Jack Diamond

Abel Joseph (Jack) Diamond,O.C., O.Ont, architecte (né le 8 novembre 1932 à Piet Retief, en Afrique du Sud). Officier de l’Ordre du Canada et récipiendaire à plusieurs reprises de la médaille du Gouverneur général en architecture.

Jérusalem, hôtel de ville de
Conçu par A.J. Diamond, Donald Schmitt et Cie (photo de Steven Evans).
Université de Toronto
Bâtiment abritant le département des Sciences de la terre, conçue par A.J. Diamond, Donald Schmitt et Cie (photo de Steven Evans).
Metro Central YMCA
L'escalier principal joue un rôle important dans l'agencement du bâtiment (Toronto), conçu par A.J. Diamond, Donald Schmitt et Cie (photo de Steven Evans).

Abel Joseph (Jack) Diamond,O.C., O.Ont, architecte (né le 8 novembre 1932 à Piet Retief, en Afrique du Sud). Officier de l’Ordre du Canada et récipiendaire à plusieurs reprises de la médaille du Gouverneur général en architecture, Jack Diamond compte parmi les architectes canadiens les plus importants et reconnus de sa génération. Fellow de l’Institut royal d’architecture du Canada depuis 1980, il est nommé membre honoraire de l’American Institute of Architects en 1994.

Formation et début de carrière

Jack Diamond étudie à l’Université de Cape Town (B. Arch., 1956), à Oxford (M.A. en politique, philosophie et économie, 1958) et à l’Université de la Pennsylvanie (M. Arch., 1962), où il étudie avec Louis Kahn, légende américaine de l’architecture. Diamond arrive au Canada en 1964 en tant que directeur fondateur du nouveau programme de maîtrise en architecture de l’Université de Toronto. Il s’associe au mouvement de revitalisation de la ville et, vers la fin des années 1960, implante ce qui deviendra l’une de ses pratiques déterminantes.

Personnage public

L’intérêt de Jack Diamond pour la revitalisation influence non seulement son architecture, mais aussi ses œuvres publiées et son engagement dans différents organismes publics. De 1986 à 1989, il siège à la Commission ontarienne des droits de la personne et, en 1995, il est au nombre des cinq membres d’un comité de travail ayant pour mandat de formuler des recommandations en vue d’orienter et de gérer la croissance du Toronto métropolitain.

Contributions dans le milieu universitaire

En plus de son poste à l’Université de Toronto, Jack Diamond enseigne à l’Université York ainsi qu’aux universités de la Pennsylvanie et du Texas. Il est aussi très en demande comme professeur invité et critique. De 1969 à 1975, en tant qu’associé de Barton Myers, un autre Canadien qui a étudié avec Louis Kahn, il entreprend des projets importants tels que le York Square, à Toronto; l’édifice de la Housing Union de l’Université de l’Alberta, à Edmonton; les logements Sherbourne Lanes et l’immeuble du siège de l’Ontario Medical Association, à Toronto.

Fondation du cabinet A.J. Diamond Architects

En 1975, Jack Diamond met sur pied A.J. Diamond Architects, un cabinet qui, trois ans plus tard, deviendra le partenariat A.J. Diamond, Donald Schmitt and Company (aujourd’hui connu sous le nom de Diamond Schmitt Architects). Le cabinet se taille une réputation nationale et internationale à travers différents projets d’aménagement intérieur, d’architecture et de planification, s’impliquant dans la formation et l’encouragement d’un processus de conception largement axé sur la discussion et la collaboration. Il attire de nombreux jeunes architectes, dont certains établiront plus tard des cabinets fort respectés. Parmi les commandes les plus importantes du cabinet, citons l’hôtel de ville de Jérusalem (construit en 1994), le Centre Bahen des technologies de l’information de l’Université de Toronto (2002), le campus entier de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario d’Oshawa, en Ontario (2011) et le Centre des arts de la scène Four Seasons à Toronto (2006). D’autres grands projets incluent le Jewish Community Centre de New York (2002), Corus Quay à Toronto (2010), la Maison symphonique (abritant sous son toit l’Orchestre symphonique de Montréal (2011), le Li Ka Shing Knowledge Institute de Toronto (2011) et le New Mariinsky Theatre à Saint-Pétersbourg, en Russie (2013). Au cours des cinquante dernières années, le cabinet a su créer une marque distinguée dans un vaste éventail de secteurs. Son travail architectural est toutefois principalement axé sur la culture, l’éducation et les soins de santé.

