Denis Villeneuve

Denis Villeneuve, réalisateur (né le 3 octobre 1967 à Gentilly, au Québec). Denis Villeneuve est l’un des réalisateurs canadiens les plus connus et les plus acclamés au pays. Ses films visuellement inventifs, atmosphériques et sombres mettent souvent l’accent sur des thèmes comme le traumatisme, l’identité et la mémoire. Ses films canadiens, dont les intenses drames psychologiques Maelström (2000), Polytechnique (2009), Incendies (2010) et Enemy (2013, v.f. Ennemi), ont remporté 22 Prix Génie, 5 Prix Écrans canadiens et 26 Prix Iris. Ses films hollywoodiens, Prisoners(Prisonniers) (2013), Sicario (2015) et Arrival (Premier contact) (2016), ont connu un succès critique et commercial. Il est le seul réalisateur québécois à avoir été en nomination pour l’Oscar du meilleur réalisateur. Avec Blade Runner 2049 (2017), et son adaptation cinématographique de Dune, de Frank Herbert, à venir, Denis Villeneuve est devenu l’un des réalisateurs les plus convoités de la planète. En 2019, la Hollywood Critics Association le nomme réalisateur de la décennie.



Denis Villeneuve, San Diego Comic-Con International à San Diego, Californie, le 22 juillet 2017.

Premières années

Denis Villeneuve naît de l’union de Jean Villeneuve, un notaire, et de Nicole Demers, une femme au foyer, à Gentilly, un petit village près de Trois-Rivières, au Québec. Denis Villeneuve est l’aîné de quatre enfants. Sa mère et sa grand-mère ont sur lui une forte influence féministe. Bien que son jeune frère Martin et lui soient tous deux devenus réalisateurs, les parents Villeneuve ne s’intéressent pas particulièrement au cinéma.

Denis Villeneuve joue au hockey dans sa jeunesse, mais il passe plus de temps sur le banc à développer son imagination. C’est le cinéma le plus près de chez lui, à Trois-Rivières, qui lui sert de première école cinématographique. Il y entame son éducation filmique. Il y découvre Star Wars ainsi que des influences telles que Ingmar Bergman et Stanley Kubrick. À l’école secondaire, il explore ses talents de cinéaste en réalisant des courts métrages, si bien qu’on le surnomme « Spielberg ».

Denis Villeneuve étudie en science au cégep. Il entre au programme de communications avec profil cinéma, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). En 1991, il gagne la course Europe-Asie de Radio-Canada grâce à ses reportages originaux et innovateurs. Ceci lui permet de réaliser un film pour l’Office national du film du Canada (ONF). Mais avant de se lancer dans ce projet, il se rend dans l’Arctique avec le légendaire réalisateur Pierre Perrault pour travailler sur le plateau du film Cornouailles.

Premières œuvres

 En collaboration avec l’ONF, l’Agence canadienne du développement international choisit le thème du multiculturalisme pour le film de Denis Villeneuve, produit par l’ONF. En conséquence, Denis Villeneuve se retrouve en Jamaïque pour tourner REW-FFWD (1994). Ce docudrame raconte l’histoire d’un photographe qui se trouve en territoire inconnu lorsque sa voiture tombe en panne dans un ghetto de Trench Town. Alors que l’invisible conducteur met de côté ses peurs et ses comportements stéréotypés, Denis Villeneuve utilise des entrevues et des photos afin de créer une étude sur le temps et la mémoire. Au Festival international du film de Locarno, le film remporte le prix de la New York Film Academy.


Denis Villeneuve réalise ensuite quelques vidéoclips : Ensorcelée de Daniel Bélanger, lauréat d’un prix FélixQuerer du Cirque du Soleil, qui gagne trois prix au Yorkton Film Festival et un prix vidéo de MusiquePlus. MuchMusic Video Award. Tout simplement jaloux, de Beau Dommage remporte aussi un prix vidéo de MusiquePlus. Malgré ces succès, Denis Villeneuve déclare ne pas avoir aimé réaliser ces vidéoclips parce qu’il trouve que la musique doit être destinée à l’imagination.

