du fleuve Columbia, du fleuve Fraser, de la rivière Parsnip, de la rivière Finlay, de la rivière Kechika et de la rivière Liard.

La chaîne Côtière est composée de roche granitique de la période du Crétacé et de l’ère Tertiaire (entre 145 et 2,58 millions d’années). De nombreux fjords longs, tortueux et profonds s’insinuent dans la chaîne Côtière. La chaîne Insulaire se trouve au large, à l’ouest de la chaîne Côtière. Cette chaîne partiellement submergée est le prolongement nordique des montagnes Olympiques et des chaînes côtières de l’État de Washington. Elle fournit la masse terrestre pour l’île de Vancouver et Haida Gwaii.

La chaîne Côtière
Une partie de la chaîne Côtière sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Le plateau intérieur couvre le centre de la Colombie-Britannique. Il est constitué de hautes terres larges et légèrement ondulées. La région est ce qu’on appelle une cuvette ou un bassin versant, parce qu’elle est entourée de montagnes plus hautes. Plusieurs des roches sont de la lave datant de la période du Crétacé et de l’ère Tertiaire. Le fleuve Fraser a creusé profondément le soubassement rocheux de la partie sud du plateau et a ainsi formé le canyon du fleuve Fraser. Le plateau Stikine se trouve au nord. C’est une autre région de hautes terres composées principalement de roches volcaniques de la période jurassique. Ce plateau contient les eaux en amont de la rivière Stikine. (Voir aussi Régions géologiques.)

À l’époque glaciaire, la Colombie-Britannique était entièrement recouverte d’une épaisse couche de glace. Certaines régions côtières et vallées intérieures deviennent libres de glace il y a environ 12 000 à 15 000 ans. Depuis ce temps, les basses‑terres de la côte se sont élevées par rapport au niveau de la mer. Le reste de la province devient libre de glace il y a 7 000 à 13 000 ans. Dans les montagnes, le résultat de la glaciation peut être observé dans les fjords et les cirques (bassins en forme d’amphithéâtre). Dans le plateau intérieur, le résultat de la glaciation se voit dans les moraines de fond, sur les terrasses (terrains plats au‑dessus d’une rivière) et sur les replats (plateformes étroites) le long des rivières intérieures.

Sols et végétation

Environ 3 % du sol de la Colombie‑Britannique est propice à l’agriculture. Comme la Colombie-Britannique est montagneuse, les cultures ne peuvent pousser que dans les plaines inondables, les terrasses et les deltas des vallées fluviales. Les dépôts glaciaires sur les pentes à inclinaison moyenne des montagnes fournissent un sol suffisamment riche pour soutenir la croissance des arbres.

Les conifères de la côte de la Colombie-Britannique sont les arbres les plus hauts et les plus imposants de tout le Canada. Le Douglas taxifolié, le cèdre de l’Ouest (thuya), le sapin baumier, la pruche (ou tsuga) et l’épinette poussent abondamment dans le climat doux et humide. Ils constituent la base de l’industrie forestière de la province. Des espèces d’arbres similaires, ainsi que le pin tordu, le pin ponderosa et le tremble, poussent sur les pentes à inclinaison moyenne des montagnes intérieures et des plateaux. En revanche, la chaîne Côtière et les basses vallées fluviales du tiers sud de la province ont un climat plus sec. Ce climat plus sec crée les prairies de ces régions.

Climat

Canyon du fleuve Fraser

Le canyon du fleuve Fraser en Colombie-Britannique.

Il existe de grandes variations climatiques dans des petites régions de la Colombie‑Britannique. Le contraste le plus frappant est entre la côte et l’intérieur. Les masses d’air relativement chaud provenant de l’océan Pacifique signifient la présence de douces températures côtières durant l’hiver, alors que les eaux froides maintiennent les températures côtières fraîches en été. La barrière que forme la chaîne Côtière empêche ces conditions modérées de se déplacer à l’intérieur des terres. La température moyenne de janvier est supérieure à 0 °C dans la plupart des stations côtières. C’est la température de janvier la plus douce du Canada. En juillet, les moyennes sont d’environ 15 °C dans le nord de la province et 18 °C dans la région abritée du détroit de Georgia.

