Josephine Mandamin

Josephine Henrietta Mandamin, aînée anichinabée, défenseure des droits relatifs à l’eau, commissaire en chef des eaux de la nation anichinabée (née le 21 février 1942 dans le territoire non cédé de Wiikwemikoong, à l’île Manitoulin, Ontario; décédée le 22 février 2019). Josephine Mandamin, connue sous le nom de « Grandmother Water Walker » (grand-mère marcheuse d’eau) et Biidaasige-ba (« celle qui vient avec la lumière ») était une militante des droits relatifs à l’eau de renommée mondiale. Elle a marché autour des Grands Lacs de 2003 à 2017 afin de sensibiliser la population aux problèmes de la pollution de l’eau et de la dégradation environnementale des Grands Lacs et des réserves autochtones au Canada. Pour son militantisme, Josephine Mandamin a reçu le prix Anishinabek Lifetime Achievement (2012) et la Croix du service méritoire du gouverneur général (2018). Sa petite-nièce, Autumn Peltier, a suivi ses traces en devenant la « guerrière de l’eau » de la génération suivante.

Josephine Henrietta Mandamin, aînée anichinabée, défenseure des droits relatifs à l’eau, commissaire en chef des eaux de la nation anichinabée (née le 21 février 1942 dans le territoire non cédé de Wiikwemikoong, à l’île Manitoulin, Ontario; décédée le 22 février 2019). Josephine Mandamin, connue sous le nom de « Grandmother Water Walker » (grand-mère marcheuse d’eau) et Biidaasige-ba (« celle qui vient avec la lumière ») était une militante des droits relatifs à l’eau de renommée mondiale. Elle a marché autour des Grands Lacs de 2003 à 2017 afin de sensibiliser la population aux problèmes de la pollution de l’eau et de la dégradation environnementale des Grands Lacs et des réserves autochtones au Canada. Pour son militantisme, Josephine Mandamin a reçu le prix Anishinabek Lifetime Achievement (2012) et la Croix du service méritoire du gouverneur général (2018). Sa petite-nièce, Autumn Peltier, a suivi ses traces en devenant la « guerrière de l’eau » de la génération suivante.


Josephine Mandamin

Protectrice de l’eau, Josephine Mandamin a marché autour des Grands Lacs de 2003 à 2017 afin de sensibiliser la population aux problèmes de pollution de l’eau et à la dégradation de l’environnement dans les Grands Lacs et sur les réserves autochtones du Canada.

Jeunesse et éducation

Josephine Henrietta Mandamin (née Trudeau) naît et grandit sur les rives du lac Huron, l’un des Grands Lacs, la plus grande réserve d’eau douce du monde. Survivante d’un pensionnat indien, elle fréquente la St. Joseph’s School for Girls d’Ontario en espagnol, de 1948 à 1954. Elle épouse Andrew Mandamin. Ensemble, ils ont cinq enfants et en adoptent trois autres.

En 1979, la famille déménage à Thunder Bay, en Ontario. À cet endroit, Josephine Mandamin travaille à la résidence Kashadaying pour les étudiants des communautés des Premières Nations et à Mino Bimaadiziwin, un foyer de groupe pour enfants des Premières Nations ayant des problèmes de santé mentale. Elle est également directrice générale de Beendigen Inc., un organisme qui offre du soutien aux femmes et enfants fuyant la violence conjugale. Avant sa retraite en 2006, Josephine Mandamin se joint à la Ontario Native Women’s Association.

Militantisme

En 2000, lors d’une cérémonie de danse du soleil à Pipestone au Minnesota, le Grand Chef Eddie Benton-Banaise (Bawdwayadun) raconte à Josephine Mandamin et à d’autres personnes un rêve qu’il a fait dans lequel l’eau coûterait aussi cher que l’or d’ici 2030 en raison de la pollution. Le Grand Chef demande au public, « qu’allez-vous faire à ce sujet ? » Armée de cette prophétie et d’une connaissance étendue de l’eau (nibi giikendaaswin), Josephine Mandamin organise un groupe pour lutter contre la pollution de l’eau dans les Grands Lacs et les réserves autochtones. En tant que « Grand-mère » (nokomis) de son peuple, ce rôle est particulièrement important pour Josephine Mandamin, puisque le terme « Grand-mère » est un mot de grande vénération pour les femmes autochtones.   

De 2003 à 2017, Josephine Mandamin organise et dirige une série de « marches pour l’eau » autour des Grands Lacs et des eaux environnantes. Lors de sa dernière marche en 2017, Jospehine Mandamin marche de Spirit Mountain à Duluth au Minnesota jusqu’à Matane au Québec, une distance couvrant plus de 8 000 km. 


Le militantisme de Josephine Mandamin est inspiré de sa vision spirituelle ojibwée du monde (voir aussi Anichinabé), qui perçoit l’eau comme un être vivant. En tant que femme et aînée, en tant que « donneuse de vie » et « gardienne de l’eau », Josephine Mandamin croit qu’elle a une obligation sacrée de transmettre sa connaissance de l’eau (nibi giikendaaswin) à cette génération ainsi qu’aux générations futures :

Nous savons depuis longtemps que l’eau est vivante. L’eau peut vous entendre. L’eau peut sentir ce que vous dites et ce que vous ressentez… Respectez-la et elle peut prendre vie. Comme n’importe quoi. Par exemple, une personne qui est malade… si vous lui donner de l’amour, si vous prenez soin d’elle, elle prendra vie.

Depuis 2015, le gouvernement canadien a levé 88 avis à long terme sur la qualité de l’eau potable, alors qu’un travail est fait pour nettoyer l’eau contaminée sur les réserves. L’objectif du gouvernement fédéral est de se débarrasser du problème avant mars 2021. Cependant, en février 2020, 61 avis à long terme sur la qualité de l’eau potable étaient toujours en vigueur.

Legs

Jospehine Mandamin a apporté une contribution importante aux peuples autochtones, au Canada et au monde en tant que Grand-mère marcheuse d’eau. Ses marches autour des Grands Lacs ont créé une sensibilisation au sujet du besoin urgent de lutter contre la pollution de l’eau et l’eau contaminée sur les réserves autochtones du Canada. 

Avant sa mort en 2019, Josephine Mandamin a transmis l’héritage de la protection des eaux à sa petite-nièce Autumn Peltier, une guerrière de l’eau anichinabée reconnue mondialement. Jospehine Mandamin est enterrée au cimetière supérieur dans le territoire non cédé de Wiikwemkoong, à l’île Manitoulin.

Distintions et prix

  • Prix Anishinabek Lifetime Achievement (2012)
  • Prix du lieutenant-gouverneur pour les réalisations en matière de conservation du patrimoine ontarien (2015)
  • Croix du service méritoire du gouverneur général, (2018)

Collection des peuples autochtones

Collection Premières Nations

Guide pédagogique perspectives autochtones

Liens externes

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