Géographie de l'Alberta

L’Alberta est divisée par trois des sept régions physiographiques du Canada. Ces trois régions sont la Cordillère, les plaines intérieures et le Bouclier canadien. Toutefois, la majeure partie de la province se trouve dans la région des plaines intérieures. Les plaines intérieures peuvent être divisées entre les prairies, les parcs et les forêts boréales. La partie des prairies comprend la majeure partie du sud de l’Alberta. Ces prairies vallonnées sont relativement sèches et caractérisées par l’absence d’arbres. La région des parcs prédomine le centre de l’Alberta. Cette région varie des terrains plats créés par le fond d’anciens lacs aux paysages vallonnés, parsemés de dépressions et de nombreux lacs. La région de la forêt boréale couvre la partie nord de la province. On y trouve de vastes lacs et de grandes rivières qui dominent le paysage, et qui s’écoulent vers le nord, en direction de l’océan Arctique. Dans le coin sud-ouest de l’Alberta, une région de crêtes de contreforts s’élève vers les Rocheuses qui forment une partie de la région de la Cordillère du Canada.

L’Alberta est divisée par trois des sept régions physiographiques du Canada. Ces trois régions sont la Cordillère, les plaines intérieures et le Bouclier canadien. Toutefois, la majeure partie de la province se trouve dans la région des plaines intérieures. Les plaines intérieures peuvent être divisées entre les prairies, les parcs et les forêts boréales. La partie des prairies comprend la majeure partie du sud de l’Alberta. Ces prairies vallonnées sont relativement sèches et caractérisées par l’absence d’arbres. La région des parcs prédomine le centre de l’Alberta. Cette région varie des terrains plats créés par le fond d’anciens lacs aux paysages vallonnés, parsemés de dépressions et de nombreux lacs. La région de la forêt boréale couvre la partie nord de la province. On y trouve de vastes lacs et de grandes rivières qui dominent le paysage, et qui s’écoulent vers le nord, en direction de l’océan Arctique. Dans le coin sud-ouest de l’Alberta, une région de crêtes de contreforts s’élève vers les Rocheuses qui forment une partie de la région de la Cordillère du Canada.


Géologie

Les plus anciens paysages de l’Alberta se trouvent dans la partie extrême nord-est de la province, à l’est de la rivière des Esclaves et de la partie inférieure de la rivière Athabasca. À cet endroit, des roches cristallines formées à l’ère précambrienne (il y a de 4,6 milliards d’années à 541 millions d’années) apparaissent à la surface. Ce petit affleurement du Bouclier canadien ne se termine pas au nord-est. Ses roches forment le sous-sol du reste de la province.

À l’ère paléozoïque (il y a de 540 à 252 millions d’années), l’Alberta alterne entre des périodes de terre ferme et de mer. La vie terrestre évolue des simples plantes et animaux aux vertébrés et à une végétation de terres arides. La décomposition de cette vie animale et végétale, en particulier durant la période dévonienne (il y a de 419 à 359 millions d’années), forme la base de la plupart des gisements de pétrole et de gaz naturel de la province.

Badlands en Alberta

Aperçu des badlands et des cheminées de fée du parc provincial Dinosaur, en Alberta.

L’ère mésozoïque (il y a de 252 à 66 millions d’années) soumet également l’Alberta à une alternance de soulèvements de terrains et d’inondations d’eaux océaniques. C’est l’ère des dinosaures. Les processus géologiques de cette période créent la formation des badlands de la vallée de la rivière Red Deer. Ils forment également la majeure partie des ressources de charbon de la province.

Au cours de l’ère cénozoïque (il y a 66 millions d’années), on assiste au soulèvement des montagnes Rocheuses. Il y a environ 25 000 ans, la dernière avancée de la calotte glaciaire continentale parcourt le terrain. La glace recouvre la presque totalité de la province. Seules les parties élevées des Rocheuses, les collines de Cyprès et les collines de Porcupine y échappent. Le dernier retrait de la période glaciaire, qui commence il y a environ 13 000 ans, crée les sols et les réseaux fluviaux actuels.

Surface

Prairies albertaines

Les prairies de l’Alberta sont situées dans la partie sud de la province.

La région des Prairies du sud de l’Alberta est constituée d’herbes courtes et d’herbe mixte. La région où l’on trouve de l’herbe courte, dans le coin sud-est, présente des herbes courtes résistantes à la sécheresse. Ces herbes incluent le boutelou gracieux. Celui-ci pousse dans un sol brun clair, pauvre en azote et en phosphore, à environ 12 cm de profondeur. Les sécheresses annuelles et l’érosion éolienne entraînent une dérive considérable du sol. La zone d’herbe mixte forme un arc orienté vers l’ouest et le nord de la région d’herbes courtes. Elle contient un sol brun foncé plus fertile. De l’herbe de blé de l’ouest, ainsi que d’autres herbes hautes poussent dans cette région.

Les régions des parcs du centre de l’Alberta, et la région de la rivière de la Paix sont caractérisées par des herbes hautes et des trembles. Le parc central contient des sols noirs fertiles. Les sols gris de la région de la rivière de la Paix sont un peu moins fertiles.

