Bienheureuse Kateri Tekakwhita (Tekakouïta)

Kateri Tekakouïta (Ossernenon, N-Y. 1656- environ de Montréal 1680).

Bienheureuse Kateri Tekakwhita (Tekakouïta)

Kateri Tekakouïta (Ossernenon, N-Y. 1656- environ de Montréal 1680). Née d'une mère ALGONQUINE chrétienne - qui avait été élevée par des colons français près de Trois-Rivières - et d'un père Agnier païen, la petite Tekakouita devient orpheline alors qu'une ÉPIDÉMIE de petite vérole, en 1660, décime la quasi totalité de son village. Elle y survit mais garde des séquelles dont un visage grêlé et une faible vue. Peu après, elle est adoptée par son oncle, capitaine de la bourgade et féroce ennemi du CHRISTIANISME. En 1666, monsieur de Prouville, marquis de Tracy, en descendant vers Québec, brûle tout le canton agnier dans une mission punitive. La reconstruction de la bourgade aura lieu de l'autre côté de la rivière des Hollandais (Mohawk), sous le nom de Gandaouagué. Dans un geste de paix, les Agniers demandent des missionnaires et trois pères jésuites y arrivèrent en 1667. Kateri Tekakouita fut chargée de leurs soins et ainsi découvrit la foi, la piété et le recueillement, ce qui l'impressionna à jamais.

Guidée par sa foi

En 1975, K. Tekakwhita se confie pour la première fois à un père jésuite, le père Jacques de Lamberville qui était à la tête de la mission Saint-Pierre à Gandaouagué, et lui parle de son refus de se marier et de son désir de devenir chrétienne. Devant son humilité et sa dévotion, le père de Lamberville accepte et six mois après avoir suivi le parcours de tout catéchumène, la baptise sous le nom catholique de Catherine (Kateri en iroquois), le dimanche de Pâques, 1676. Elle a vingt ans.

Cependant, cette conversion lui vaudra mille maux de persécution et même de menace de mort. Avec l'aide du père Lamberville, Kateri parvient à se sauver et à gagner la mission Saint-François-Xavier sur les rives du canal Lachine. Sous l'aile protectrice d'une ancienne amie de sa mère Anastasie Tegonhatsiongo, qui deviendra de plus son guide spirituel, Kateri sera admise au printemps de 1678 dans la confrérie de la Sainte-Famille. Après avoir suivi les siens lors des grandes chasses hivernales, et avoir vécu la vie typique d'une autochtone, sa foi se fait de plus en plus pressante et Kateri refuse d'être éloignée de son église, pendant de longs séjours. Reconnue par sa grande bonté envers tous, et sa charité, elle avait un bon sens de l'humour et savait braver toutes les calomnies que l'on pouvait dire contre elle. Le 25 mars 1679, jour de l'Annonciation, Kateri Tekakwhita prononce son voeu perpétuel de virginité. Elle se livre ensuite à d'intenses mortifications dans un but de pénitence mais se doit de modérer vu sa santé chancelante. Alors qu'elle part en promenade avec des camarades, le long des rives du fleuve Saint-Laurent et ce, par une journée de très grand froid, sa santé décline rapidement. Se sachant atteinte, elle reçoit le saint Viatique, en ce jour de semaine sainte 1680. Elle décède le lendemain, 17 avril, en murmurant les noms de ''Jésus, Marie''. Elle était âgée d'environ vingt-quatre ans. On dit qu'en moins de quinze minutes après son décès, toute trace de vérole disparut de son visage qui devint d'une beauté inégalée. Ses reliques sont conservées à la mission Saint-François Xavier de Kanawhake (Qc).

Vers la sainteté

Le 3 janvier 1943, le pape Pie XII la déclare vénérable et le 22 juin 1980 elle est élevée au titre de Bienheureuse par Jean-Paul II . Un miracle devait lui être attribué pour atteindre la sainteté, or voici qu'en 2008, un jeune garçon de Seattle, atteint de la terrible bactérie mangeuse de chair, a été guéri après de nombreuses prières adressées à Kateri Tekakwhita.

En conséquence, le pape Benoît XVI a annoncé sa béatification, prévue pour le dimanche 21 octobre 2012.