Denis Villeneuve apporte sa contribution au film anthologique Cosmos (1996) produit par Roger Frappier avec son segment intitulé « Le Technétium ». Ce film présente aussi les œuvres de jeunes réalisateurs de la relève comme Manon Briand et André Turpin. Cosmos remporte le Prix international des cinémas d’art et d’essai du Festival de Cannes. Il offre aussi à Denis Villeneuve une place dans la course aux Oscars pour la première fois de sa carrière lorsqu’il devient la soumission officielle du Canada dans la catégorie du meilleur film de langue étrangère.

Premiers longs métrages

En 1998, Denis Villeneuve réalise Un 32 août sur terre, son premier long métrage mettant en vedette Pascale Bussières dans le rôle d’une femme qui décide d’avoir un enfant à la suite d’un grave accident de voiture qui change radicalement sa vie. Le film fait sa première au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard et est présenté dans plus de 30 autres festivals du film. Au Festival international du film francophone de Namur, il gagne le prix du meilleur film. Il est également choisi par le Canada comme soumission officielle dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère des Oscars.


La première grande percée de Denis Villeneuve arrive avec Maelström (2000). Le film est centré sur une jeune femme (Marie-Josée Croze) aux prises avec sa douleur et son sentiment de culpabilité après avoir tué un poissonnier dans un délit de fuite. Dans un trait surréaliste et original, Denis Villeneuve fait raconter le drame à un poisson mort. Maelström est présenté dans plus de 40 pays et reçoit plus qu’une vingtaine de prix, dont aux festivals d’Avignon, de Berlin, de Mons, de Toronto, de Montréal et de Paris. L’œuvre remporte aussi huit Prix Jutra (maintenant appelés prix Iris) et cinq prix Génie, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario aux deux cérémonies. Encore une fois, le film de Denis Villeneuve représente le Canada dans la course pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère.

Next Floor (2008)

Malgré son premier succès à peine acclamé, Denis Villeneuve décide de prendre une pause de la réalisation de longs métrages pour réaliser des commerciaux et étudier la scénarisation. Après avoir réexaminé ses premiers films, il décide de ne faire que des projets ayant pour lui une importante signification. Renouant avec le court métrage, il réalise l’allégorique, surréaliste et techniquement éblouissant Next Floor (2008), un drame à l’humour noir portant sur un banquet macabre. Next Floor est présenté dans plus de 120 festivals à travers le monde entier. Il remporte plus de 50 prix, dont le Grand prix Canal+ à la Semaine internationale de la Critique du Festival de Cannes, ainsi que le prix Génie et le prix Jutra du meilleur court métrage.


Polytechnique (2009)

Denis Villeneuve ne veut pas réaliser d’autres longs métrages à moins que l’histoire ne soit centrée sur un sujet important. Ce souhait est exaucé lorsque l’actrice Karine Vanasse lui propose de réaliser un film sur la tragédie de la Polytechnique de 1989. Denis Villeneuve et Karine Vanasse obtiennent le consentement des familles des victimes et abordent le sujet avec respect et sensibilité. Mais le film Polytechnique (2009) suscite tout de même une controverse considérable en raison de la dramatisation de cet événement si traumatisant.

Filmé en noir et blanc, et mettant en vedette un Maxim Gaudette tout en retenue dans le rôle d’un tueur anonyme, le film est acclamé à la fois pour avoir évité le sensationnalisme d’un carnage, et à la fois pour avoir honoré les victimes en mettant l’emphase sur leurs expériences lors de cette horrible épreuve. Polytechnique sort au Canada en français et en anglais et est présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Il remporte de nombreux prix, dont celui du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto (TIFF), cinq prix Jutra (dont celui de la meilleure réalisation) et neuf prix Génie (dont celui du meilleur film et de la meilleure réalisation).


Incendies (2010)

Denis Villeneuve suscite une attention internationale à l’automne 2010 avec Incendies, une adaptation bouleversante de la pièce du même nom, écrite par Wajdi Mouawad et lauréate d’un prix du Gouverneur général. Cette coproduction Canada-France filmée à Montréal et en Jordanie dépeint la quête des jumeaux Jeanne (Mélissa Désormeaux-Poulin) et Simon (Maxim Gaudette) qui tentent d’honorer les derniers vœux de leur mère défunte, Nawal (Lubna Azabal) en retrouvant leur père et leur frère dans un pays anonyme du Moyen-Orient. Incendies raconte un récit puissant sur la migration et la survie en reconstruisant l’histoire de Nawal, une combattante pour la liberté et prisonnière de guerre, en parallèle avec les recherches de Jeanne et Simon.

