92 résolutions

Les 92 résolutions, rédigées en 1834 par Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote, et Augustin-Norbert Morin, sont des griefs et des demandes formulés par le Parti patriote en lien avec l’état du système politique colonial. Ces résolutions sont écrites à la suite d’une longue lutte politique contre le gouverneur général et la Clique du Château et l’incapacité des patriotes à parvenir à des réformes significatives. Le document critique donc la division du pouvoir dans la colonie et exige un gouvernement responsable face à l’Assemblée législative. La réponse du gouvernement impérial leur parvient sous la forme des résolutions de Russell, qui rejettent leurs demandes, pavant ainsi la voie pour les rébellions canadiennes.
Les 92 résolutions, rédigées en 1834 par Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote, et Augustin-Norbert Morin, sont des griefs et des demandes formulés par le Parti patriote en lien avec l’état du système politique colonial. Ces résolutions sont écrites à la suite d’une longue lutte politique contre le gouverneur général et la Clique du Château et l’incapacité des patriotes à parvenir à des réformes significatives. Le document critique donc la division du pouvoir dans la colonie et exige un gouvernement responsable face à l’Assemblée législative. La réponse du gouvernement impérial leur parvient sous la forme des résolutions de Russell, qui rejettent leurs demandes, pavant ainsi la voie pour les rébellions canadiennes.


La plus importante de ces assemblées publiques, l’Assemblée des six-comtés, a lieu les 23 et 24 octobre 1837 à Saint-Charles-sur-Richelieu. Entre 1000 et 5000 personnes y prennent part, parmi lesquelles plusieurs meneurs patriotes, tels que Wolfred Nelson qui se prononce en faveur d’une rébellion armée. Dans les semaines qui suivent cette assemblée, on assiste à une montée de la violence : des symboles impériaux sont détruits partout à travers la colonie, les loyalistes sont harcelés, et une confrontation violente a lieu dans les rues de Montréal entre le Doric Club, loyaliste, et les Fils de la liberté. Le gouvernement rétorque en délivrant des mandats d’arrêt contre les chefs du Parti patriote, ce qui provoque la rébellion armée.


Lecture supplémentaire

  • Yvan Lamonde, Histoire sociale des idées au Québec, 1760-1896 (2000).

  • Éric Bédard, Les Réformistes: Une génération canadienne-française au milieu du XIXᵉ siècle (2009).

  • Michel Ducharme, Le concept de liberté au Canada à l’époque des révolutions atlantiques, 1776–1838 (2010).

  • Gilles Laporte, Brève histoire des patriotes (2015).