Jean-Louis Millette

Jean-Louis Millette, comédien (né le 4 janvier 1935 à Montréal, QC; décédé le 29 septembre 1999 à Montréal).

Jean-Louis Millette, comédien (né le 4 janvier 1935 à Montréal, QC; décédé le 29 septembre 1999 à Montréal). Récipiendaire du prix Victor-Morin, Jean-Louis Millette est l’une des figures les plus marquantes du théâtre, de la télévision et du cinéma québécois.

Enfance et éducation

Millette a grandi à Saint-Henri, un quartier ouvrier de Montréal. À 15 ans, il rencontre Paul Buissonneau et se joint à la Roulotte, une compagnie de théâtre ambulant qui propose des spectacles pour enfants. C'est au sein de la Roulotte qu'il débute sur scène dans des pièces telles que La chose, Pierre et le loup et Aux marches du palais.

En compagnie de Buissonneau, Yvon Deschamps et Claude Léveillée, Millette fonde, en 1955, le Théâtre de Quat’Sous. Il s’agit du troisième plus ancien théâtre de Montréal, après le Théâtre du Rideau Vert et le Théâtre du Nouveau Monde. Au cours de sa longue carrière, Millette a joué dans de nombreuses pièces en commençant par Orion le tueur (1956) de Jean-Pierre Grenier et Maurice Fombeure, ainsi que dans La tour Eiffel qui tue (1957) de Guillaume Hanoteau. Il a ensuite défendu des rôles dans des pièces de William Shakespeare, Victor Hugo, Georges Feydeau, Carlo Gozzi et Michel Tremblay. Il participe aussi àThe Dragonfly of Chicoutimi, une pièce à un seul personnage de Larry Tremblay. Au moment de son décès en 1999, il se préparait à jouer Falstaff dans Les joyeuses commères de Windsor de Shakespeare, sous la direction d'Yves Desgagnés.

Télévision

Sa carrière de télévision débute avec La Boîte à Surprise en 1956, suivi par Le Survenant (adaptation du roman de Germaine Guèvremont) en 1957, Marie-Didace (également de Germaine Guèvremont) en 1958 et Sous le signe du lion en 1960. En 1963, dans le cadre d’une émission pour enfants, Les Croquignoles (devenue La Ribouldingue), il créé le clown Paillasson, l’un de ses rôles les plus marquants. En 1970, il tient un rôle principal dans la comédie Symphorien. Millette marque aussi la télévision québécoise par ses interprétations dans trois séries scénarisées par Victor-Lévy Beaulieu, soit L'héritage (1987), Montréal P.Q. (1992) et Bouscotte (1998).

Cinéma

Bien que Millette soit principalement un comédien de théâtre et de télévision, on peut le voir dans quelques films, dont trois réalisés par Yves Simoneau : Pouvoir Intime (1986), Les Fous de Bassan (1986) et Dans le ventre du dragon (1989). En 1989, il apparaît dans le film Jésus de Montréal de Denys Arcand, et en 1995, il joue dans le premier film de Robert Lepage, Le Confessionnal.


Lecture supplémentaire

  • Daniel Pinard, Jean-Louis Millette, portrait d’un comédien (2000).

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