L’adaptation sombre et angoissante, mais malgré tout accessible, de Denis Villeneuve accentue les éléments de tragédie grecque du texte de Wajdi Mouawad, et plus particulièrement les références à la tragédie d’Œdipe. Incendies reçoit des louanges quasi unanimes à sa première au Festival du film de Venise. Le film remporte le prix du meilleur long métrage canadien au TIFF, en plus d’une douzaine de prix internationaux dans d’autres festivals. Incendies gagne également huit prix Génie et neuf prix Jutra (maintenant appelés prix Iris), dont les prix du meilleur film et de la meilleure réalisation aux deux galas. Il est également nommé comme l’un des dix meilleurs films de 2011 par le New York Times et reçoit une nomination aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.

À la suite du succès international d’Incendies, Denis Villeneuve fait l’objet d’une rétrospective de carrière au Festival international du film de Karlovy Vary. Il est également nommé l’un des dix réalisateurs à surveiller par le magazine Variety.


Prisoners et Enemy (2013)

Hollywood vient à frapper à la porte de Denis Villeneuve après le succès d’Incendies. En 2013, il poursuit avec deux projets d’envergure : Enemy (Ennemi), une coproduction Canada-Espagne tournée et se passant à Toronto, et Prisoners (Prisonniers), un thriller hollywoodien. Ambitieuse adaptation du roman L’Autre comme moi, de José Saramago, Enemy met en vedette Jake Gyllenhaal dans le double rôle d’un professeur d’histoire docile qui s’enfonce dans un conflit psychologique après avoir fait la rencontre de son sosie, un acteur arrogant et infidèle. Ce suspense psychologique énigmatique, mais captivant est tracé à travers les tours de bétons de Toronto et ses condominiums labyrinthiques pour créer une atmosphère spéculative et inquiétante. Avec son récit maussade, surréel et ouvert à l’interprétation, Ennemy divise les critiques, mais remporte néanmoins cinq prix Écrans canadiens, dont celui de la meilleure réalisation pour Denis Villeneuve, et le prix du meilleur long métrage de la Directors Guild of Canada.

Denis Villeneuve (à droite) dirige l‘acteur Jake Gyllenhaal sur le plateau d‘Enemy (2013)
Le film remporte cinq prix Écrans canadiens, dont celui du meilleur réalisateur. Denis Villeneuve décrochera au total sept prix Génie/Écrans canadiens.fr.

Denis Villeneuve refait équipe avec Jake Gyllenhaal pour le drame Prisoners (Prisonniers), mettant aussi en vedette Hugh Jackman, Viola Davis, Terrence Howard et Paul Dano. Ce thriller suit un détective (Jake Gyllenhaal) enquêtant sur la disparition de deux fillettes tandis qu’un des pères (Hugh Jackman) décide de personnellement prendre les choses en main. Prisoners présente une atmosphère ténébreuse, une psychologie complexe et une esthétique sombre qui sont maintenant caractéristiques des films de Denis Villeneuve. Produit pour 46 millions de dollars, le film connaît un succès commercial et critique, générant des recettes mondiales de 122 millions de dollars et s’attirant des honneurs tels qu’une nomination aux Oscars pour la direction photo de Roger Deakin. D’autant plus impressionnant est le fait que Denis Villeneuve a réalisé Enemy et Prisoners sur une période de 18 mois.


Sicario (2015)

Le succès de Prisoners (Prisonniers) démontre le talent de Denis Villeneuve à Hollywood, qu’il solidifie avec sa production suivante, Sicario (2015). Sa renommée est telle que les producteurs lui accordent carte blanche et le laissent réaliser son film selon sa propre vision. Sicario fait écho aux premières œuvres du réalisateur, avec sa protagoniste féminine forte, l’agente du FBI Kate Macer (Emily Blunt), et son inébranlable descente dans le monde horrifiant du trafic de drogue mexicain et des méthodes utilisées pour le combattre. La vision dure et authentique de Denis Villeneuve le confirme solidement en tant qu’auteur sur la scène internationale. Le film fait sa première à la compétition officielle au Festival de Cannes de 2015 et rapporte plus de 86 millions de dollars dans le monde entier. Il reçoit trois nominations aux Oscars et aux BAFTA (British Academy of Film and Television Arts), et fait partie du palmarès des dix meilleurs films de nombreuses critiques.