Architecture et paysage urbain

Dans la majorité de ses premières œuvres, l’expression architecturale de Jack Diamond est mise au service de la création de relations contextuelles, plutôt que d’idéologies. La stratégie de conception du cabinet s’appuie surtout sur la durabilité, en tenant compte de la densité future et de la consommation d’énergie en milieu urbain, ainsi que de la géographie, du climat et de la technologie. L’Institut universitaire de technologie de l’Ontario (construit en 2011) illustre cette attitude d’innovation, intégrant une technologie souterraine de captage d’énergie sur le campus. À plus petite échelle, l’introduction par le cabinet d’un mur végétal à filtration biologique au campus de Humber de l’Université de Guelph à Toronto (construit en 2011) encourage l’adoption d’idées similaires dans le cadre de nombreux autres projets en Amérique du Nord. Bien que les projets actuels du cabinet Diamond Schmitt Architects continuent d’évoluer et d’explorer de nouveaux intérêts sur le plan de la transparence et des matériaux, un précepte fondamental imprègne toutes les œuvres de Diamond : l’architecture et la ville entretiennent un lien inextricable, symbiotique.

Excellence du design

Le portfolio de Diamond Schmitt en dit long sur la compréhension approfondie qu’ont les architectes de la ville, avec des projets élaborés de façon à réellement saisir les besoins contemporains du public. Le cabinet fait depuis de nombreuses années la promotion de la restauration de bâtiments patrimoniaux. Au début des années 1970, par exemple, Jack Diamond achète à titre personnel une vieille usine de céramique sur la rue King à Toronto, qu’il restaure par la suite. L’un des projets d’envergure les plus récents du cabinet est d’ailleurs la rénovation patrimoniale de l’édifice du parlement fédéral à Ottawa. Ce design met en lumière la façon dont le cabinet, tout en raffinement, met en valeur les détails, souligne l’importance historique et compose des configurations qui favorisent l’interactivité dans l’immeuble. Une telle stratégie crée un espace à la fois transparent et accessible. De façon similaire, les projets universitaires réalisés à ce jour par le cabinet mettent constamment à l’épreuve des espaces flexibles pour une interaction plus fluide et un meilleur potentiel d’apprentissage. Un bon exemple en est l’Institut Taylor d’enseignement et d’apprentissage de l’Université de Calgary(construit en 2016). Diamond Schmitt Architects, cabinet de classe mondiale, est reconnu pour son travail novateur dans de nombreuses salles de spectacle, le David Geffen Concert Hall du Lincoln Center de New York constituant l’un de ses plus récents projets (en collaboration avec le studio britannique Heatherwick).

Insight and On Site est une monographie des travaux et de la philosophie du cabinet en matière de design écrite par Jack Diamond, Donald Schmitt et Don Gillmor en 2008. Deux ans plus tard, Jack Diamond publie une collection de peintures architecturales dans l’ouvrage Sketches from Here and There.

Prix et distinctions

Médaille du Gouverneur général en architecture pour le Citadel Theatre d’Edmonton (1976)

Médaille du Gouverneur général en architecture pour le YMCA central du Toronto métropolitain (1984)

Prix Toronto Arts Award d’architecture et de design (1989)

Médaille du Gouverneur général en architecture pour le Centre des sciences de la Terre de l’Université de Toronto (1990)

Médaille du Gouverneur général en architecture pour le centre des étudiants de l’Université York (1991)

Médaille du Gouverneur général en architecture pour la bibliothèque centrale de Richmond Hill (1993)

Doctorat honorifique en génie de l’Université Dalhousie (1995)

Nomination comme Officier de l’Ordre du Canada (1995)

Nomination comme membre de l’Ordre de l’Ontario(1997)

Médaille d’or de l’Institut royal d’architecture du Canada (2001)

Prix d’excellence pour l’innovation en architecture de l’Institut royal d’architecture du Canada (2001)

Prix d’excellence pour l’innovation en architecture de l’Institut royal d’architecture du Canada (2005)


Lecture supplémentaire

  • Brian Carter, ed, The Architecture of A.J. Diamond (1996); A. Jack Diamond, Spirited Place: Exhibition of Drawings and Water Colour Paintings (1996).