Parker, Jon Kimura

Jon Kimura (né John David Kimura) Parker. Pianiste, diffuseur, professeur (Vancouver, 25 décembre 1959). A.R.C.T. 1975, certificat d'interprétation (Vancouver Academy) 1977, B.Mus., M.Mus. (Juilliard) 1981, D.M.A. (ibid.) 1989.

Parker, Jon Kimura

Jon Kimura (né John David Kimura) Parker. Pianiste, diffuseur, professeur (Vancouver, 25 décembre 1959). A.R.C.T. 1975, certificat d'interprétation (Vancouver Academy) 1977, B.Mus., M.Mus. (Juilliard) 1981, D.M.A. (ibid.) 1989. Élève de Jessie Morrison, Parker paraît en public pour la première fois à cinq ans - il joue First Approach to an Orchestra de Rae Perran avec le Vancouver Youth Orchestra. Il étudie ensuite à la Vancouver Academy of Music avec son oncle, Edward J. Parker, et Kum-Sing Lee. À la School of Fine arts du Centre d'arts de Banff, il travaille avec Marek Jablonski. À la Juilliard School, il est l'élève d'Adele Marcus.

Prix
Premiers prix
Souvent primé, Parker gagne le Concours national de musique Eckhardt-Gramatté (1978) et celui des Étoiles du Maurier en 1982 (voir Les Arts du Maurier Ltée). À Juilliard, il remporte deux fois la Gina Bachauer Memorial Competition et est soliste invité du Juilliard Orchestra lors de sa tournée européenne de 1983. La même année, il reçoit le Prix Virginia Parker du Conseil des arts du Canada et est primé dans la catégorie « piano » lors des Concours radiophoniques de la SRC. Sa renommée dépasse les frontières du Canada quand il est lauréat du Concours international de piano de Viña del Mar, Chili (1982), mais c'est le Concours international de piano de Leeds de 1984 qui le lance pour de bon. En 1985, le Conseil canadien de la musique le nomme interprète de l'année.

Prix après 1996
Parker reçoit le Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène (1996). Trois ans plus tard, il est fait membre de l'Ordre du Canada (1999).

Représentations
Parker apparaît en tant que soliste avec un grand nombre des meilleurs orchestres du monde, sont le Bergen Philharmonic, l'Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, le Bournemouth Symphony, l'Orchestre de Cleveland, l'Orchestre symphonique de Londres, l'Orchestre philharmonique de Los Angeles, le National Symphony Orchestra, l'Orchestre philharmonique de New York, l'Orchestre de Philadelphie, l'Orchestre symphonique de San Francisco, le Scottish National Orchestra et le Saint Paul Chamber Orchestra de Christopher Hogwood, ainsi que tous les principaux orchestres canadiens. Comme soliste invité, Parker effectue des tournées avec l'Orchestre symphonique de Toronto (Côte pacifique), l'Orchestre symphonique de Vancouver (Japon), le Royal Philharmonic Orchestra (Allemagne), l'Orchestre du Centre national des arts (Ouest canadien) et le Hallé Orchestra (Amérique du Nord).

En tant que soliste et musicien de chambre, Parker participe à certaines des plus prestigieuses séries de concerts au monde, telles que l'International Piano Series à Londres et les premiers festivals Mostly Mozart, Blossom et Aldeburgh. Ses tournées l'entraînent sur tous les continents pour des représentations dans des lieux, parfois des plus séduisants comme le Carnegie Hall et la Sydney Opera House, parfois des plus isolés comme sur l'île de Baffin et au Zimbabwe. Il se produit pour des chefs d'État et des dignitaires comme la reine Élisabeth II, les premiers ministres du Canada et du Japon et des membres de la Cour suprême des États-Unis.

Éloges
Parker est un interprète très charismatique qui est souvent encensé par la critique pour des qualités comme sa « technique gargantuesque, son impressionnant timing, sa profondeur océanique et sa passion volcanique » ainsi que pour son sens de l'humour et son naturel management artistique (San Antonio Express, 26 février 2000). « Il est un musicien au goût éclectique qui traite de nombreux types de musique avec une intégrité intransigeante » (Cleveland Plain Dealer, 12 mars 1999) et quelqu'un pour qui il est important d'entraîner le public dans une expérience « accueillante et réjouissante » (James Reel dans Fanfare, septembre-octobre 1997). On commente souvent la beauté de son style.