Arrival (2016)

Le succès critique et commercial de Prisoners (Prisonniers) et de Sicario permet à Denis Villeneuve de faire le saut vers les superproductions hollywoodiennes avec son film suivant Arrival (Premier contact) (2016). Adapté de la nouvelle Story of Your Life (L’Histoire de ta vie) de Ted Chiang, recommandée à Denis Villeneuve par le réalisateur montréalais Shawn Levy, Arrival applique l’esthétique austère et réfléchie du réalisateur à la science-fiction. Mettant en scène Amy Adams dans le rôle d’une linguiste intuitive qui a pour mandat d’établir la communication avec les extraterrestres, Arrival est tourné à Montréal et à l’extérieur de Rimouski, au Québec. L’équipe de tournage comprend certains collaborateurs québécois auxquels Denis Villeneuve fait souvent appel, dont le concepteur artistique Patrice Vermette, la créatrice de costumes Renée April, et le concepteur sonore Sylvain Bellemare, qui remporte un Oscar et un BAFTA pour son travail sur ce film.

Toutefois, contrairement à la plupart des superproductions de science-fiction, Arrival ne dispose que d’un budget modeste de 46 millions de dollars. Le film repose sur des idées, des thèmes et de la substance plutôt que sur des effets spéciaux spectaculaires. À sa première à Venise, à Telluride et au TIFF, le film impressionne les critiques et le public grâce à sa prémisse qui pousse à la réflexion, son exécution et ses thèmes. D’autres critiques soulignent la pertinence de la parabole de Arrival sur le pouvoir du langage dans le contexte de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. Arrival reçoit huit nominations aux Oscars, notamment pour le meilleur long métrage et la meilleure réalisation, une première pour un réalisateur québécois. Denis Villeneuve reçoit également des nominations pour la meilleure réalisation aux BAFTA et à la remise des prix de la Directors Guild of America. Le film génère des recettes de plus de 185 millions de dollars.


Autres projets

En 2015, on annonce que Denis Villeneuve assurera la réalisation de la suite très attendue du classique culte de la science-fiction Blade Runner, réalisé par Ridley Scott. Blade Runner 2049 met en scène Ryan Gosling et Harrison Ford. En 2016, Denis Villeneuve s’engage également à diriger Jake Gyllenhaal dans une adaptation d’un roman policier de Jo Nesbo, The Son. En 2017, il confirme qu’il réalisera la reprise de Dune de Frank Herbert, un roman épique et culte de science-fiction notoirement reconnu comme étant difficile à adapter.

Style

Les films de Denis Villeneuve sont typiquement des drames psychologiques sombres et obsédants qui mettent l’emphase sur une atmosphère de destin inquiétant. Ces films se concentrent sur les thèmes du traumatisme, de la mémoire et de l’identité. Hormis pour Enemy (Ennemi), Prisoners (Prisonniers) et Blade Runner 2049, les personnages principaux du réalisateur sont toujours des femmes fortes et complexes. Il collabore fréquemment avec les directeurs photo Roger Deakins, André Turpin et Nicholas Bolduc, et le concepteur artistique Patrice Vermette.


Vie personnelle

Denis Villeneuve rend publique sa relation amoureuse avec la journaliste Tanya Lapointe lorsqu’ils arrivent ensemble à la première de Sicario, à Cannes en 2015. Il a été auparavant dans une relation à long terme avec l’actrice Macha Grenon, et il est également père de trois enfants nés d’une relation antérieure.

Honneurs

Denis Villeneuve est le seul réalisateur québécois à avoir reçu une nomination aux Oscars pour le meilleur réalisateur. Ses films connaissent un succès critique et commercial. Ils ont reçu 18 nominations aux Oscars et en ont remporté trois. Ses films canadiens ont remporté 22 prix Génie, cinq prix Écrans canadiens et 26 prix Iris. En décembre 2019, la Hollywood Critics Association a annoncé que Villeneuve recevrait le prix du réalisateur de la décennie lors d’une cérémonie à Los Angeles le 9 janvier 2020.