La région boréale du nord de l’Alberta est composée de forêts de trembles et de bouleaux blancs au sud, et d’épinettes blanches, de mélèzes et d’épinettes noires au nord. On trouve aussi des  sapins baumiers et des pins gris dans les régions de l’est. Des sapins subalpins et des pins tordus poussent à l’ouest. Des sols gris et pauvres en nutriments sous-tendent le couvert forestier. Le sapin subalpin, l’épinette blanche et le pin tordu dominent les basses altitudes des Rocheuses. À des altitudes plus élevées, des peuplements disséminés d’épinettes noires et de mélèzes alpins sont entrecoupés de tapis de lichen et de fleurs alpines dans les alpages. Les rochers, couverts de neige et de glace en permanence, dominent les plus hautes altitudes.

Hydrographie

Dans le sud-est de l’Alberta, le petit bassin de la rivière Milk s’écoule vers le sud dans les rivières Missouri et Mississippi jusqu’au golfe du Mexique. Le reste du sud de l’Alberta est drainé par le bassin fluvial nord et le bassin fluvial sud de la rivière Saskatchewan, jusqu’à la baie d’Hudson, par le réseau de la rivière Nelson. Le nord de l’Alberta est dominé par les bassins des rivières AthabascaHay et de la Paix. Ces bassins s’écoulent vers le nord jusqu’à l’océan Arctique, par l’intermédiaire du fleuve Mackenzie.

De faibles précipitations annuelles, des taux élevés d’évaporation et la rapidité du ruissellement provoquent des déficits chroniques en eau dans le sud de l’Alberta. Ces déficits en eau varient d’une carence modérée dans la région des parcs à une grave pénurie dans la région de la prairie à herbes courtes. Dans cette dernière, des systèmes d’irrigation ont été mis en place depuis le 19e siècle. Pourtant, la quantité d’eau disponible pour l’irrigation est limitée par le débit d’eau dans le bassin de la rivière Saskatchewan Sud.

Le lac Claire et le Petit lac des Esclaves sont les deux plus grands lacs à être entièrement situés en Alberta.

Climat

Les Rocheuses, Alberta

Aperçu d’une ferme de l’Alberta. Les Rocheuses s’élèvent en arrière-plan.

La latitude nord de l’Alberta place la province dans la zone nord tempérée froide. La province a des hivers froids et des étés relativement courts et frais. Pourtant, les facteurs les plus importants pour déterminer à la fois les températures et les précipitations sont l’altitude et la largeur des Rocheuses, ainsi que la direction des vents dominants.

Les chaînes de montagnes interceptent l’air venant de l’océan Pacifique et le drainent de son humidité. Pour cette raison, les pentes orientales des Rocheuses se trouvent dans l’ombre de la pluie et le ciel de l’Alberta est principalement clair. Les précipitations sont généralement faibles. Elles varient d’environ 30 cm par année dans le sud‑est, à 40 ou 45 cm dans le nord. L’exception concerne la région des contreforts, où les précipitations atteignent près de 55 à 60 cm annuellement.

L’air sec et clair procure aux Albertains de très longues périodes d’ensoleillement. Les moyennes annuelles d’ensoleillement varient de 1900 heures dans le nord à 2300 heures dans la région de Lethbridge au sud. L’air qui s’engouffre dans l’entonnoir des Rocheuses crée le chinook, un vent sec et chaud. Ce vent est particulièrement fort et courant dans le sud-ouest de l’Alberta. Il peut provoquer en quelques heures des hausses spectaculaires de température, il fait fondre la neige et fait apparaître l’herbe.

Le saviez-vous?

Un clipper de l’Alberta est un type de système de basse pression qui se forme en Alberta ou à proximité, du côté est des Rocheuses. C’est un orage qui se déplace rapidement, d’où le nom « clipper », évoquant le voilier du 19e siècle renommé pour sa rapidité. Ces orages surviennent principalement en décembre et en janvier, mais ils sont également fréquents en automne et au printemps. Il s’en forme entre 5 et 20 par saison.

L’influence de la masse d’air du Pacifique s’atténue dans l’est de l’Alberta. Les masses d’air continentales en provenance de l’Arctique et du Midwest américain influencent cette partie de la province. Ces masses d’air occasionnent en janvier des températures moyennes allant de - 8 °C au sud à - 24 °C au nord. En juillet, les températures moyennes varient de 20 °C au sud à 16 °C au nord. La saison de croissance de la végétation dure environ 120 jours dans la partie sud de l’Alberta, et diminue à 60 jours dans la partie nord. Dans le nord, la saison plus courte est compensée par des jours plus longs et des altitudes plus basses. Le blé est cultivé aussi loin au nord que dans la vallée de la rivière de la Paix.

Ressources

L’Alberta est la principale province de ressources énergétiques du Canada. Elle abrite la plus grande réserve de pétrole du pays, qu’on appelle les sables bitumineux. Elle est également le foyer de vastes quantités de gaz naturel et de charbon. De plus, l’Alberta possède une grande partie des terres agricoles du pays.

Conservation de la nature

Deux des cinq parcs nationaux de l’Alberta ont commencé comme sanctuaires fauniques : le parc national Elk Island à l’est d’Edmonton, et le parc national Wood Buffalo (44 802 km2), qui est à cheval sur la frontière des Territoires du Nord-Ouest. Ces parcs ont été créés pour aider les espèces dont ils portent le nom, soit le wapiti et le bison. Les deux parcs ont réussi à protéger le bison des plaines. Un certain nombre de parcs provinciaux et de régions sauvages servent de réserves fauniques, dont le parc interprovincial Cypress Hills dans le sud-est, le parc Sir Winston Churchill sur le lac La Biche, et le parc Willmore Wilderness au nord de Jasper. (Voir aussi Parcs nationaux et Mouvements écologistes.)