Par opposition, les masses d’air froid venant du Yukon et de l’Alaska se déplacent vers le sud, à l’intérieur de la province. La moyenne quotidienne de janvier varie de -10 °C à -15 °C dans le centre de l’intérieur. Dans les plaines du nord-est, elle descend à -20 °C ou plus. En juillet, les vallées intérieures du sud enregistrent des températures mensuelles moyennes de plus de 20 °C. Plus au nord, à des altitudes plus élevées au centre du plateau intérieur, la température moyenne est de 15 °C au cœur de l’été.

Les masses d’air de l’océan Pacifique apportent des précipitations abondantes sur la côte. L’automne et l’hiver sont particulièrement pluvieux. Les vallées intérieures du côté est des montagnes reçoivent beaucoup moins de précipitations. Les montagnes de l’île de Vancouver qui font face à l’ouest reçoivent plus de 2 500 mm de précipitations annuelles. En comparaison, les basses‑terres de la côte est n’enregistrent qu’environ 700 à 1 000 mm de précipitations. Le versant ouest de la chaîne Côtière accumule annuellement entre 1 000 et 3 000 mm de précipitations. Un grand pourcentage de ces précipitations provient des chutes de neige. Cependant, la vallée de l’Okanagan ne reçoit que 250 mm de précipitations annuelles.

Ressources naturelles

Douglas taxifolié

Une forêt de Douglas taxifoliés sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique.

Environ 60 % de la Colombie-Britannique est couvert de forêts. Ce qui représente environ 19,5 % des terrains forestiers du Canada. De plus, comme dans la plupart des régions montagneuses, il existe de nombreux minéraux en Colombie-Britannique. La partie montagneuse de la province abonde en métaux comme le plomb, le zinc, l’or, l’argent, le molybdène, le cuivre et le fer. Les basses-terres de la rivière de la Paix, au nord‑est des Rocheuses, ont une base géologique différente. Elles sont composées de roches sédimentaires plus jeunes. Ces roches sont source de pétrole, de gaz naturel et de charbon.

Les pentes abruptes de la Colombie-Britannique, et les larges bassins hydrographiques sont idéals pour la production d’hydroélectricité. Cependant, ce ne sont pas toutes les rivières au sein des rivières intérieures de la province qui sont utilisées pour l’hydroélectricité. C’est en fait parce que l’infrastructure nécessaire endommagerait l’habitat du saumon du Pacifique. Ce poisson fraye dans les eaux d’amont des rivières intérieures et côtières.

Protection de l’environnement

L’économie de la Colombie-Britannique dépend fortement des ressources renouvelables. Pour cette raison, il est parfois difficile de trouver un équilibre entre le développement économique et la protection de l’environnement. Au début de l’histoire de cette province, ses nombreuses ressources semblent inépuisables. Cependant, dans les années 1930, la forêt côtière s’épuise rapidement. La pêche au saumon est menacée par la surpêche et par la destruction des habitats fluviaux et marins. De plus, certaines des rares terres agricoles sont perdues au profit des routes, des logements et de l’industrie. Néanmoins, depuis la Seconde Guerre mondiale, de nombreuses lois ont été adoptées afin de préserver l’environnement et les ressources naturelles. La British Columbia Ecological Reserves Act (1971) met de côté de nombreuses réserves d’écosystèmes représentatifs. De plus, certains premiers parcs nationaux du pays sont créés en Colombie‑Britannique, notamment le parc national des Glaciers et le parc national Yoho qui sont créés en 1886, le parc du Mont‑Revelstoke en 1914 et le parc Kootenay en 1920.

 


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