Prix

Prix Génie

  • Meilleure réalisation (Maelström) (2001)
  • Meilleur scénario (Maelström) (2001)
  • Meilleur court métrage de fiction (Next Floor) (2009)
  • Meilleure réalisation (Polytechnique) (2010)
  • Meilleure réalisation (Incendies) (2011)
  • Meilleur scénario adapté (Incendies) (2011)

Prix Jutra (maintenant prix Iris)

  • Meilleure réalisation (Maelström) (2001)
  • Meilleur scénario (Maelström) (2001)
  • Meilleur court ou moyen métrage (Next Floor) (2009)
  • Meilleure réalisation (Polytechnique) (2010)
  • Meilleure réalisation (Incendies) (2011)
  • Meilleur scénario (Incendies) (2011)
  • Meilleur long métrage international (Incendies) (2012)

Prix Écrans canadiens

  • Meilleure réalisation (Ennemi) (2014)

Vancouver Film Critics Circle

  • Meilleure réalisation pour un film canadien (Maelström) (2001)
  • Meilleure réalisation pour un film canadien (Incendies) (2011)
  • Meilleure réalisation pour un film canadien (Ennemi) (2015)

Toronto Film Critics Association

  • Meilleur long métrage canadien (Polytechnique) (2009)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies) (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Ennemi) (2013)
  • Prix d’excellence, prix 20e anniversaire (2016)

Festival international du film de Toronto

  • Meilleur long métrage canadien — mention spéciale du jury (Maelström) (2000)
  • Prix Short Cuts — mention honorable (Next Floor) (2008)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies) (2010)

Autres

  • Prix de la New York Film Academy (REW-FFWD), Festival international du film de Locarno (1994)
  • Vidéoclip de l’année (Ensorcelée), prix Félix (1994)
  • Meilleur du festival (Querer : Cirque du Soleil), Yorkton Film Festival (1995)
  • Meilleur vidéoclip (Querer : Cirque du Soleil), Yorkton Film Festival (1995)
  • Meilleur long métrage canadien (Maelström), Festival des films du monde de Montréal (2000)
  • Prix FIPRESCI (Maelstöm), Festival international du film de Berlin (2001)
  • Prix SACD (Maelstöm), Festival du film d’Avignon (2001)
  • Meilleur court métrage canadien (Next Floor), Atlantic Film Festival (2008)
  • Meilleur court métrage canadien (Next Floor), Festival international du film de Calgary (2008)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Gimli Film Festival 2008)
  • Prix Shortwork (Next Floor), Whistler Film Festival (2008)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Festival international du film de Catalogne (2008)
  • Prix Canal+ du meilleur court métrage (Next Floor), Festival de Cannes (2008)
  • Prix Directors’ Choice (Next Floor), Rhode Island International Film Festival (2008)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), St. Louis International Film Festival (2008)
  • Prix spécial du jury (Next Floor), Festival international du film de Seattle (2009)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Anchorage International Film Festival (2009)
  • Meilleur court métrage narratif (Next Floor), Nashville Film Festival (2009)
  • Meilleur court métrage dramatique (Next Floor), Aspen Shortsfest (2009)
  • Meilleur court métrage (Next Floor), Festival international du film de Porto (Fantasporto) (2009)
  • Prix du public (Incendies), Cinéfest Sudbury (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies), Festival international du film de Calgary (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies), Festival international du film de Vancouver (2010)
  • Meilleur long métrage canadien (Incendies), Atlantic International Film Festival (2010)
  • Grand Prix (Incendies), Festival du film de Varsovie (2010)
  • Prix du public (Incendies), Festival international de Valladolid (2010)
  • Meilleur scénario (Incendies), Festival international de Valladolid (2010)
  • Prix du Centre national des Arts, Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (2011)
  • Prix du public (Incendies), Festival international du film de Rotterdam (2011)
  • Prix du public — meilleur long métrage narratif (Incendies), Portland International Film Festival (2011)
  • Méliès d’argent (Ennemi), Festival international du film de Catalogne (2013)
  • Prix de la meilleure réalisation de l’année (Premier contact), Festival international du film de Santa Barbara (2017)
  • Meilleur film en langue étrangère (Premier contact), Cinema Brazil Grand Prize (2017)
  • Prix du réalisateur de la décennie, Hollywood Critics Association (2020)

Liens externes