Répertoire
Le répertoire éclectique de Parker témoigne de sa préférence pour les romantiques - Rachmaninov, Tchaïkovsky, Brahms et surtout Chopin et Ravel - et une grande variété de compositeurs du 20ième siècle, dont Stravinsky, Prokofiev et Samuel Barber. Ses programmes comportent sa propre transcription de Rite of Spring de Stravinsky. Il aime aussi présenter des œuvres à connotation jazz : des rags de Scott Joplin, la Rhapsody in Blue de George Gershwin aux compositions et arrangements d'Oscar Peterson, de George Gershwin, de Chick Corea et d'Art Tatum. Son éclectisme comprend aussi des éléments de la culture populaire. Au grand plaisir de son public, des thèmes d'émissions télévisées comme The Simpsons (v.f. Les Simpsons) et The X-Files (v.f. X-Files : Aux frontières du réel) sont parfois réarrangées en concertos classiques ou sont interprétées en rappel. Les compostions populaires d'artistes tels que Billy Joel et Alanis Morissette font également partie de sa programmation.

Parker défend également les couleurs des compositeurs canadiens. Le compositeur David Duke lui dédie deux oeuvres : Etude (Waterloo 1981) et Sonatine pour piano (Waterloo 1985). Parmi les oeuvres canadiennes créées par Parker figurent Triptych pour piano et synthétiseur DX7 (1986) de Steven Gellman (commandée pour l'Année internationale de la musique canadienne), Scenes from a Jade Terrace (1988) d'Alexina Louie, et Divertimento no 10 pour piano et orchestre (1988) de John Weinzweig. Étudiant, Parker s'intéresse à l'oeuvre de Louie - sa thèse de doctorat s'intitule « The Solo piano music of Alexina Louie : a blend of East and West ».

En 1989, il compose Pan Dreams pour flûte et piano, oeuvre commandée par la SRC et dédiée à Marina Piccinini et Andreas Haefliger.

Diffuseur
Parker se fait connaître en tant que personnalité médiatique. Vers la fin des années 1980, Parker anime l'émission « Arts National » de la SRC (1987) et « Which Way to Carnegie Hall? » à la BCTV, documentaire qui remporte la médaille d'or du New York Film and Television Festival (1987). Depuis, il anime deux saisons de la série télévisée Whole Notes à Bravo! Canada et la série Up and Coming pour la radio de la SRC. Il paraît à The Visionaries de PBS et Under the Umbrella Tree à Disney Channel et il est le sujet d'un documentaire d'Adrienne Clarkson.

Autres activités
Parker donne de son temps et de son talent à l'éducation et à des causes humanitaires. La veille du jour de l'an 1995, il accompagne un avion de ravitaillement en Bosnie, où il donne deux représentations du Concerto de l'Empereur de Beethoven avec l'Orchestre philharmonique de Sarajevo. Il est un membre fondateur de Piano Six, un groupe d'importants pianistes canadiens qui donnent des concerts dans des communautés isolées.

En 1999, Parker est nommé professeur de piano à la Shepherd School of Music de la Rice University (Houston). En 2008, il est nommé à la Schwob School of Music de la Columbus State University, à titre d'artiste distingué invité E. Stephen Purdom. Il continue de donner des cours d'interprétation publics au Stearns Institute, au Banff Centre, au Brevard Festival et à la Julliard School. Il épouse la violoniste Aloysia Friedmann et est le frère de Jamie Parker.

Discographie

Chopin Sonate no 2 op. 35et 6 autres pièces : 1987; Telarc CD-80147.

Tchaïkovsky Concerto no 1 pour piano, Prokofiev Concerto no 3 pour piano: Royal Phil O, Previn c orch; 1985; Telarc CD-80124.

P.D.Q. Bach Concerto for Two Pianos vs. Orchestra, Two Pianos Are Better Than One : Telearc CD 80376.

Barber Piano Concerto : OS d'Atlanta, Yoel Levi c orch; 1997; Telearc CD 80441.

Bibliographie

Peter GODDARD, « Critic's corner », Bravo, III (janv.-févr. 1985).

David ELDER, « Jon Kimura Parker », Clavier, XXV (déc. 1986).

John COLAPINTO, « Piano man », SatN, CII (juin 1987).

Ray CHATELIN, « Jon Kimura Parker : post Leeds », Music, XI (mars-avr. 1988).